Cotations très généreuses

Posté en tant qu’invité par Thomas:

Je trouve que la cotation de certaines grandes classiques comme la combe Nord de Blonnière (D)ou les quatre têtes face Nord (D-)est très généreuse. Labande parle de passage à 40-45° dans la face Nord des quatre têtes, pour y être retourné ce week end, j’ai un peu de mal à le croire. Ne faudrait-il pas revoir certaines cotations ?

Posté en tant qu’invité par Serge:

J’ai aussi lu dernièrement le couloir SE des grands moulins dans lequel il est annoncé du 45 °…

En fait, ca ne dépasse pas 40 ° à moins d’aller skier les contrepentes.

Calmons nous donc sur les inclinaisons et mieux vaut ne rien mettre si on n’a pas le moyen de mesurer, l’appréciiation dépendant de pas mal de critères (forme, neige, etat général, nourriture absorbée la veille, consommation d’un breuvage vert au sommet, état de santé du chien et age du Capitaine).

Serge

Posté en tant qu’invité par Laurent:

En ce qui concerne la face nord des quatre tetes, Tardivel annonce un 3.2 ou 3.3, si je me souviens bien, ce qui correspond plus a AD e parle de pente a 35°.

Posté en tant qu’invité par Thomas:

ça me paraît déjà beaucoup plus conforme à la réalité

Posté en tant qu’invité par Francois:

Qu’est-ce qu’on en a à foutre, des cotations et des pentes? Tout ça, c’est de la masturbatiion de méninges pour intellos décadents qui n’ont rien à branler de la semaine.

Posté en tant qu’invité par Christophe:

si tu en as rien a foutre pourquoi tu repond. Personne ne t’oblige a te mastuber. Il me semble que tu as egalement rien a branler.

Posté en tant qu’invité par didier:

Salut
dur,dur de vivre sans certain repére.Les cotations c’est bon pour les vieux.L’essentiel etant le plaisir de la glisse et celui d’etre en montagne.NON A LA NORMALISATION .Soyez un peu rebelle pour bousculer tous ces c…
bonne glisse et a bientot.
Didier

Posté en tant qu’invité par âlex:

Salut
moi jtrouve pas que les cotations soient de la masturbation de quoi que ce soit. C’est pas non plus que pour les vieux !
Toutes les descentes ne sont pas égales en difficulté et celle-ci est souvent un critère important pour beaucoup lors du choix d’une course. Evidemment ce n’est pas un gage de qualité.
Quant au histoire de sur-cotation ou de sous-cotation faut voir que les auteurs de topo n’ont ptet pas forcément parcouru les itinéraires un nombre suffisant de fois pour pouvoir bien situer chacun par rapport aux autres. Il peut donc arriver que des conditions plus ou moins favorables, l’état d’esprit du skieur à un moment donné, le matériel qui a évolué, etc. influent sur la cotation. En plus y a aussi le problème du point de repère. En effet parfois tu te dis que telle course est un peu plus difficile que telle autre alors tu mets un cran de cotation en plus alors que par rapport à une autre qui a pourtant la même cotation la difficulté est moindre. Bref le système de cotation est assez imprécis.
Enfin je dirai que, tout comme en escalade ou le niveau moyen des pratiquants a tendance à pas mal augmenter (il me semble), le niveau des randonneurs a pas mal bondi (aujourd’hui skier dans le AD voire D, c’est pas mal courant quand même). Du coup les courses dites « difficiles » commencent à paraitre « faciles » !
Comme dirait Bubu, la montagne c’est dangereux pour la santé mentale, n’y allez pas ! =D

Posté en tant qu’invité par Brigitte:

Desolee, moi aussi je trouve les cotations utiles.

Il n’y a pas beaucoup de sports qui ne soient pas associes a un moyen de mesure quelconque. Bien sur on peut aussi mesurer le denivele horaire (personnellement je n’aime pas beaucoup, ca me fait mal :wink: ) On peut bien sur etre totalement contemplatif et allergique aux chiffres. Il y a de la place pour tout le monde, heureusement .

J’ai egalement beaucoup de plaisir a en parler, a les comparer, a les evaluer … a essayer d’etre objective. Ce qui est amusant, c’est qu’un skieur de « 4 maxi » arrivera mieux a differencier un 4.2 d’un 4.3 qu’un skieur de 5 (qui lui sera mieux a meme de distinguer deux itineraire dans sa categorie et trouvera les 4 tous pareils) Comme en escalade d’ailleurs !

Les bouquins des editions Olizeane ont tendance a surcoter les itineraires. le "Pente Raide " de Bonfort, parfois surcote, parfois sous-cote (ca c’est un peu penible). J’aime bien les cotations des toponeige, souvent recoupees, de plus Volodia est tres ouvert a toutes les suggestions a ce sujet surtout sur les itineraires rarement parcourus. Je crois que le couloir N de blonniere est une 3.2 (AD) dans le toponeige. Effectivement il ne vaut ni plus, ni moins a mon avis.

