Cotations

Posté en tant qu’invité par francois:

En relisant qq courses dans la BD, j’ai remarqué que certains avaient tendance à sous-coter certains itinéraires (par ex: Epée, Dent Jaune, Goliat…)
La cotation résulte d’un consensus. En général, si on trouve la course + facile que la difficulté indiquée, ce n’est pas parce qu’elle est mal cotée, c’est soit parce que les conditions sont particulièrement bonnes, soit parce qu’on a bien le niveau (ou les deux). Il parait donc inutile voire dangereux de décoter un iti. sous prétexte qu’on n’y a pas rencontré de difficultés particulières. Pourquoi dangereux? Parce qu’on risque de balancer dans des courses difficiles des gens qui n’ont rien à y faire.
La cotation a une valeur moyenne. On sait que, suivant les conditions, elle peut osciller d’un demi (voire un) degré (par ex. de D- à D+ pour une D). Il serait donc bon de s’en tenir à la cotation « officielle » qui est en général pertinente.
Le couloir du Goliat est D. On l’avait fait en juin, la neige était dure, les rochers affleuraient et on a du skier dans les contre-pentes notablement plus raides. On a trouvé le D un peu sec et on aurait bien mis D+/TD-, mais il nous a semblé raisonnable de laisser la cotation « officielle » pour les raisons que je viens d’indiquer.
De même pour l’Epée. Mettre AD+ me parait dangereux. Dans une AD+, en cas de chute, on peut éventuellement se récupérer. Or le couloir fait 45 sur 300m. A 45, si on part sur le cul, sauf coup de chance, on a peut de chance de se récupérer.

Posté en tant qu’invité par laurent:

Kesskisspass? T’es serieux asteure?

Laurent

Posté en tant qu’invité par francois:

Je suis sérieux comme un hibou quand il s’agit de ne pas se casser la gueule.

Posté en tant qu’invité par Brigitte:

Je suis d’accord aussi avec Francois. 45 sur 300 m, c’est pas AD, ni AD sup. Ou peut-etre en alpinisme ? mais pas a skis. Ceci dit si quelque part on a indique clairement l’inclinaison alors la faute est a moitie pardonnee :slight_smile:

Posté en tant qu’invité par yann:

cotation or not cotation, zat is zeu kouaistion
pour ma part, il me semble abscon de s’aventurer en montagne sur la seule fois d’une description ecrite et d’une cotation
la lecture de carte est souvent instructive de meme que la decouverte de visus (éventuellement aux jumelles) et les discussions aux coins du feu avec nos glorieux ainés qui ont un nom affectueux pour chaque caillou de ce putain de couloir que ca fait dix que je veux y aller
bref, faire fi des cotations n’est pas surement la meilleure solution mais les prendres pour parole d’évangile me parait pour le moins stupide

yann

Posté en tant qu’invité par Christian:

On peut, ne pas être d’accord avec la cotation « Labande ». En ce qui concerne le couloir de l’Epée il ne fait pas et ne fera jamais 45°. La cotation en ski-alpinisme restera toujours une notion très subjective. Je peux assurer que ce samedi « on pouvait partir sur le cul » et se récupérer. Par contre rater un virage dans la combe peu raide, au pied du Six Noir et le risque « de manger un rocher » pointait à l’horizon. Ce que je veux dire, c’est que le risque n’est pas toujours là où on l’attend et ou les topos l’ont indiqué. A chacun de bien juger des conditions du moment pour aborder ou non une pente raide ou autre difficulté.La cotation ne sera malgré ton avis qu’une indication d’un moment précis et devra toujours rester qu’un paramètre parmi d’autres à prendre en compte lors de la préparation. En ce qui me concerne la lecture précise de la carte m’apporte beaucoup plus que de savoir que x ou y a côté la course en AD- ou AD+.

Posté en tant qu’invité par Maurice:

Je propose que nous etablissions de « canons » : le couloir de la dent Jaune et le col de l’épee ainsi que le couloir du Ritord sont des courses D et on n’en parle plus !
apres, on brode. Par exemple celui des doigts est plus raide, alors on cote TD, etc… Si des gens ne connaissent pas ces courses, alors, il posent d’autre canons… BOUM crac et voila

c’est simple non ?

