Coques ou cuir?

Posté en tant qu’invité par matthieu:

Bonjour
je souhaiterais acheter des chaussures mais voila j hésites:
faut il que j achetes des coques (afs evoluzione ou ottomila…) ou des cuirs? Qu est ce que vous pensez? Arguments. Essais.
merci beaucoup d avance

Posté en tant qu’invité par jojo:

c’est juste bon pour la cascade de glace, en alpinisme hivernal et les expés hautes altitudes (en ce qui concerne les thermisés style AFS 8000)
c’est hyper rigide et ça fait suer les pieds (pas bon en marche d’approche l’été), en plus c’est lourd

par ailleurs les cuirs, c’est plus comme y’a 100ans:
tous types de rigidité disponibles (à choisir selon sa pratique), doublures respirables, modèles +ou- légers & VASTE CHOIX

seul hic au bout de quelques années l’étanchéité n’est plus parfaite au niveau des plis qui se sont formés au fur et à mesure de l’utilisation - de toutes façons à ce moment là faut aussi ressemeler et alors autant les changer!

pour moi le choix est vite fait:
plastique pour : cascade de glace et les expés hautes altitudes
cuir pour : TOUT LE RESTE et cuir Thermisé pour l’alpinisme hivernal

Posté en tant qu’invité par Ben38:

Bonjour

je souhaiterais acheter des chaussures mais voila j hésites:
faut il que j achetes des coques (afs evoluzione ou
ottomila…) ou des cuirs? Qu est ce que vous pensez?
Arguments. Essais.
merci beaucoup d avance

A priori tout pousse a prendre du cuir, mais personnellement, apres 3 ans de chaussures en cuir pour l’alpinisme (voies glaciaires faciles essentiellement), je suis revenu aux coques plastiques.

En effet, avec les cuirs (K2 rosso, modele non hivernal), j’avais tres vite froid aux pieds, meme l’ete (j’ai un petit syndrone de Reynaud).

En plus, je les trouvais un peu « casse chevilles » lors de longues traversees en devers. Cote confort, c’etait pas mal sauf quand c’etait mouille : ampoules garanties.

Bref, je me suis rachete des coques (vielles Asolo hivernales d’occase) il y a 3 ans, et j’apprecie la difference. Effectivement pour l’approche c’est un peu plus raide, mais en ne lacant pas le coup de pied ca passe bien. Et au petit matin, c’est tellement bien d’avoir les pieds bien au chaud ! Cote poids, c’est pas forcement plus lourd contrairement a ce qu’on croit : les coques aussi ont fait des progres depuis les bonnes vieilles Scarpa modele UCPA !

Donc si tu es particulierement sensible au froid, les coques plastiques presentent une meilleure isolation pour un prix moindre, en general.

Dans le cas contraire, ou si tu fais plutot des voies mixtes ou rocher, tu seras sans doute mieux avec des cuirs. Mais il faut bien les entretenir, et prendre garde aux lanieres des crampons, ne pas trop les serrer pour ne pas gener la circulation du sang dans les pieds. Et surtout prendre le temps de bien les essayer pour voir quelle marque te convient le mieux. L’ideal est d’arriver a s’en faire preter une paire, ou a en louer, pour un test « sur le terrain ».

Ben

Posté en tant qu’invité par Bebos:

D’accord avec Ben, les cuirs c’est trop mou pour la goulotte et les dévers (ça casse les chevilles et le coup de pieds, même les plus rigides style « népal top extrême »), c’est plus froid, ça te coupe la circulation par ce qu’une fois sur deux c’est trop serré ou ce sont les crampons qui appuient quelque part, ça finit souvent par prendre la flotte (un peu un faux argument parce que ça s’entretient quand même)…
bref, trois ou quatre ans que j’ai des cuirs, et vivement que j’ai des sous pour m’acheter des coques…

Posté en tant qu’invité par eric b1:

C’est pour faire quoi ?
Voici mon sentiment personnel :

  • Rando : cuir pas trop rigide (avantage déroulé),
  • Rando glaciaire ou course peu techniques : Cuir ou Coque,
  • Couloir, goulotte, cascade : courses technniques à la journée : cuir (avantage sensation : vraiment très supérieure),
  • Expé, Raid, cascade ou couloir sur plusieurs jours ou en condition très froide : coque (avantage sécurité de la protection themique et du séchage rapide).

Tu l’auras compris si tu fais un peu de tout, l’idéal c’est d’en avoir une paire de chaque, voire 3 : 1 coque hivernal, 1 cuir rigide thermique et technique, 1 cuir semi-rigide …

Pour moi le cuir (Nepal Top) a été une révélation en cascade : les sensations n’ont plus rien a voir avec les coques.
Par contre attention, la limite thermique (même avec les modèles dit thermiques) est vite atteinte (perte de sensibilité des orteils à plusieurs reprises, jamais avec les coques) et quand il faut les prendre le lendemain c’est dur dur !

