Posté en tant qu’invité par mat:
salut,
dans les topos présents sur ce site, on parle de « Cotation engagement », avec des chiffres romains. Qu’est-ce que ça signifie?
a+
mat
Posté en tant qu’invité par mat:
salut,
dans les topos présents sur ce site, on parle de « Cotation engagement », avec des chiffres romains. Qu’est-ce que ça signifie?
a+
mat
Posté en tant qu’invité par lo:
C’est indiqué tout en bas de cette page : http://alpinisme.camptocamp.com/fr/aide.html?reason=cotations
Posté en tant qu’invité par s@m:
C’est souvent décrit au début des topos, je cite :
« Le chifre romain situe l’engagement et le caractère de la course », « longueur, éloignement, difficultés d’approche et de descente, continuité, nb de longueurs difficiles, exposition, fréquentation, possibilité ou non de de retraite, présence ou non d’équipement, altitudes, risques objectifs… C’est le grade de ‹ sérieux › de l’ascension »
Posté en tant qu’invité par mat:
Ok, c’est carrément subjectif! Cette cotation n’a rien a voir avec la cotation technique genre v ou 5 (en escalade), ou je me trompe?
Que veut dire alors une voie cotée TD+, 6b obl (jusque là ok), et II en cotation engagement? Le II, ça veut dire par exemple pas trop engagé, équipement rapproché, peu exposé en descente?
C’est la première fois que je voie ça et je ne comprends pas trop la valeur ajoutée.
thanx.
a+
mat
Posté en tant qu’invité par Bebos:
Ben la valeur ajoutée est exactement dans ce que tu viens de dire, si ta voie est bien équipée, avec des vires tout le long dont tu peux facilement t’échapper, mais avec du 6b ob., ça reste TD+ mais t’as raison, ce sera engagement II et c’est bon à savoir non ? A l’inverse, tu prends le Damilano/Perroux et tu vois qu’ils ont coté l’éperon de la Tournette au Mt-Blanc PD, tu te dis chouette c’est de la balade, mais l’engagement là doit être à III ou IV, et t’as plutôt intérêt à le regarder parce qu’une fois que tu t’es engagé dans un éperon de 1000 m à plus de 4000, sans échappatoire possible avant le sommet, il vaut mieux que tout se passe bien et que tu te prennes pas le mauvais temps sur la tronche… enfin tu vois ce que je veux dire.
C’est bizarre que t’aies jamais vu ça avant, je crois que ça a toujours existé, en tout cas c’était déjà utilisé par le Rébuffat. C’est vrai que c’est pas une cotation technique, mais ça n’a rien de subjectif cette affaire, ça tient compte le plus objectivement possible de la longueur de la course, de son aspect soutenu, de sa continuité, des possibilités de retraite et d’échappatoire, de la descente, de l’équipement…
Posté en tant qu’invité par mat:
merci Bebos pour les précisions.
Je pense qu’il va me falloir étudier plusieurs topos avant de pouvoir évaluer moi-même une cotation engagement.
a+
mat
Posté en tant qu’invité par Polo:
Il y a une excellente définition de la cotation d’engagement dans les topos de cascades de François Damilano et Godefroy Perroux. Tu pourras facilement faire l’analogie avec les autres courses :
De I à VII : le grade de sérieux exprime l’engagement, la longueur, l’éloignement, les difficultés d’approche et de descente, le caractère, la continuité, le nombre de longueurs difficiles, l’équipement en place, les risques objectifs. Un seul de ces paramètres suffit à déterminer la cotation de sérieux de la cascade.
Exemples :
I : Escalade généralement sereine.
II : Escalade présentant une longueur difficile. Généralement, peu de dangers objectifs. Il peut y avoir une longue approche.
III : Escalade présentant plusieurs longueurs difficiles. Risques objectifs éventuels. Il peut y avoir une longue approche.
IV : Escalade présentant plusieurs longueurs difficiles. Risques objectifs pouvant être importants. Il peut y avoir une approche longue et délicate.
V :La cordée doit posséder un excellent niveau de compétences (choix de l’itinéraire, problème d’assurage, accumulation de longueurs difficiles et soutenues). Risques objectifs souvent élevés. Approche ou descente longue ou difficile.
