Comment vous choisissez vos sorties aujourd’hui ?

Avec les beaux jours qui reviennent, je me repose une question récurrente :

comment vous choisissez vos sorties aujourd’hui ?

Entre les topos, les traces GPX, les applis, les avis…
on a énormément d’informations (trop ?).

Et pourtant, j’ai souvent le sentiment que ça rend le choix plus compliqué, ou plus incertain, au lieu de le simplifier.

Personnellement, ça m’a amené à regarder autrement ce qui fait qu’un parcours “vaut le détour” ou pas.

Est-ce que vous avez des critères, des méthodes, ou des repères qui vous aident vraiment ?

(j’ai essayé de formaliser ça à partir de mon expérience terrain, je peux partager si ça intéresse)

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Perso je trouve ça super qu’on aie une multitude de sources d’informations et d’outils (traces GPX) par exemple pour éviter de se tromper d’itinéraire.
Perso je vais dans les itinéraires qui m’attirent, et souvent je découvre ces itinéraires par hasard, par bouche à oreille ou via les réseaux sociaux (C2C, Instagram)

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Apparemment tu pares de randonnée ? Donc je peux répondre. Personnellement je me décide en fonction de mes envies d’ailleurs. Un coup les Pyrénées un coup la Corse un coup les Alpes. Ma première inspiration n’est sûrement pas un topo ou des sorties. C’est plutôt une inspiration et la lecture des cartes tout bêtement qui me font rêver. Après bien sûr je regarde les infos qu’il peut y avoir compte rendus ou topos.
Le fait qu’il y ait beaucoup de comptes rendus de sortie n’est pas un critère pour moi ce serait même l’inverse. Les coins « secrets » m’attirent.
Bon actuellement j’ai pour projet le GR 20 ce qui contredit tout ce que je viens de dire :wink:
Mais l’un n’empêche pas l’autre

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En ce qui me concerne, le premier critère est la proximité de là où je suis. Là où j’habite, où là où je vais rendre visite à de la famille. Je cherche autour de ces endroits, avec les moteurs de recherche pour trouver les curiosités, et en affinant avec OpenStreetMap. Après, il y a quelques autres circonstances, aller voir une éclipse ou des aurores boréales, ou des souvenirs de mon pays d’enfance, donc désormais j’ai ajouté le critère d’accès en train autant que possible.

D’abord la météo, la distance, le lieu (préférence si je ne connais pas)
Ensuite sur le secteur concerné : la difficulté physique ou technique
J’ajouterai que souvent je décide avec qq un , donc le choix se fait à deux.
A la fin, je cherche à compiler un max d’info de toutes les sources possibles sur les 2-3 itinéraires sélectionnés.

En fait, ce que j’exprime aujourd’hui, ce n’est pas trop pour mes besoins personnels, car j’ai une longue pratique derrière moi. Mais c’est plutôt pour un randonneur Lambda qui doit crouler sous les informations multiples et variées et n’a pas forcément les clés pour choisir en connaissance de cause.
J’ai été amené à réfléchir sur ce sujet pour éclairer les décisions de ce randonneur Lambda.
Je vous partagerai une de mes réflexions sur ce sujet et j’aimerais bien avoir votre retour

La question est assez différente entre un randonneur expérimenté et un novice. Pour un novice, peut-être qu’il manque un apprentissage de la rando pour comprendre ce qu’il faut savoir avant chaque projet de plus en plus ambitieux.

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Phase 1 : Définir la région, le secteur
Phase 2 : Étudier la carte
Phase 3 : Préciser les itinéraires et les objectifs.

Les outils « modernes » sont utiles en phases 1 et 3. En 1, par les récits sur internet qui s’ajoute à toutes les autres sources (bouche à oreille, livres, clubs, etc, …). En phase 3 pour les précisions du terrain et la faisabilité (CR, traces GPX, etc, …).
Mais en phase 2, rien ne vaut la carte qui permet de « visualiser » le terrain et permet à l’imagination de s’exercer.

Je me retrouve dans vos réponses, à titre personnel… mais justement, elles montrent qu’on sait déjà faire quand on a de l’expérience.
Je me suis placé dans la peau d’un randonneur moins expérimenté, confronté à la profusion d’offres, et qui cherche à faire un choix sans vraiment savoir par où commencer.

J’ai essayé de structurer une approche autour de ça.
Je serais très intéressé par vos retours, notamment sur ce qui vous paraît juste… ou à côté de la plaque :
En simplifiant, je vois souvent 3 étapes

  1. Une première sélection (lieu, météo, distance…)
  2. Un tri plus fin (difficulté, type de terrain…)
  3. Et ensuite… une accumulation d’informations pour sécuriser le choix

Mais au final, ça reste souvent assez flou, et pas forcément structuré pour un randonneur « en apprentissage »

Est-ce que vous avez le sentiment d’avoir une méthode claire aujourd’hui,
ou est-ce que vous l’avez construit progressivement avec l’expérience ?

Pour la rando, j’ai commencé bêtement avec la carte IGN et qq grosses notions de déniv horaires ou de distance.
Je trouve un objectif (lac, sommet), et j’y vais par les sentiers, en tenant compte de l’enneigement.
Avec l’expérience, on sort progressivment des gros sentiers, puis des sentiers tout court…
Le GPS ne devrait servir qu’à dire où on est si on a des doutes…

Comme tous les « anciens », mon expérience et mon apprentissage se sont fait par la cartographie et la lecture des cartes. Je suis certes curieux de savoir comment font aujourd’hui les jeunes qui ne passent pas par la carte « carto » ?