Posté en tant qu’invité par Thomas:

Le topoguide du site ski-rando a 2 intérêts majeurs : il permet d’avoir un apreçu des conditions et de choisir des courses (on a pas tous des topos de tous les massifs). Dans le choix de la course 2 critères rentrent en ligne de compte : les conditions, mais également la difficulté. Certains jours on peut avoir envie de faire de la ballade tranquille et d’autres de la pente.Et là les cotations deviennent indispensables.

Quand on lit dans le topo des 4 têtes Face N (c’est le dernier exemple que j’ai en tête): D- passages à 40-45° et que l’on se retrouve dans une pente à 35° au +, je trouve ça énervant.

Lorsqu’on rentre une course, peut être faudrait-il adapter le niveau de difficulté. les guides de Labande, par exemple ne sont plus tout jeunes et les cotations ne reflètent plus le niveau de ski actuel.

Posté en tant qu’invité par Francois:

Tout ça, c’est de la foutaise. Les cotations et les pentes ne servent qu’à flatter l’ego du skieur quand il raconte ses exploits à ses copains ou quand il entre sa course dans skirando.

Posté en tant qu’invité par julien:

Attention, si tu lis bien la cotation D pour blonniere se refere au sommet et non au col. depuis le col c’est AD.

Posté en tant qu’invité par Serge:

Cette année, à Fontaine en montagne il y avait un gars (qu’il m’excuse car je n’ai pas retenu son nom) qui venait présenter entre autres une expé au Kirghistan.

Il a mis tout le monde à l’aise en début de séance en disant à peu près :
"Je n’aime pas parler d ski extrême, je préfère parler de ski de pente raide. Et ca commence à 45 °. "

Sous entendu : je met tout le monde d’accord sur les problèmes de cotation, en dessous de 45, le commun des mortels puet y arriver. Et c’était vraiment dit sans aucune prétention.

J’en reviens encore une fois à des indications de pente : quand on n’a pas mesuré, ce n’est pas la peine d’évaluer car on se plante.

Et je pense que pas mal de topos se sont référés à cette méthode plutot qu’à une mesure exhaustive dans les couloirs.

Bon ski et surtout que l’on s’amuse…

Posté en tant qu’invité par Brigitte:

Je suis d’accord. Rien n’empeche, en refaisant une course classique, d’en « moderniser la cotation ». On peut , si l’on est scrupuleux, preciser dans les remarques difficulte « D- Labande » + la raideur observee, par exemple, tout en choisissant AD comme cotation.

Posté en tant qu’invité par Francois:

S’il faut revoir les cotations « à la tête du client » ou chaque fois qu’on change de matos, ça prouve bien que ça ne sert à rien.

Posté en tant qu’invité par ölivier:

"Je n’aime pas parler d ski extrême, je préfère parler de ski de pente raide. Et ca commence à 45 °. "

Je pense que c’est extrême, à partir du moment ou on ne peut plus arrêter sa chûte et ce n’est pas systématiquement au dessus de 45° et c’est bien souvent conditionné par l’état de la neige, présence de barre, etc…

Une course ou un passage est engagé à partir du moment ou on ne peut plus freiner une chûte.
Est-ce une notion que l’on peut noter sur les sorties? elle ne sera pas forcément valable pour le topo, mais pour la sortie faite, oui.

olivier

Posté en tant qu’invité par wolf:

cela évite à un skieur de faible niveau technique de se retrouver dans l’embarras une fois sur le terrain… C’est sûr que ceux qui passent partout, ils s’en fiche des cotations… mais pensaient aux autres…

a+

Posté en tant qu’invité par Francois:

Faut pas mélanger les torchons et les serviettes, ölivier:
Ne pas confondre engagement et exposition.
Ce dont tu parles est l’exposition.
Une course ou un passage est engagé à partir du moment où renoncer est aussi compliqué que continuer.

Posté en tant qu’invité par ölivier:

C’est un peu capilo-tracté* ton truc là Francois.

« On est engagé dès qu’on se trouve dans un passage exposé. »

La notion d’engagement intervient dès qu’il y a un risque et il me semble sans que la notion de 1/2 tour aussi compliqué que de continuer s’applique.

C’est un peu jouer sur les mots de toute façon, ce que je voulais mettre en avant c’est la dangerosité du fait d’une glissade incontrôlable à cause d’une configuration de terrain, pente, neige dure, barre rocheuse. C’est ça qui est intéressant pas les subtilités de la langue, on n’est pas chez Pivot ici.

olivier

*tiré par les cheveux.

Posté en tant qu’invité par Francois:

Bon, d’abord du point de vue capillo-tractage, je ne risque plus grand chose.
Sur le fond: ces définitions ne viennent pas de moi. Ce sont celles qui traînent dans la littérature alpine. Il n’est donc pas ici question de subtilité mais de précision de langage.
Concernant le point particulier que tu soulèves, je ne pense pas qu’un passage exposé soit forcément engagé et réciproquement. C’est mon avis.