VI : Longue cascade pouvant être parcourue en une journée par les meilleurs. Elle présente des problèmes de logistique, de conditions, de choix d’itinéraire, d’assurage, de risque d’effondrement. Elle offre une succession de longueurs difficiles et soutenues. Approche ou descent elongue et difficile. Risques objectifs souvent élevés.
VII : C’est encore mieux ou pire selon les motivations…
Posté en tant qu’invité par mat:
excellent, merci beaucoup.
Cette précision concerne les cascades (de glace je suppose !), mais ça doit être similaire pour du rocher.
Posté en tant qu’invité par Baltardive:
De toutes les façons on est dans le subjectif : je trouve que le grad engagement est plus « dur » dans les cascades que dans les goulottes.
Exemple : Hémo à godo (vallon de la Selle) et la Goulotte Chéré au Mont Blanc du Tacul sont côtées en grad II, alors que le mauvais temps au col du Midi est infiniment plus redoutable.
Faut-il dans le Grad engagement tenir en compte le fait que le téléphone portable passe ou non ?
Posté en tant qu’invité par Etienne:
Tiens, l’opposition cascade/goulottes me rappelle une des questions idiotes que je me pose de temps à autre:
en goulotte, ou en mixte, si tu veux te protéger dans une fissure bouchée par de la glace, quelle est la méthode la plus sûre? Suffit-il de planter une broche dans cette glace? ou faut-il la dégager au piolet pour placer un coinceur/friend/piton, avec ce que ça représente de perte de temps et d’énergie?
Posté en tant qu’invité par Francois:
Faut poser un spit sur le rocher à côté.
Posté en tant qu’invité par Polo:
Il tient la forme le François ce soir 
Posté en tant qu’invité par Rozenn:
« Il y a une excellente définition de la cotation d’engagement dans les topos de cascades de François Damilano et Godefroy Perroux »
Qui est épuisé mais…
Pour ceuw qui sont motivés, il est encore dans le rayon Alpinisme de Citadium à Paris au dernier étage (derrière le magasin Le Printemps Haussman).
C’est pas du potin ça?
Rozenn
Posté en tant qu’invité par Polo:
Dis donc Rozenn, t’aurais pas un peu abusé de la Villageoise en brique ??? 
Epuisé …
Y’a pas qu’a à Paris qu’on trouve des topos, mdr !!!
Posté en tant qu’invité par Etienne:
Il n’y a pas à dire, tu t’y connais en matière de gain de temps et d’énergie…
Posté en tant qu’invité par Rozenn:
Polo, tu veux dire que la cruche qui a cherché durant tout le mois de juin ce topo épuisé dans toute la vallée de chamonix et dans les magasins du vieux, elle le trouvait n’importe où ailleurs? Soit je suis très cruche, soit on s’est pas bien compris (soit les deux, c’est fort possible avec la villageoise): ce topo il se trouvait n’importe où il y a quelques années mais il est épuisé chez l’éditeurdepuis plusieurs mois , donc etc…
La villageoise (75019 Paris)

Posté en tant qu’invité par Christophe:
Par ailleurs, on peut remarquer que la cotation Engagement n’est pas une chose nouvelle. Les Britanniques ont toujours utiliser une cotation Engagement (en glace et en rocher) en plus de la cotation technique. En grimpe traditionnelle, la cotation engagement est souvent privilégié par rapport à la cotation technique.
Les américains utilisent également un système proche : ils ajoutent R (Run out : littéralement courir en dehors des protections) ou X (interdit de tomber) pour définir la difficulté de poser les protections. Ce système est nettement moins précis que le système brittanique, et souvent il depend de l’ensemble des voies d’un même site. Si toutes les voies d’un même site sont R, R signifie alors : plus Run out que la moyenne.
Est ce que d’autres pays ont developpé un système similaire?
Posté en tant qu’invité par Polo:
Si je les trouve, tu veux que je te les achète ?
Posté en tant qu’invité par Rozenn:
Si c’est à moi que tu causes Polo ma réponse est non puisque je l’ai acheté effectivement chez Citadium. Je comprends rien ce matin…
Va m’refaire un p’tit café…
Rozenn
Posté en tant qu’invité par Polo:
C’est la rentrée ???