Posté en tant qu’invité par J.Marc:
Je vais faire bref (je n’ai pas trop le temps…).
Pour moi, les sports extrêmes, ça n’existe tout simplement pas. C’est dans chaque sport, qu’il existe une pratique extrême. Et encore faut-il s’entendre sur cet adjectif : je parle d’une pratique aux extrémités de la discipline, lorsque cette dernière est poussée au plus près de ses limites.
Doit-on limiter le sens d’extrême en lui associant l’idée de risque ? je ne crois pas. En escalade, le 8c à vue, c’est extrême…
Mais peut-être le débat porte-t-il sur le « risque extrême », auquel cas si l’escalade ne répond pas à cette description, on y trouve tout de même des pratiques marginales à risque extrême, comme le solo intégral, l’artif en A5, l’ascension de grandes parois en rocher pourri (face sud de la Grande Casse) ou en hivernale dans des conditions météo limites…
Pour revenir à la réaction des passants qui voient des grimpeurs : s’ils voient en l’escalade un sport extrême, c’est parce qu’ils lui associent immédiatement la chute éventuelle du grimpeur, ignorant tout des techniques qui nous permettent de l’enrayer… Après une journée d’initiation à ce sport, ils penseraient déjà différamment.
Et pour finir, ma seule certitude : dans la grimpe, j’arrive assez souvent à trouver un plaisir… extrême !