Posté en tant qu’invité par Arnaud Clère:
Eh ben c’est pas gagné et ça me semble dommage…
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Communiqué
Mardi 27 janvier 2004
Tous ensemble, pour une grande fédération des pratiquants de la montagne !
Parce que l’avenir de la montagne française constitue un enjeu exceptionnel pour l’ensemble de notre société – aussi bien en matière de loisirs et d’aménagement du territoire, de biodiversité que d’expérimentation sociale, économique et culturelle – il est indispensable que les pratiquants des sports et loisirs de montagne puissent s’exprimer et agir efficacement, d’une voix forte, constructive et autorisée, aux côtés des autres partenaires montagnards, professionnels, élus, associations et acteurs socio-économiques concernés.
A ce titre, une grande fédération disposant de l’ensemble des moyens nécessaires à son action doit aujourd’hui voir le jour pour les représenter et c’est bien l’objectif, depuis un an, de la Fédération des Clubs Alpins Français (FCAF) dans sa démarche de rapprochement et de fusion entreprise avec la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade (FFME).
Samedi 24 janvier 2004, lors d’une nouvelle séance de travail organisée au siège du CNOSF à Paris sous l’égide du Ministère des Sports, le Comité Directeur de la FCAF a donc de nouveau défendu le projet ambitieux de cette grande fédération unifiée, intégrant le regroupement de la totalité des moyens, des compétences et des savoir-faire des deux fédérations originelles, dans le respect de l’histoire, la culture et la sensibilité de chacune.
Ainsi, dans l’esprit constructif qui a été – et sera toujours – le sien et pour sceller de manière forte et concrète un an de négociations communes, la Fédération des Clubs Alpins Français a pris l’initiative de proposer au vote des deux comités directeurs réunis une plate-forme en quatre points, confirmant à la fois l’apport à la nouvelle fédération, sans aucune contrepartie financière, de ses 142 refuges et chalets et de l’ensemble de ses autres actifs – éditions, Centre National de Documentation, etc - et sa volonté de voir aboutir un système très équilibré d’animation de la future instance (*) pour lui donner les meilleurs gages d’avenir et de pérennité.
Pour sa part, le Comité Directeur de la FFME n’a pas souhaité prendre en compte la globalité de ce projet sur lequel il ne s’est prononcé que partiellement et a repoussé les ultimes propositions de la FCAF concernant les droits de vote aux assemblées. Il n’a pas souhaité non plus répondre à la demande de la FCAF de produire lui-même, à son tour, des propositions alternatives.
La Fédération des Clubs Alpins Français prend acte de cette position mais la regrette sincèrement, estimant qu’elle obèrerait de façon très sensible, si elle n’évoluait pas, la clarté de l’engagement et les capacités d’action de la future fédération. Aussi, tout en respectant scrupuleusement sa liberté de pensée et de choix, la Fédération des Clubs Alpins Français en appelle à la loyauté et à la pertinence de la Fédération Française de la Montagne et d’Escalade pour qu’elle réexamine sa position avec le plus grand soin et dans un sens plus favorable aux intérêts de tous les pratiquants. De même, la FCAF compte sur la vigilance du Ministère des Sports pour que les intérêts légitimes des deux parties soient respectés.
Elle convie, par ailleurs, avec force et enthousiasme, l’ensemble de la communauté montagnarde – collectivités, associations, élus et professionnels, acteurs socio-économiques – à se saisir de ce dossier capital et à exprimer au plus vite ses analyses et ses souhaits pour engager, aux côtés des deux fédérations directement concernées et dans les meilleures conditions, cette nouvelle grande étape au service de toute la montagne.
La Fédération des Clubs Alpins Français
(*) Sur ce point décisif pour la pérennité de la nouvelle fédération et afin que chaque bénévole, quelle que soit son origine fédérale, s’y trouve convenablement représenté et respecté, la FCAF rappelle que le rapport 52 FCAF/48 FFME – déjà en soi défavorable à la FCAF - avait été, dès l’automne dernier, validé par les deux parties. La FFME est ensuite revenue sur cet accord de principe pour exiger un rapport 50/50 inacceptable par la FCAF, compte - tenu du poids initial des deux fédérations et de l’apport d’actifs considérable et gratuit qu’elle s’apprête à faire à la nouvelle fédération.



