Posté en tant qu’invité par jak:
il était une fois un petit homme qui devait se rendre à Besançon pour des raisons qui pouvant déterminer de ce qu’il pourrait devenir dans cette société.
Comme ce petit homme a des idées &cologistes, et qu’il est seul, il n’a pas pris sa voiture pour se rendre dans le Nord, mais il a pris le train à Grenoble.
Dans le train, il s’est assis dans le sens inverse de la marche et du coup il a eu mal au coeur dans les 1ères minutes car il venait juste de manger. Puis son coeur s’est à nouveau serré lorsqu’il a vu s’éloigner la bosse blanche familière du Taillefer, en pensant à ces belles randonnées à skis qu’il aurait pu faire ce w-e: la Grande Lance, Comberousse, le rocher Blanc,…Son regard s’est accroché aux dernières formations calcaire de la chartreuse, où subsistait à son étonnement encore quelques plaques de neige…
puis rideau. euh non, c’était un virage et avec le courant d’air le petit homme s’est pris le rideau dans le visage.
quand celui-ci est retombé (le rideau, pas le petit homme), il a constaté qu’au vert-blanc-gris de la Charteuse avait succédé les formes basses et vertes des terres froides puis grisâtres et sales de la banlieue lyonnaise puis l’immense plaine de la Saône où aucune cîme enneigée n’accroche le regard mais où les champs jaunes de Colza succèdent à d’autres champs verts (du blé sûrement) avec les grands bâtiments gris des silos.
« Putain » s’est-il dit, comment ferait-il pour vivre ici, alors qu’une partie de son esprit vibre là-bas au milieu des montagnes. Plat, plat c’était plat. Comment faisaient les autres pour supporter ça? Il a regardé les gens, les a trouvé gros, avec le nez rouge (feraient-ils trop honneur aux vins?), peu souriant…(il ne voudrait pas généraliser pour ne pas avoir une fausse opinion de gens qui sont surement par ailleurs sympathiques), mais il s’est dit que cet environnement naturel ne lui conviendrait pas .Il s’est alors senti très seul.
Le petit homme a alors repris le train pour Grenoble, le paysage s’est déroulé dans le sens inverse et il a retrouvé avec la même émotion que quand il l’avait quitté: l’apparition de Belledonne dans la cluse de Chambéry entre Bauges et Charteuse, lui a vraiment paru formidable, magnifique.
Il a réalisé qu’avec l’habitude on ne réalisait pas notre « bonheur ».
cependant le lendemain il fut très déçu, furieux en voyant le comportement électoral des Rhône-alpins et ne fut pas fier d’habiter dans cette région.