Meteo + Bera
Metaskirando et Webcams inforoute 05 et 04 et stations
Et j’ai quelques centaines de courses en tête après 40ans de sorties
Et je m’adapte

Facile !
1/ Réseaux sociaux pour déterminer le spot de la photo que tout le monde se doit d’avoir publié pour dire « j’y étais »,
2/ Trace gps téléchargée sur quelconque site internet,
3/ Suivi au mètre près de la trace importée sur le smartphone,
4/ Dans la majorité des cas tout se passe bien, et la photo est parfaite,
4 bis/ Dans quelques cas, et pour plein de raisons possibles, c’est une galère infinie, et y a pas la photo finale à afficher,
4 Ter/ Dans de rares cas, l’hélico se déplace !

A titre personnel, avant l’avènement du GPS, j’ai découvert la montagne grâce aux bons vieux topo-guides « rando éditions », en choisissant soigneusement la catégorie du topo (surtout pas plus haut que « randonneur »), et en suivant scrupuleusement les indications… le tout avec une carte dans le sac, mais sans trop savoir la lire non-plus !

Puis on s’aguerrit, on tente autre chose, on se paume, on galère, on crame des jokers, on se retrouve… finalement, on apprend !
Le tout, c’est comme pour beaucoup d’autres choses, c’est de ne pas trop griller les étapes !

Avec un peu d’expérience aujourd’hui (mais bien moins que la plupart des contributeurs ici présents), mes choix de sortie se font vraiment sur le tas, avec la météo comme critère principal pour y aller ou pas (et la nivologie l’hiver bien sûr)… Je peux facilement me retrouver dans une autres vallée que celle qui était initialement prévu (avoir toute la carto d’un massif sur smartphone, ça aide) !

Le carton des trucs à faire (ou refaire) ne désemplit pas, le choix n’est que trop vaste, et la plus belle balade reste toujours la prochaine !

PS : Pour la carto, même si c’est moins pire qu’au début, faut toujours pas me demander de tracer un azimut !
En gros je visualise à peu près où je dois aller étape par étape, puis je fais ma trace au plus logique / facile, jusque dans le 2sup ou 3 pas trop expo… mais là on commence à flirter avec la limite rando / alpi !

Bonne balades !

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Utiliser une IA pour collecter facilement les informations suivantes:

  1. Réseaux sociaux pour déterminer le spot de la photo que tout le monde se doit d’avoir publié pour dire « j’y étais ».
  2. Chercher sur les sites de rando populaires en gardant les mieux notées et avec le plus de commentaires
  3. Recherche internet sur les « top 10 » et « bucket list ».

Plus noter ce dont « les gens » te parlent.

Et s’en servir pour aller n’importe où ailleurs qui à l’air sympa sur un carte, google earth ou un site tenu par un obscur mec au design et ergonomie immonde tout droit sorti des années 90 :laughing:

Je ne plaisante qu’à moitié, selon l’activité et l’endroit c’est vraiment ma méthode. Pas par snobisme mais par ce que souvent le onzième truc sans voir personne est finalement « mieux » que le premier qui croule sous le monde. Et le premier truc est souvent premier par ce qu’il y a UNE photo à faire et pas pour son homogénéité. Les gens vont là ou vont les autres, autant en profiter pour aller aileurs.

Je pense qu’on peut utiliser son intelligence naturelle pour ça. C’est toujours ça d’économisé en CO2.

En fait j’ai oublié le truc fondamental pour moi depuis plusieurs années. Je choisis mes randos en fonction de l’absence de patous avant tout. D’où la Corse par exemple.

Tu peux parfaitement le faire à la main et au cerveau. Cela étant, faire des recherches internet, cliquer sur tous les premier liens et résumer les « top 10 », trouver leurs cordonnées GPS etc. n’est pas une activité formidablement stimulante et enrichissante. Du coup je le délègue volontiers.

Et pour compenser mon emprunte carbone je me stationnerais 2km plus loin et finirais à pied sur la route.

Au premier degré et pour répondre à la question initiale, la possibilité de collecter, analyser et afficher facilement des informations à aussi changé la façon dont j’approche les choses dans des coins que je ne connais pas. Il m’est maintenant assez facile et rapide de générer des KML/GPX avec des centaines de points d’intérêts. Tu peux utiliser ces informations pour étudier des zones et les importer dans l’outil que tu utilises pour tracer ton parcours. Un gain de temps incroyable par rapport à le faire manuellement ou devoir faire l’automatisation toi même.

Il y a quelques années j’ai passé pas mal de temps a compiler les endroits / fréquences d’observation de certains animaux pour décider où / quand aller. Maintenant ça me prendrait 15mn et ça ne repose plus sur des compétences techniques « avancées ».

Je ne fais jamais ça. Les points d’intérêt je préfère les découvrir. De toute façon la montagne est un point d’intérêt en soi.
Mais bon je suis un vieux dinosaure.

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Et pourtant, y compris sur le GR20, Il y a matière à coins solitaires, secrets, mais :shushing_face:

On peut même les trouver sans le vouloir si on rate quelques balises :slight_smile:

À l’insu de son plein gré :blush:

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