Pour une expertise de ce type, je privilégierai plutôt un bureau de contrôle indépendant (SOCOTEC, VERITAS, …) plutôt qu’une société étant à la fois juge et partie.
Je suis persuadé que sur la plupart des SAE, on peu trouver des points de non conformité (d’ailleurs qu’elles sont les normes à appliquer ?). Et peut-être même sur les murs entre-prise !
Le problème dans cette histoire c’est que tous le monde à raison.
Entre-prises de faire des audits, c’est son gagne pain,
demander une contre-expertise (à quel prix ?) à mon avis inutile car les non-conformités sont certainement bien réelles,
C’est malsain d’être juge et parti
Mais :
Entre-prises est-elle sûr que tous ses murs sont 100 % conforment avant d’aller juger les autres ?
Rien ne vous empêche d’aller voir un concurrent pour faire les travaux de remise en conformité (Kit Grimp, Pyramide, JeGrimpe.com …), vous aurez au moins gagné un rapport d’audit !
Si je ne m’abuse, un mur d’escalade est un équipement sportif au même titre que des paniers de baskets et des cages de hand-ball !
Est-ce qu’une société à un bureau de contrôle est en charge de la vérification des installations de la commune ? Si oui, étandez son contrat au mur d’escalade.
De plus, en fonction des conclusions du rapport d’audit, les services techniques de la Mairie, charpentier ou serrurier métallique peuvent très bien intervenir sur le mur (à moindre coup). Demandez ensuite à Entre-prise de vous faire un devis gratuit pour être sûr que le mur est bon pour le service !
Je pense que comme dans d’autres domaine ,une entreprise ne peut etre à la fois controleur et constructeur. Elle peut néanmoins faire un audit et de la proposer des travaux afin de prévenir un controle par un organisme spécialisé indépendant, veritas ou autre .Mais je pense qu’il vaut mieux attendre le résultat du controleur afin de lever les observations qu’il aurait pu signaler et etre sur de la conformité de la structure.
Curieux : le mur de Montataire c’est un mur ere-gymnova … dont le meme groupe que entre-prises … et si ma memoire est bonne il a été construit en 1994 ou 1995 , donc conformement aux normes , selon les regles des marchés publics (voir si la commune dispose du certificat de conformité) … démarches sauvage ou grand foutage de gueule!
Ayant travaille dans le controle technique, je pense qu’il y a deux possibilités :
Si Entre-prises a raison, alors la mairie a été flouée. Elle n’a rien a payer, elle doit demander réparation a son premier fournisseur et obtenir un mur conforme (gratuitement et en justice s’il le faut).
Si Entre-prises a tord, elle doit denoncer ces méthodes commerciales et le faire savoir à la direction de la concurrence et des fraudes …
Sauf erreur de ma part, sauf si je suis en retard d’une guerre concernant la législation, la réglementation concernant les SAE fait référence à la norme NF EN 12572 « Points d’assurage, exigences de stabilité et méthodes d’essai » de 1999. Cette norme indique que les murs d’escalade construits depuis 1998 doivent être testés lors de la réception, mais elle n’impose pas de contrôle régulier.
Par ailleurs, il me semble également que les 3 constructeurs historiques (Entre-prise, Kit Grimpe et Pyramide) ont la particularité (surprenante certes mai bien réelle) d’être à la fois concepteurs, installateurs et certificateurs (de leur propre travail).
En ce sens la réglementation concernant les agrès fixes (cages de foot, de hand, de basket, etc) n’est pas la même puisqu’il existe une obligation d’effectuer des tests de contrôle à intervalles réguliers.
B.A.
Suite à ce post, j’ai demandé quelques éclaircissements à ma collègue chargé des maintenances et audits, il semblerait que nous ne soyons pas à l’origine de l’audit déclarant la SAE non-conforme, la société Soléus en est l’auteur. Nous sommes uniquement intervenu pour valider cet audit et prendre des cotes pour une éventuelle remise en conformité. Nous avons uniquement validé le fait que le pan incliné était dangereux à l’utilisation (un maire ne peut se permettre le moindre risque quand à l’utilisation du matériels sportifs de sa commune, même si vous pensez qu’il était totalement utilisable). Pour ce qui est du reste de la SAE, nous n’avons émis aucun avis quand à sa fermeture, si elle est effectivement interdite à l’utilisation, c’est une decision du maire de votre commune suite à l’audit de la société Soléus et non de notre fait.
