Demande de renseignements liés à l'amélioration et à la progression en alpinisme dans des conditions financières satisfaisantes

Posté en tant qu’invité par Sébastien:

Bonjour,

J’ai commencé par du ski de randonnées. Maintenant je me débrouille et j’aimerai faire de l’alpinisme. L’an dernier j’ai organisé des sorties de randonnées glaciaires faciles type Tëte sud du Replat, Giobernay, Pic Coolidge (je me trompe peut-être sur certains je n’arrive pas à me souvenir des sommets que je fais : c’est dingue non !) etc… Normalement je connais la sécurité sur galcier (WEnd formation CAF)

Cette année j’ai fait un peu d’escalade (2 à 3 fois par mois) et je passe du 5c ou 5+ sur en salle donc si j’ai bien compris du 3 en extérieur.

Je voudrai donc progresser en pratique dans de l’alpinisme hors randonnées glaciaires et j’hésite entre

  1. Claquer de l’argent avec l’UCPA
  2. Claquer de l’argent avec Terres d’aventures
  3. Essayer de monter un groupe avec un guide non pas pour faire des sommets mais pour enseigner…
  4. Aller à Lourdes pour trouver un camarade qui cherche un équipier sympa comme moi (libre week-end et qques jours dans semaines - sur Lyon)

Donc help !

Qu’est-ce que vous me conseillez ?

Cordialement,

Sébastien

Posté en tant qu’invité par catherine:

« claquer de l’argent » pour moi ça veut dire le dépenser inutilement.
Je ne crois pas que tu claqueras de l’argent en faisant des stages avec l’UCPA : j’ai déjà fait des stages avec eux et ai beaucoup appris à la fois en technique et en sécurité.
Il me semble qu’avec Terres d’Aventures, tu ferais de la montagne plus « assistée ».

Tu parles d’un week-end CAF sur la sécurité sur glacier : un week-end ne suffit pas, on apprend tout le temps !
Mais si tu fais partie d’un club CAF, renseigne-toi sur les sorties proposées : il y en a sans doute en alpinisme « rocher ». De plus, certains clubs offrent des cycles permettant de progresser vers l’autonomie. Et en général, le CAF ne coûte pas très cher car les sorties sont bien souvent (toujours dans certains clubs) encadrées par des bénévoles.

Posté en tant qu’invité par Michel C:

Va plutôt dans un club de montagne (CAF ou autre) et inscrit toi à des sorties. Moi, j’ai débuté au CAF de Lyon, j’en ai été très content. Je connais aussi le CVHM (club de Vienne) qui est très sympa.
Ca te coûtera moins cher et c’est tout aussi efficace.
Attention avec l’UCPA : pour se faire trimbaler c’est bien mais pour ce qui est d’acquérir de l’autonomie c’est très aléatoire et c’est pas toujours bien vu par les encadrants.
5+ en salle ne signifie rien pour ce qui est de ton niveau en extérieur.

Posté en tant qu’invité par Bernard:

Attention aux voyagistes qui sont de grosses arnaques organisées, Terres d’Av en tête : très cher, incompétence de l’encadrement, esclavagisme moderne des équipes locales, aucun contact réel avec le pays et la population. Tu es assisté (mal) de A à Z. L’objectif est unique : remplir le voyage avec un maximum de gogos (même incompétents) et faire si possible le plus gros du programme ou le sommet avec au moins une personne … pour pouvoir vanter la réussite dans le catalogue suivant.

Posté en tant qu’invité par dave:

« Attention avec l’UCPA : pour se faire trimbaler c’est bien mais pour ce qui est d’acquérir de l’autonomie c’est très aléatoire et c’est pas toujours bien vu par les encadrants. »

mon expérience (3 stages à Chamonix et argentière) : guides très pédagogue, j’ai acquis un minimum d’autonomie, c’est a dire suffisamment pour partir faire des trucs faciles (F/PD), puis progresser vers l’autonomie dans des trucs plus dur à la fois au contact de personnes +expérimentés, ou du meme niveau que moi (rencontrés entres autres à l’ucpa…).

Posté en tant qu’invité par Michel C:

C’est bien ce que je dis : si au bout de 3 stages (je suppose d’une semaine), tu ne te sens autonome que dans du F/PD, c’est bien qu’ils ne poussent pas à l’acquisition de l’autonomie.

Posté en tant qu’invité par P’tit Bouchon:

Dans les clubs type CAF il y a parfois des cycles alpinisme encadrés par des GB (gentils bénévoles). Dans mon club, il y même trois « stages » cette année: un stage initiation (objectif F-PD en autonomie), un stage perfectionnement (objectif AD en autonomie), et un stage destiné aux futurs « initiateurs ». Avec des WE pédagogiques en plus (école de neige, école de rocher, WE réchappes…).
Cela dit je pense qu’on apprend aussi en pratiquant, avec l’expérience, d’où l’intérêt de participer à des stages de type UCPA ou Montagnes de la Terre. Il y a aussi des guides qui proposent des stages pédagogiques.