Eric

Posté en tant qu’invité par Benj:

Les coques c’est bien si tu restes sur la neige, mais dès que tu veux faire un peude rocher, zéro sensations. Donc si tu veux pouvoir faire un jour des trucs classiques en escalade facile mais sans chaussons (genre les arêtes de la meije ou le cervin), je te conseille vivement de prendre direct des cuirs.

Posté en tant qu’invité par Jean-Claude:

les copains se foutent souvent de moi, mais je suis un inconditionnel des coques plastiques. Il y a une douzaine d’année j’ai fait ma première course en montagne un 2 juillet. Le Mont-blanc par les grands mulets. J’avais loué une paire de coques (neuves) à Chamonix. Lorsque je suis redescendu, après 17heures dans les pompes (une vrai bavante), j’étais exténué mais je n’avais pas une ampoule, j’étais comme dans des savates et je n’avais absolument pas eu froid. le premier achat que j’ai fait ça été les coques : exactement les même que celles que j’avais loué : Koflach Vivasoft… elle ne m’ont pas encore quitté mais sont au bout du rouleau : semelles usées, chaussons tassés… et à mon grand désespoir, je pense que je n’arriverai pas à retrouvé les mêmes… Je fais tout avec, alpinisme, montée en refuge, courses d’arête, un peu de cascade de glace. Je suis super bien dedans, mon pied est bien protégé, la cheville bien tenue et ce n’est finalement pas si lourd que ça au regard des modèles cuirs… bref si quelqu’un en a des neuves à vendre en 42 1/2, je suis preneur !!

Posté en tant qu’invité par Michel C:

eric b1 a écrit:

  • Rando : cuir pas trop rigide (avantage déroulé),

A pardon Eric mais en rando, il vaut beaucoup mieux avoir une paire de baskets : c’est plus léger, on est beaucoup plus agile, l’amorti est bien meilleur. On s’economise ainsi de la fatigue et on protège les genoux.

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

A pardon Eric mais en rando, il vaut beaucoup mieux avoir une
paire de baskets :

ah bon? moi pour la rando, j’ai des chausures de rando! c’est surement très conformiste mais bon…

Posté en tant qu’invité par Michel C:

Ah chouette, un petit débat histoire d’égailler un peu le forum !
Pour ou contre les chaussures de rando ça vaut pas pour ou contre les femmes en montagne mais par ces temps de désoeuvrement, on ne va pas faire les diffciles…

Moi, je trouve qu’une chaussure qui maintient la cheville ne se justifie que pour les personnes ayant une fragilité à ce niveau. je ne connais personne se promenant en montagne avec un genouillère s’il n’a pas de problème de ligaments croisés et pourtant beaucoup de gens se bloquent la cheville sans réelle nécessité. Etrange non ?
Les baskets ont de multiples avantages :

  • le poid est le plus évident mais peut-être pas le plus important.
  • l’amorti est aujourd’hui très performant sur les baskets et n’est pas aussi développé dans les chaussures de rando. Du coup qui dit meilleur amorti dit moins de chocs sur les articulations (principalement les genoux). Une descente sur sentier avec des semelles vibram est extremement traumatisante. En baskets on gagne énormément. Les chocs sont aussi douloureux pour les muscles, c’est moins grave sur le long terme mais sur le coup ça peut être tout aussi handicapant. On gagne là aussi en fatigue musculaire.
  • la souplesse de la cheville permet de dérouler le pied, de poser la pointe du pied en premier ce qui favorise encore l’amorti : au lieu de tomber sur le talon, on déroule le pied en souplesse ce qui limite d’autant les chocs.
  • enfin, la souplesse et la légereté permettent d’être beaucoup plus agiles (et donc plus rapides et plus sereins) dans les passages techniques.

Quelques limitations quand même :

  • dans les pierriers, les cailloux on plus facilement tendance à rentrer dans la chaussure
  • dans les gros blocs, on peut se prendre des coups sur la malléole et ça fait parfois mal
  • les névés sont plus délicats à passer et la descente en ramasse relève de l’exercice d’équilibriste.

Posté en tant qu’invité par Dom:

Michel C a écrit:

Ah chouette, un petit débat histoire d’égailler un peu le
forum !

comme tu dis …

Quelques limitations quand même :

  • dans les pierriers, les cailloux on plus facilement
    tendance à rentrer dans la chaussure
  • dans les gros blocs, on peut se prendre des coups sur la
    malléole et ça fait parfois mal
  • les névés sont plus délicats à passer et la descente en
    ramasse relève de l’exercice d’équilibriste.

ben oui, et c’est justement parce que c’est le lot de la plupart des randos en montagne de passer dans ce genre d’endroit qu’une chaussure de rando est plus confort qu’une basket … ;-))

Posté en tant qu’invité par Michel C:

Dom a écrit:

ben oui, et c’est justement parce que c’est le lot de la
plupart des randos en montagne de passer dans ce genre
d’endroit qu’une chaussure de rando est plus confort qu’une
basket … ;-))

Sauf que sur une rando de 4 heures, tu vas passer 3h30 sur du sentier facile et 30mn dans des pierriers ou névés. Je préfère être un tout petit peu moins bien dans ces cours passages et beaucoup mieux sur la majorité de la course que l’inverse.
Dans les pierriers ça passe toujours en baskets même si c’est parfois un peu moins agréable. Sur les névés raides, ça peut être très délicat en baskets mais ça n’arrive que très rarement. Personnellement, je n’ai jamais été bloqué du fait d’être en baskets.