Nous avons en effet proposé un devis de remise en conformité pour la grotte, qui a été accepté et qui est actuellement utilisable. Concernant le reste de la SAE, nous avons estimé qu’il serait moins couteux de tomber le mur et de repartir avec du neuf plutôt que de remettre en conformité le mur existant. La remise en conformité n’étant pas toujours possible facilement en fonction du système constructif utilisé, ce serait un peu comme vouloir monter toutes les dernières innovations techniques sur une 2CV et espèrer que cela coûte moins cher qu’une voiture neuve (l’analogie est un peu simpliste mais nous ne sommes pas loin du vrai).
En ce qui concerne nos SAE, nous sommes aussi contraint à remettre en conformité certaines d’entre elles suite à l’intervention de la société Soléus, mais aussi à démentir leur interprétation de la norme parfois un peu trop sécuritaire, et par conséquent couteuse pour une mairie ou un club.
Comme le disait tetof, il semblerait qu’il y ait en effet un gros souci de communication entre votre club et votre mairie, mais la SAE étant utilisé à la fois par le club et par des scolaires, il incombe de sa responsabilité de maintenir un niveau de sécurité irréprochable si il ne veut pas avoir de gros souci. Rapprochez vous de votre service des sports pour plus de renseignements concernant cette affaire.
Sportivement
Jean-Charles Fayard
Chargé d’études
Entre-Prises
[quote=B.A.]Sauf erreur de ma part, sauf si je suis en retard d’une guerre concernant la législation, la réglementation concernant les SAE fait référence à la norme NF EN 12572 « Points d’assurage, exigences de stabilité et méthodes d’essai » de 1999. Cette norme indique que les murs d’escalade construits depuis 1998 doivent être testés lors de la réception, mais elle n’impose pas de contrôle régulier.
Par ailleurs, il me semble également que les 3 constructeurs historiques (Entre-prise, Kit Grimpe et Pyramide) ont la particularité (surprenante certes mai bien réelle) d’être à la fois concepteurs, installateurs et certificateurs (de leur propre travail).
En ce sens la réglementation concernant les agrès fixes (cages de foot, de hand, de basket, etc) n’est pas la même puisqu’il existe une obligation d’effectuer des tests de contrôle à intervalles réguliers.
B.A.[/quote]
Les SAE avec point d’assurage font référence à la norme NF EN 12752-1 de mai 2007, qui ajoute une partie concernant le contrôle et la maintenance, en parallèle avec le guide de Contrôle et maintenance des SAE proposait par la FIFAS et la FFME (http://www.ffme.fr/sae/ARTICLE.php?id=1620)
[quote=Annexe de la norme NF EN 12752-1 concernant le contrôle et la maintenance]Annexe G
(normative)
Contrôle et maintenance
G.1 Le fabricant/ fournisseur doit fournir :
a) des instructions relatives à la maintenance (accompagnées du numéro de la norme en vigueur) qui doivent
mentionner que la fréquence d’inspection varie en fonction du type d’équipement ou de matériaux utilisés mais
aussi d’autres facteurs comme par exemple une utilisation importante, les niveaux de vandalisme, un
emplacement côtier, la pollution de l’air, l’âge de l’équipement ;
b) des dessins et des diagrammes nécessaires à la maintenance, à l’inspection et à la vérification d’un
fonctionnement correct et, le cas échéant, à la réparation de l’équipement ;
c) des instructions stipulant de spécifier comment accéder à l’intérieur de chaque section de la SAE, le cas échéant.
G.2 Les instructions doivent spécifier la fréquence à laquelle il convient de contrôler ou d’assurer la
maintenance de l’équipement ou de ses composants et doivent comporter des lignes directrices, le cas échéant,
relatives aux contrôles suivants :
a) Contrôle visuel de routine
Le contrôle visuel de routine sert à identifier les défauts et sources de danger manifestes et susceptibles d’être vus
du sol sans l’aide d’un support sur la face avant du mur. En ce qui concerne les SAE sujettes à une utilisation
importante ou à des actes de vandalisme, un contrôle quotidien de ce type peut être nécessaire.