Posté en tant qu’invité par Céline11:

Les stages, c’est sans doute trés bien, mais je crois qu’il faut aussi acquerir un peu d’autonomie… en sortant progessivement sans encarderment, mais attention : sans risque !

En début de saison, tu prends des topos, tu les travailles tranquille à la maison, tu choisis la voie normale, avec pas ou peu de difficultés ( PD au maximum ), c’est à dire, surement bien inférieure à ton niveau, mais qui te permettra d’être à l’aise quelques soient les circonstances, tu ne négliges pas la météo montagne ( tu appelles le PGHM local )et tu démarres la rando à l’aube, question d’avoir du temps: on est toujours plus lent au début, et puis tu seras rentré ou à l’abrit dans un refuge au moment des orages de fin de journée.
Progessivement, quand tu deviens hyper à l’aise, tu augmentes le niveau de difficulté.

Ce qui est bien aussi, c’est de trouver des compagnons légèrement plus expérimentés qui sont prets à te faire découvrir l’alpinisme.

Bien sur, de temps en temps, tu peux faire des randos encadrées, de manière à pouvoir un peu « dépasser » tes limites, apprendre des nouveaux trucs, en pleine sécurité.

Bonnes randos
Céline

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

Les stages, c’est sans doute trés bien, mais je crois qu’il
faut aussi acquerir un peu d’autonomie… en sortant
progessivement sans encarderment, mais attention : sans
risque !

sans risque, ça existe pô!

de trouver des compagnons

légèrement plus expérimentés qui sont prets à te faire
découvrir l’alpinisme.
¨
meme bcp pplus experiementés, c’est bien. s’ils sont patients et pedagogues (perle rare!?)

Posté en tant qu’invité par Claude:

Le problème c’est que les débutants prennent souvent des gros risques sans s’en rendre compte.
Il est fondamental de sortir de temps en temps avec des gens très compétents pour éliminer les mauvaises habitudes.

Posté en tant qu’invité par Céline11:

Vouii…mais bon, sans risque, d’accord, c’est impossible, avoues quand même que j’y ai mis des tas de précautions : Voies normales,PD au max, tôt le matin, PGHM … je suis sure qu’avec ça, il prend plus de risque en voiture !! :slight_smile:

légèrement plus expérimentés … le problème des « beaucoup » plus expériementés… c’est qu’ils ont la facheuse tendance à vouloir faire des « performances »… et que pour sébastien, ça va être « ça passe ou ça casse »… alors j’aurais peu être du dire …plus vieux :-)))) ( genre, beaucoup d’expérience… mais un peu las des performances … de ce genre là, on en trouve également beauxcoup en Montagne )

a +
Céline

Posté en tant qu’invité par nico:

POur moi y a pas de méthode miracle, tu peux tomber sur de bons guides, pédagogues, prêt à te faire faire des longueurs en tête…
les stages UCPA sont pas mal pour acquérir de l’autonomie, il me semble (en tout cas en tant qu’étape de la progression), j’ai également croisé des groupes de terre d’aventure au chili et franchement, ce n’étaient pas les guides qui étaient couillons, c’était plutot les clients (de vrai pachas, bichonnés, torchés, j’en ai presque eu honte d’être français).
Tout dépend de ta motivation. Pour ma part, je suis longtemps parti avec des gens plus expérimenté, j’ai beaucoup appris, mais je n’ai réelement pris mon autonomie que lorsqu’à mon tour j’ai encadré des gens. c’est d’ailleurs très bon pour la confiance d’encadrer. On se rend compte de tout ce qu’on a appris…

Posté en tant qu’invité par dave:

Moi je trouve ça pas mal, pour quelqu’un qui decouvre l’alpinisme…
Tu connais peut-être un endroit ou on acquiert l’autonomie dans un niveau AD en 3 semaines toi ?
Je rappelle au passage quelques courses de niveau AD : Whymper a la Verte, arête Forbes au Chardonnet etc…
Je ne fait plus de stages UCPA, car il ne permettent pas en effet de progresser lorsque tu as déjà un bon niveau d’autonomie jusqu’a disons PD+/AD- en neige glace mixte …
Par contre pour sebastien, meme si il a déjà une certaine autonomie, c’est encore interressant je pense.

au fait : une autre solution pour « apprendre » l’alpinisme pour pas trop cher : les stages « cobaye » à l’ensa : http://www.ensa.jeunesse-sports.fr/stages/application.htm
j’en ai jamais fait, mais j’en ai eu de bons echos …

Posté en tant qu’invité par Arnaud Clère:

Céline11 a écrit:

Les stages, c’est sans doute trés bien, mais je crois qu’il
faut aussi acquerir un peu d’autonomie… en sortant
progessivement sans encarderment, mais attention : sans
risque !

C’est sûr, j’encadre avec Gilles le cycle perfectionnement du CAF Grenoble-Oisans (je pense que c’est de ceux-ci que P’tit Bouchon, que je ne connais pas, parle ?!). L’objectif est d’accélerer la progression mais rien ne remplace l’expérience que l’on se fait par soi-même, seul (je veux dire en premier d’une cordée autonome) devant ses choix.

