Cotation

Posté en tant qu’invité par christian:

quelqu’un pourrait-il m’expliquer comment l’on détermine la cotation d’une voie? quels sont les éléments qui permettent de dire, par exemple, qu’une voie est de difficulté 6a+ plutôt que 6b? d’autre part est-ce que la morphologie du grimpeur influence cette fameuse cotation? j’attends vos réponses, merci beaucoup!

Posté en tant qu’invité par olivier:

salut christian,
La cotation d’une voie est déterminée par le critère technique : la dificulté des pas à effectuer, en sachant qu’une cotation est parfois établie sur quelques pas voire le pas le plus difficile de la voie. L’aspect physique rentre aussi en compte : une voie très soutenue (pas ou peu de position de récupération, enchaînements de pas à faire rapidement…) ou longue pourra être cotée plus haut à difficulté technique égale.
Ensuite cela dépend de la personne qui établit la cotation, et d’autres critères que je ne connais peut-être pas.

olivier

Posté en tant qu’invité par Charles:

C’est pas dur : si tu passes , tu dis au potes qu’il s’agit d’un petit 8b+ ; dans le cas contraire tu leur dis qu’il s’agit d’un bon 10 b/c et que tu n’arrives à passer ce niveau qu’après travail.De toute façon , une fois la voie refaite , la cotation sera tout de suite réévaluée à la baisse . Donc autant taper fort dés le début ;-))

Posté en tant qu’invité par eric:

Moi de toute facon, je suis toujours au taquet …

Posté en tant qu’invité par Tonton:

Pour une nouvelle voie, un grimpeur propose une cotation en comparant la difficulté ressentie par rapport à d’autres voies ayant déjà une cotation. Quand plusieurs grimpeurs on gravie la voie, on fait si nécessaire la moyenne. La cotation tient compte de la difficulté à enchainer la longueur : Si c’est des pas de 5c sans arrêt pendant 30 m sans repos, ça fera une cotation beaucoup plus élevée. Il faut comparer les cotations de voies dont le style d’effort et comparable : Les voies de continuité avec les voies de même style d’effort, les voies de type bloc idem. Bien sûr, les cotations ne sont pas complètement homogènes d’une falaise à une autre, surtout d’une région à une autre. En grandes voies, les cotations sont souvent plus sympas (une même difficulté a une cotation plus élevée) que dans les moulinettes.

La morphologie influence la difficulté ressentie mais pas toujours. De même que le style d’escalade, selon que le grimpeur est polyvalent ou non : Par exemple, un grimpeur purement de mur sera très mal dans des escalades très techniques en rocher et tendance à donner des cotations beaucoup plus élevées qu’un rochassier polyvalent.

Les jours de forme, les grimpeurs décotent toutes les voies, les jours de méforme, ils surcotent !

Posté en tant qu’invité par Jean-Pierre:

Il n’y a pas de réponse à ta question !

Quand tu ouvres une voie, tu estimes la cotation en ton âme et conscience.
La prudence veut que, une fois la cotation estimée, tu rajoutes un bon demi point (6b+ pour une voie que tu as estimée à 6b par exemple) pour les voies faciles et un bon point pour les voies plus difficiles (7b au lieu de 7a…) car, dans le premier cas, le premier répétiteur va décoter la voie, dans le second cas, les deux premiers vont le faire.
Autre possibilité : tu cotes franchement en dessous d’emblée, comme ça tu es sur que personne de décotera!

Enfin bref, ne te fie pas trop aux cotations et grimpes : c’est le rocher qui est interessant, pas les chiffres écrits sur le Topo.

Posté en tant qu’invité par nico:

D’accord pour dire que c’est le rocher qui compte d’abord. La cotation sur le topo t’indique seulement en gros l’engagement physique de la voie. Va en Alsace du nord sur le grès, et tu comprendras rapidement que les cotations sont valable sur un site et 2km plus loin voire le bloc à côté (en fonction de l’ouvreur), la cotation n’aura plus rien a voir. Le 6b que tu passais facilement, sur un autre site tu bloqueras au 6a.

Posté en tant qu’invité par philippe:

là est la vrai philosophie, fais toi plaisir avant de t’attacher à regarder des chiffres …

Sportivement

PS

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Si tu bouges un peu tu te rendra vite compte que les cotations sont toujours tres relatives. Cela depend du style de grimpe (dalles, surplond, fissures etc…), de l’annee de l’ouverture, de l’ouvreur, de l’age du Capitaine etc…
Si tu bourrine toute l’annee sur un mur tu auras tendance a sous coter les voies techniques en devers par contre il est probable que tu sur cotera les voies en dalles.

Posté en tant qu’invité par Krtek:

souvent je grimpe des voies sans regarder les cotation avant, et ensuite je l’estime moi-meme et on partage notre avis avec qq potes, puis on fini kan meme pas regarder ds un topo… et pour tout vous dire il est très rare que l’on se trompe, a la limite qq fois un « a » a la place d’un « b », mais jamais plus!

A bon entendeur!..

Mais il est sur que la cotation des voies dépend de bcp de facteur : forme, rocher, type d’escalade, grimpeur(de pan, de terrain d’aventure, etc).

Posté en tant qu’invité par Louis:

Va voir à cette adresse : http://home.tiscalinet.de/ockier/ratings.htm

Louis

christian a écrit:

quelqu’un pourrait-il m’expliquer comment l’on détermine la
cotation d’une voie? quels sont les éléments qui permettent
de dire, par exemple, qu’une voie est de difficulté 6a+
plutôt que 6b? d’autre part est-ce que la morphologie du
grimpeur influence cette fameuse cotation? j’attends vos
réponses, merci beaucoup!

Posté en tant qu’invité par Jean-Pierre:

Pleinement en accord avec toi : je dis toujours aux gens que j’initie à l’escalade qu’ils grimpent sur du rocher et pas sur des chiffres (ni de la résine).

JP