Posté en tant qu’invité par laurent:

Et le systeme de cotations a plusieurs entrees avec une entree pour la difficulte intrinseque et une autre pour l’exposition, ca vous parait pas plus instructif qu’un AD+± a tendance AD+±+ en neige dure?

Laurent

Posté en tant qu’invité par francois:

J’ai encore bien fait de m’embarquer dans des histoires de cotations!

Posté en tant qu’invité par laurent:

Et faut t-il ajouter une cotation supplementaire suivant qu’on a des skis legers, mi-lourds, lourds (WBA bien sur, soyons serieux), a trou, pas a trou, des batons telescopiques avec sonde et caquelon integres?
Et quid de la presence de vaches violettes dans les couloirs?

Laurent

Posté en tant qu’invité par yann:

encore un qui a pas suivi
les batons ne sont pas a caquelon, ils sont plein de genepi
en plus tu oubli de parler de la vitesse du vent entre les crochets des chaussures et du QI de la marmotte

yann

Posté en tant qu’invité par francois:

Tu oublies aussi les grandes rousses et les petites blondes à pression de chez Kristel Saerens.

Posté en tant qu’invité par Pierre-Jean:

Tout à fait d’accord, de plus, j’ai observé que depuis 20 ans, les courses ont tendances à être décotées. On s’embarque alors dans une course ou on a rien à y faire. De plus, la cotation d’une course ne doit pas évoluer en fonction de la neige, elle est donnée en principe en neige transformée de printemps. Après peu importe comment les gens l’ont passés (en neige dure ou en poudreuse). La difficulté intrinsèque d’une course doit être constante sinon on s’y perd, on a plus de repère et ce n’est plus la peine de faire des topos s’ils ne sont pas fiables.
De plus, ce n’est pas parce que la technique des skieurs a évolué qu’il faut sous coter une course. Non, il n’y a pas eu de mutation du genre humain depuis 20 ans
et une course donnée ne risque pas de changer ( sauf sur Glacier avec la fonte actuelle).

Posté en tant qu’invité par Christian:

Il y a 20 ans la cotation actuelle n’exitait pas, si ce n’est pour la descente S1, S2… voir pour la France les « Traynard », il appliquait aussi une cotation du skieur (SM, BS, TBS…). En Suisse et plus particulièrement le CAS, on utilisait l’échelle de Blachère (SM,BS, ES, SAlpinisteMoyen, BSA, ESA) « la seule qui ait résisté à l’épreuve des années et soit universellement acceptée » comme il était encore écrit en préambule en 1983 sur les topos du CAS.
Je note aussi qu’il y a confusion entre la cotation globale d’une course (AD, D, TD…) et la cotation des difficultés ponctuelles à la descente (S2, S4…), à ce propos, en cas de doute on peut toujours aller consulter la rubrique aide de ce site.
Les topos, quand ils existent, ne sont jamais qu’une indication à prendre en compte lors de la préparation d’une course, il y en a d’autres qui me paraissent beaucoup plus importantes, la neige, l’exposition, la période, les prévisions météo, les participants, leur forme physique, la lecture de la carte, les données récentes (consultées sur ce site ?), le repérage préalable…

Posté en tant qu’invité par julien:

puree vous faite peur avec vos cotations!
deja c’est vrai le couloir de l’epee ne fait pas 45°.
mais alors puisque Dieu Labande est reference, pourquoi de telle differenece de cotation d’un massif a l’autre? Ouest suisse ou haute savoir…c’est pas pareil, et c’est pourtant le meme guru qui a ecrit. bref personnellement la cotation c’est une indication, mais la pente et l’exposition de visu ca remplace tout. Si un debutant s’engage ds la dent jaune car il a vu AD et qu’il est pas capable de se rendre compte sur place que ca c’est par lui, c’est qu’il y a un serieux probleme et ne vivra pas vieux.
idem pour les S1,2,3,4,5,6,7,8,9…d’un topo a l’autre on est pas sur la memelongueur d’onde (labande vs gallet (isere)). cela dit je ne suis pas pour une cotation a la shashahani (sorry pour l’orthographe) avec 367 entree S3ex-2…de toute facon on sait que si on part dans plus que du D, la chute est +/- interdite, alors apres…