Progessivement, quand tu deviens hyper à l’aise, tu augmentes
le niveau de difficulté.

Il faut bien distinguer le niveau technique et le niveau d’engagement. Aujourd’hui, de nombreux grimpeurs peuvent venir à l’alpinisme par des courses très difficile techniquement mais d’accès aisé, genre face sud de l’aiguille du midi. Par contre, il faudrait un peu plus de bouteille pour aller au pilier du Frêney.

Ce qui est bien aussi, c’est de trouver des compagnons
légèrement plus expérimentés qui sont prets à te faire
découvrir l’alpinisme.
Bien sur, de temps en temps, tu peux faire des randos
encadrées, de manière à pouvoir un peu « dépasser » tes
limites, apprendre des nouveaux trucs, en pleine sécurité.

A mon avis, on progresse le plus vite en alternant des sorties avec des gens bcp plus fort (ou expérimenté) en situation de second, et des sorties avec des gens du même niveau ou légèrement plus faibles en situation de premier.

Posté en tant qu’invité par Michel C:

L’autonomie c’est surtout question de caractère.
Tu es autonome dès lors que tu connais tes limites. Quel que soit ton niveau à partir du moment où tu sais ce que tu peux faire et ce que tu ne peux pas, tu es autonome dans le sens où tu peux t’engager sous ta propre responsabilité sans te mettre inconsidérement en danger (attention, il s’agit de toutes tes limites : physiques, psychologiques, connaissances techniques, etc).
Je pense qu’on a trop tendance à mythifier l’expérience en montagne qui même si elle a son importance a trop souvent tendance à remplacer le bon sens (c’est pas vrai pour la neige où à mon sens rien ne remplace aujourd’hui l’expérience).
Il me semble que beaucoup de personnes ne se sentant pas autonomes sont en fait des personnes qui manquent de confiance en elles et qui se laissent trop impressionner par le mythe qui entoure la pratique de l’alpinisme (bon, faut pas tomber non plus dans l’excés inverse certainement plus dangereux).
L’autonomie ne s’apprend pas (faut quand même apprendre les règles de bases) mais se prend. Je veux dire par là qu’il s’agit d’une démarche personnelle pour s’assumer, assumer ses choix et faire confiance à son jugement.
En 3 semaines de pratique de l’alpinisme, on a largement eu le temps d’apprendre les règles de base permettant de progresser avec une sécurité raisonnable. Continuer au delà de ça à sortir « encadré », ça n’aura pour effet que de reculer le moment où il faudra franchir le pas mais ça ne facilitera pas beaucoup son franchissement (probablement un peu quand même).

Posté en tant qu’invité par Arnaud Clère:

Céline11 a écrit:

légèrement plus expérimentés … le problème des « beaucoup »
plus expériementés… c’est qu’ils ont la facheuse tendance à
vouloir faire des « performances »… et que pour sébastien, ça
va être « ça passe ou ça casse »… alors j’aurais peu être du

C’est sûr, s’il fait une sortie avec qqu’un qui cherche juste une personne pour tenir la corde, y’a un risque…

dire …plus vieux :-)))) ( genre, beaucoup d’expérience…
mais un peu las des performances … de ce genre là, on en
trouve également beauxcoup en Montagne )

Un bon alpiniste est un alpiniste vieux (Livanos ? je sais plus bien)

Posté en tant qu’invité par nico:

tout à fait d’accord

Posté en tant qu’invité par Francois:

Oui, c’est Livanos.
Et aussi celle-là:
Un bon grimpeur n’est pas quelqu’un qui a de l’avenir, c’est quelqu’un qui a du passé.

Posté en tant qu’invité par Céline11:

Tout à fait d’accord. je peux même aller plus loin en parlant un peu de ma propre expérience : ça doit bien fait onze ans que je vais en Montagne, avec celui qui est devenu mon mari. Lui a eut le plaisir et l’avantage de découvrir l’Alpinisme trés jeune, en tant que second d’un homme qui avait déjà une énorme expérience, puis, en me rencontrant, il est à son tour devenu le premier… du coup, en prenant cette responsabilité, on a apprit ensemble : moi, à acquerir de l’assurance, lui à évaluer et maitriser les prises de risques avec moi, mais surtout, le plus important, c’est que ça nous a pris du temps ( et je parle en années, pas en semaines !!! )C’est pourquoi je doute un peu que des stages seuls puissent amener à l’automie dans des grandes voies!!
je mise plutôt sur l’expérience et la progression.

Céline

Posté en tant qu’invité par Francois:

Ah oui, Michel C, tu as bien analysé l’affaire. Que c’est bien dit, tout ça…

« L’autonomie ne s’apprend pas (faut quand même apprendre les règles de
bases) mais se prend. »

Ca me plaît vachement, cet aphorisme. Je le recopie dans mes petites notes (avec la permission de l’auteur?).