Posté en tant qu’invité par Etienne:
Il m’est arrivé une fois d’avoir à arrêter la chute d’un second, lors d’une traversée descendante.
C’est toujours délicat d’assurer une traversée, il faut avaler un max de mou sans donner de tension à la corde, afin de ne pas déséquilibrer le grimpeur. Là, en plus, il y avait du tirage, car pour ®assurer mes deux seconds j’avais dû passer les deux brins dans tous les points. Dans ce cas, afin de bien sentir la progression , tu tiens le brin moins fermement que si tu assures du haut - j’espère que je me fais comprendre.
Bref, quand mon gars est tombé, le choc a été suffisant pour retourner le 1/2 cabestan et laisser filer la corde sur une 50aine de cm. Avec une corde aussi fine, la sensation de brûlure est immédiate et le réflexe de lâcher est quasiment irrésistible. Heureusement j’ai aussi eu le réflexe de briser un tabou en marchant sur la corde, ce qui m’a aidé à arrêter la chute.
Je suppose que quand tu arrêtes le vol d’un premier le même genre de mésaventure peut arriver. Un gant évite de sentir la brûlure et permet de tenir ferme, mais aussi éventuellement de dynamiser pour protéger le point et la corde. On utilise la corde à double essentiellement dans les grandes voies, d’où souvent des points plus espacés, et du mou supplémentaire parce qu’on ne voit plus son premier. Bref, de grosses chutes en perspective. Si tu es déjà à un relais, impossible de sauter pour amortir une partie du choc, il ne te reste plus qu’à laisser filer un peu pour freiner progressivement. Essaie déjà de mouliner quelqu’un sur un seul brin, tu constateras que l’efficacité du freinage diminue beaucoup plus vite que le diamètre de la corde. D’où ma question et mon conseil d’utiliser un gant.