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

ben oui, et c’est justement parce que c’est le lot de la
plupart des randos en montagne de passer dans ce genre
d’endroit qu’une chaussure de rando est plus confort qu’une
basket … ;-))

Absolument.

nous sommes donc tous d’accord pour dire que Michel C a bien besoin d’un stage de montagne dans les Grrrrrrrrisons où il nous montrera comment faire pour gravir le versant W de la Tschima da Flix en basket dans de bonnes conditions de securité! ;o)

Ah la la, Dom ,j’te jure… ces touristes…!

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

ouais mais bon, on ne randonne pas que sur sentiers. Ta proportion de 1/8 hors sentiers ne correspond pas à ma pratique, en tout cas.
J’ai vu pls fois des randonneurs faire des chutes ou des glissades dans les Vosges, ces soit disant motagnes à vaches, ben la plupart d’entres elles portaient des baskets. Coincidence?

Posté en tant qu’invité par eric b1:

Faut dire que par rando j’entends « marche » donc peu technique mais sur des supports de type montagne (je suis toujours sur le forum alpinisme ?).

Michel C lui il ne marche pas en montagne, il court !

Maintenant, pour les marches d’approche, j’aime bien les chaussures basses genre basquettes améliorées parce qu’on marche plus vite avec et que c’est plus léger au baudrier mais c’est un autre sujet …

Posté en tant qu’invité par Michel C:

Bon, mercredi je fais le Viso en baskets. Je te raconterai si je reviens.
Sinon, j’ai fait l’Aiguille de la Bérarde en baskets et ça ne posait pas de problème pourtant la proportion est plutôt 3/4 de désescalade/gradins/vires caillouteuses et 1/4 de sentier.
Pour les Grrrrrrrrrrrrrrrisons, j’aimerais bien mais ça fait loin… surtout quand on a l’Oisans à 1h de route, Belledonne à 30mn et le Vercors à 10mn.

Posté en tant qu’invité par Michel C:

A quand même tu te décide à répondre… un moment j’avais cru que tu t’étais mis à travailler !

Posté en tant qu’invité par Claude:

On peut faire beaucoup de choses avec des baskets.
La semaine dernière j’ai fait deux sorties en baskets, les cretes du cirque de Troumouse et la classique du mur du cirque à Gavarnie. Je ne me suis pas senti géné malgré des passages d’alpinisme rocheux AD, des névés gelés ou en ramasse, et des kilometres de champs de pierres.
Ca suppose juste d’avoir des chevilles suffisament entrainées. Je pense qu’il y a beaucoup plus de gens qui ont des problemes de maintien de la cheville que ne semble le croire Michel C. Bien tenir sa cheville necessite une pratique régulière d’un sport qui la solicite, par exemple de l’escalade ou de la marche avec des chaussures un peu souple (et apres vous trouverez aussi les nepal top trop rigide pour la goulotte). Une fois j’ai du faire déplacer un hélico pour une amie qui s’est fait mal à la cheville après une chute sur un sentier ; elle ne courrait pas, avait des chaussures de rando mais était juste fatiguée.

On n’a pas parlé de l’imperméabilité des chaussures. Je voudrais juste rappeler sur la question que l’important ce n’est pas d’avoir des chaussures qui ne prennent pas l’eau, mais d’avoir des chaussures qui séchent plus vite qu’elles ne se mouillent.

Posté en tant qu’invité par jojo:

« On n’a pas parlé de l’imperméabilité des chaussures. Je voudrais juste rappeler sur la question que l’important ce n’est pas d’avoir des chaussures qui ne prennent pas l’eau, mais d’avoir des chaussures qui séchent plus vite qu’elles ne se mouillent »

Là faut me dire avec quoi tu marche ! des sandales ?
ou es-tu parvenu à installer un ventilateur dans tes godasses ?

non, sérieusement que mets-tu aux pieds ?

Posté en tant qu’invité par Michel C:

Claude a entièrement raison : avec des baskets, si tu mets le pied dans une flaque d’eau il est mouillé instantanement mais le fait de marcher évacue l’eau et tu as le pied sec (ou du moins tu n’as plus la sensation de mouillé) très rapidement. Avec les chaussures de rando au contraire, l’eau ne rentre pas facilement mais une foi qu’elle y est c’est pour de bon et tu as le droit de terminer la journée avec des chaussures qui font « floc-floc » à chaque pas… encore un atout pour les baskets.
A noter qu’il existe des guètres pour baskets. Je n’ai jamais essayé mais ça semble très efficace pour éviter d’avoir des cochonneries qui rentrent dedans. Les adeptes de la course d’orientation utilisent tous ça.