NOTE 1 La propreté, des boulons lâches, la présence d’obstacles dans l’espace libre, des pièces manquantes, une usure
excessive et autres dommages manifestes sont des exemples de points de contrôle visuel et opérationnel.
b) Contrôle opérationnel
Le contrôle opérationnel est un contrôle plus détaillé destiné à vérifier le fonctionnement et la stabilité de l’équipement
ainsi que l’usure des composants. Il convient de l’effectuer tous les 1 à 3 mois, ou conformément à ce qui est indiqué
dans les instructions du fabricant. Les contrôles opérationnels doivent être formalisés par écrit.
Une attention toute particulière doit être portée aux points d’assurage et aux mécanismes des murs articulés.
c) Contrôle principal
Le contrôle principal, conforme au manuel de maintenance du fabricant concerné, est réalisé pour établir le niveau
de sécurité global de la SAE, de ses fondations, de son cadre structurel et des surfaces du mur, en étudiant par
exemple les effets climatiques, les traces de rouille ou de corrosion et toute modification du niveau de sécurité de
l’équipement, conséquence de réparations effectuées ou bien encore de l’ajout ou du remplacement de composants.
Les contrôles principaux doivent être formalisés par écrit.
Une attention toute particulière doit être portée à tous les systèmes d’assurage, au cadre structurel et, d’une manière
générale, à l’intérieur de la SAE.
NOTE 2 Le contrôle principal peut nécessiter de démonter certaines parties et de remplacer des éléments dont la sécurité
est critique. Il convient que le contrôle de l’équipement soit réalisé par des personnes compétentes, strictement selon les
instructions du fabricant.
NOTE 3 Le niveau de compétence requis varie en fonction de la tâche.
G.3 Les instructions doivent également spécifier les points suivants :
a) le cas échéant, les points et les méthodes d’entretien, par exemple, lubrification, serrage des boulons, retension
des cordes ;
b) le remplacement des pièces doit être conforme aux spécifications du fabricant ;
c) une mention indiquant si un traitement de mise au rebut est nécessaire pour tout ou partie de l’équipement ;
d) l’identification des pièces de rechange ;
e) les mesures supplémentaires à prendre pendant la période de rodage, par exemple, serrage des attaches, tension
des câbles, lubrification des pièces mobiles ;
f) les points spécifiques auxquels le fabricant veut que l’opérateur accorde une attention particulière.[/quote]
[quote=B.A.]Sauf erreur de ma part, sauf si je suis en retard d’une guerre concernant la législation, la réglementation concernant les SAE fait référence à la norme NF EN 12572 « Points d’assurage, exigences de stabilité et méthodes d’essai » de 1999. Cette norme indique que les murs d’escalade construits depuis 1998 doivent être testés lors de la réception, mais elle n’impose pas de contrôle régulier.
Par ailleurs, il me semble également que les 3 constructeurs historiques (Entre-prise, Kit Grimpe et Pyramide) ont la particularité (surprenante certes mai bien réelle) d’être à la fois concepteurs, installateurs et certificateurs (de leur propre travail).
En ce sens la réglementation concernant les agrès fixes (cages de foot, de hand, de basket, etc) n’est pas la même puisqu’il existe une obligation d’effectuer des tests de contrôle à intervalles réguliers.
B.A.[/quote]
Je souhaitai apporter un complément en indiquant qu’au même titre que les cages de hand et panneaux de basket, les SAE sont des équipements sportifs et tombent dans la norme 52-400 pour l’entretien et la maintenance.
Un petit tour sur ce site pour en savoir plus : http://www.kit-grimpe.fr/maintenance.htm
Lors de la réception des travaux, la commune à dû recevoir de la part du constructeur (gymnova) les infos listées par Jench, mais également une note de calcul justifant la résistance suffisante des murs du gymnase ou du bâtiment recevant la SAE, une note de calcul justifiant la résistance de chaque élément constituant la structure d’escalade (taux de travail des poutres métalliques, des panneaux de bois, des bastaings …), un certificat d’essais de réception, un certificat de conformité de la SAE aux normes en vigueur.
A la mairie donc de s’assurer qu’elle possède bien tous ces éléments prouvant que Gymnova a livré un mur d’escalade conforme et à recouper ces éléments avec l’audit de Soléus. Il sera possible alors de voir si les non-conformités viennent d’un défaut d’entretien ou de négligences du fabriquant.
Si la commune n’a pas les compétences en interne, confiez le dossier à un bureau de contrôle (VERITAS, SOCOTEC …)