Posté en tant qu’invité par Bubu:

En plus, Shahshahani n’utilise pas de cotation d’ensemble, mais la cotation alpinisme à la montée et la cotation du type 4.2, 2.3, 3.1 … pour la descente (qui tient compte de la pente et de la longueur de la pente : 2.3 correspond (à peu près) à 35° sur 100m ou 30° sur 500m). Alors c’est sûr que quand on voit D+ sur le topo, faut commencer à s’inquiéter (ça va bien chercher dans les 5.4 - 5.5 à la descente). Et TD, ça va être chiant de faire des rappels avec les skis …
De la même façon, jusqu’à S3 à la descente (= 2.2 - 2.3), c’est R à la montée (Randonnée, le plus facile, avant on peu mettre L comme Lit mais je n’ai jamais vu ça). Ca change pas mal des topos Labande ! Vous voyez, on peut bien s’amuser avec les cotations …
Y’a quand même un truc qui me parait important de mentionner, c’est l’exposition. Je fais beaucoup moins le malin dans du 40° bien expo que dans du 45° tranquille. Contrairement à ce qu l’on peu penser, on a le droit de tomber en pente raide selon les conditions de neige (et si on fait juste tomber de côté à la sortie d’un virage, faut pas se jeter dans la pente non plus !). Dernièrement, j’ai arrêté une chute de se type dans du 48-50° (mais pas expo et ça se réduisait à 40° 10m plus bas), c’était dans de la poudre bien tassée, au pire j’aurais glissé en bas sans prendre de la vitesse, mais fallait pas qu’il y ait une bare de 100m (ni 10m d’ailleurs). Je ne serais pas parti en ski au départ si c’était expo.
Salut, amusez vous à faire de nouvelles échelles, on pourrait inclure le risque d’être distrait par des vaches violettes volantes, ou celui que son baton-sonde-antenne-chercheur-de-ski télescopique se déplie subversivement …

Posté en tant qu’invité par Cisou:

Vous n’auriez pas un outil scientifique de mesure de skiabilité de la neige et puis un rapporteur histoire de savoir avec précision si la pente fait 43° ou 43,5° parce que ça change quand même pas mal les choses. D’ailleurs vous avez tous en général deux batons (oublions les malheureux qui les perdent ou qui les cassent!) Donc avec deux batons de tailles égales (là les adeptes du téléscopique, amusez vous!) il est TRES facile de vérifier si la pente où vous êtes fait plus ou moins que 45°, vous en mettez un à la verticale (tenu par la dragonne et vous avez un fil à plomb) la pointe quasiement dans la neige, l’autre la pointe dans la neige au dessus de vous de telle sorte que les poignets (de vos batons!) se touchent et forment un angle de + ou - 90°. Plus de 90° et votre pente dépasse 45°, moins vous avez perdu.

Mais soyons sérieux, vous devez avoir de super bons yeux parce que moi j’ai beau regarder la carte, avant de savoir si je vais trouver du 45° ou plutôt du 49°, il aura plu des grenouilles.

En attendant, je suis d’accord avec François, quand il existe une cotation autant la prendre (voir en citant sa source) parce qu’il y a autant de cotations que d’auteurs, mais qu’il est plus facile de comparer avec d’autres courses du même auteur pour se faire une idée, qu’avec votre propre échelle de valeur, qui j’en suis désolé pour vous est souvent moins connu que celle de Labande ou de Shahshahani.

Posté en tant qu’invité par Dédé:

Tu as tout compris mais je ne vois pas ou tu veux en venir dans tes propos très moralistes.

Posté en tant qu’invité par Pierrot:

Labande c’est planté par fois (Par exemple le Ritord est effectivement D et pas D+) et il est bien de le dire… A CONDITION DE CITER LA COTATION DU GOUROU APRES! Par contre, je ne suis pas d’accord avec le reste: de mon côté, savoir que Emery,Vallet, Philipona, Suchet ou autre mec connu sur le site a côté D+ tel truc m’aide un max pour savoir à quoi ça ressemble… Mais décoter le Labande juste pour la frime c’est effectivement pas très malin !!!

A+, Pierrot

Posté en tant qu’invité par Pierrot:

Chez Kristel c’est plutôt une grande blonde et une petite noiraude non ???