Yety,
Il te faut d’abord un job principal (alimentaire) qui t’apporte de quoi payer tes factures et te nourrir tous les mois. Considère l’AM comme un job secondaire, qui te fait plaisir. Il faut absolument être pluriactif. Cela te permet aussi de sauver la mise si tt à coup tu es blessé, malade ou que les conditions mto sont exécrables pendant 1 mois et que tes sorties tombent à l’eau… Une fois que tu as ta clientèle et une certaine notoriété en tant qu’AM, tu peux tjs abandonner ton job principal. Mais il te faut au moins 4-5 ans pour construire cela, et seulement si tu es très actif (site web, pub, articles ds la presse, passages à la radio, etc.)
J’ai 40 ans, une formation universitaire, un job à 60% qui n’a strictement rien à voir avec la montagne mais qui me permet de boucler le mois, et je suis AM à côté. Je l’appelle mon « loisir professionnel ». Je suis indépendante et j’ai monté ma propre structure, ainsi je vis le métier comme j’ai envie de le vivre, à ma façon et à mon rythme, je ne dois rien à personne, et je sais comment le boulot est fait. C’est un chouette équilibre et je ne changerai ma vie pour rien au monde, j’ai bcp de chance de pouvoir vivre comme ça! Je ne suis pas avec mes clients tous les we et j’ai la liberté de refuser des demandes. Je veux absolument garder du temps libre pour ma montagne « à moi » (alpi, escalade, etc). Autant j’aime la montagne, autant je ne voudrais pas être AM à plein temps, la passion s’amenuiserait et la routine s’installerait avec le temps. C’est un métier où on donne bcp de soi, c’est un métier exigeant même si certains pensent qu’on est en vacances!
En Suisse, le tarif officiel d’un AM engagé à la journée est de CHF 350.- (220 Euro). On prend au max une douzaine de personnes par sortie. Au début je partais avec 1 ou 2 clients, et gagnais des clopinettes, mais je ne regardais pas l’aspect financier, je le considérais comme un investissement à long terme. Maintenant il m’arrive de refuser du monde, à contre cœur!
Bonne chance !