Colère Refuges - industrie touristique

Posté en tant qu’invité par laurent13:

Salut,

Ehh, chacun sa pratique… je suis un gros faineant…et je revendique le droit d’aller en montagne

J’aime quand le telepherique m’amene à 3800 metres en 30 minutes, sans avoir à faire une marche d’approche.

J’adore les voies ensoleillees en face sud de l’envers des aiguilles à 10 minutes du refuge et siroter un verre avec la vue sur les Jorasses et le Geant en terrasse au refuge de l’envers…

J’aime pouvoir me dire que meme si je n’ai qu’un we je pourrais quand meme profiter de la montagne et passer une bonne nuit en refuge, bien manger et discuter avec d’autres personnes.

Apres il m’arrive aussi d’aller bivouaquer, de porter un gros sac de bouffe parce que je n’ai pas assez de sous pour le repas du refuge… ou que ca m’emmerde de payer 17 euros pour manger de la daube…

Je me marre bien dans les deux cas… et si je trouve que c’est surfrequente, je ne peux m’en prendre qu’à moi… j’avais qu’à aller ailleurs!

Bon c’est clair que je ne fais pas de l’Alpinisme avec un grand A, mais ca va je ne le vis pas trop mal ;).

Posté en tant qu’invité par hervé57:

OUPS, c’est bien la première fois que mon message suscite autant de réponses, j’ai quitté l’internet quelques minutes et voilà que je me fais déjà écorcher de tous les côtés!

Je vois que mon message en a énervé plus d’un parmi vous mais vous m’avez mal compris ( ou je me suis très mal exprimé, c’est plutôt ça ;-))

« Pas de téléphérique = corde en chanvre »? mais non, je n’ai pas dit cela! je dis que cela fait partie d’un tout, une image de la montagne qui a disparu, mais en aucun cas je n’ai dit qu’à supprimer les téléphériques, autant tout quitter et revenir en arrière! c’est complètement différent…

Pour ce qui est de Chamonix, tout à fait d’accord avec toi, il y a bien plus beau à voir ailleurs si l’on recherche la tranquillité, mais c’est un exemple, un peu typé certes mais si j’en cite une autre on va me redire la même chose, alors… mais je comprends parfaitement ton opinion, moi-même je n’aime pas être pris dans la foule et être un wagon d’un long train;-)
PS/ je ne suis pas skieur du genre « je démarre haut pour descendre bas », ça ne m’intéresse pas du tout, bien qu’ils aient droit comme nous de pratiquer leur loisir

Ensuite (j’espère me tromper), ce qui me chagrine, j’ai l’impression que tu me classes dans une catégorie de gens que moi-même je n’apprécie pas du tout, c’est-à-dire des gens pressés qui en veulent toujours plus juste en claquant dans les doigts, sans faire d’effort, du genre le citadin snob en vacances…je n’ai rien à voir avec cette mentalité, c’est la raison pour laquelle je n’exigerai et je ne souhaiterai JAMAIS qu’on multiplie les installations pour être porté « jusqu’au pied de la voie pour que ça passe dans le WE »
Si tu veux tout savoir, je n’ai pas un emploi du temps qui me permet de prendre de longs WE, j’ai un travail difficile et autant le dire, jamais de congés car je n’ai pas encore de poste stable, à cause d’un début de carrière pas évident. Alors comment veux-tu que je dénigre toute utilisation d’un téléphérique dans certains cas? un jour, je vais prendre celui pour le Col de Balme parce que le voyage en voiture m’a épuisé, et descendu de la cabine, on va me traiter de quoi? de pauvre type, tant qu’on y est? ce n’est pas parce que j’emprunte un cabine que je souhaite en voir partout, et qu’on doit automatiquement me classer comme « monchu de base »!

Comme l’a dit un ou une collègue sur un post précédent, et je l’en remercie, je ne suis pas un alpiniste pressé, mais un alpiniste lointain…et ce, quelles que soient mes priorités

Oh, je crois qu’il faudra que je déménage :wink: et suivre un exemple messin ici-présent;-)!
Comme çà, plus de souci!

J’espère avoir mieux situé mon opinion cette fois, et que ce roman répond à vos réactions

Hervé57

Posté en tant qu’invité par casscroot:

hervé57 a écrit:

Ensuite (j’espère me tromper), ce qui me chagrine, j’ai
l’impression que tu me classes dans une catégorie de gens que
moi-même je n’apprécie pas du tout, c’est-à-dire des gens
pressés qui en veulent toujours plus juste en claquant dans
les doigts, sans faire d’effort, du genre le citadin snob en
vacances…je n’ai rien à voir avec cette mentalité, c’est la
raison pour laquelle je n’exigerai et je ne souhaiterai JAMAIS
qu’on multiplie les installations pour être porté « jusqu’au
pied de la voie pour que ça passe dans le WE »
Si tu veux tout savoir, je n’ai pas un emploi du temps qui me
permet de prendre de longs WE, j’ai un travail difficile et
autant le dire, jamais de congés car je n’ai pas encore de
poste stable, à cause d’un début de carrière pas évident. Alors
comment veux-tu que je dénigre toute utilisation d’un
téléphérique dans certains cas? un jour, je vais prendre celui
pour le Col de Balme parce que le voyage en voiture m’a épuisé,
et descendu de la cabine, on va me traiter de quoi? de pauvre
type, tant qu’on y est? ce n’est pas parce que j’emprunte un
cabine que je souhaite en voir partout, et qu’on doit
automatiquement me classer comme « monchu de base »!

C’est clair que ces problématiques de régulation de flux dépassent le strict cadre de la montagne et on beaucoup avoir avec les choix de société et de style de vie. L’individu dans tout cela n’est pas toujours aussi libre qu’il le souhaiterai et/ou les effets de ses actes ne sont pas non plus toujours en accord avec ses convictions.
Donc à mon sens chercher des responsables ou des solutions avant de comprendre au mieux « comment ça marche » est dangeureux.

Enfin, bon, v’la ce que j’en dis et qui ne va pas forcement faire beaucoup avancer les choses.

Posté en tant qu’invité par yann:

Salut,

En ce qui me concerne je ne pense pas que l’utilisation de moyens modernes pour permettre l’accès à la montagne soit préjudiciable à celle ci… Je n’ai jamais vu un téléphérique, un corde (synthé ou chanvre), un piolet, une broche… jeter un papier par terre. En revanche la personne dans ce téléphérique et utilisateur de ce matériel n’est pas toujours aussi irréprochable…

Je sais, la surfréquentation cause des pollutions visuelles et sonores indéniables. Mais le problème n’est à mon avis pas une question de matériel mais d’êre humain. Je peux très bien monter de Cham au sommet du Mont blanc sans utiliser le téléphérique et jeter mes papier de bonbon, faire rotir une marmotte pour me restaurer, pisser dans un ruisseau parceque c’est rigolo, balancer des cailloux dans les ravins pour voir comment ça fait…je peux aussi très bien utiliser le téléphérique et repecter le lieux où il me dépose…

Le saul problème du téléphérique et des refuges c’est de permettre à plus de gros cons d’acceder à la montagne… A nous de les éduquer… nous les amoureux…

Yann

Posté en tant qu’invité par Charles:

Il n’y a jamais eu de téléphérique montant au refuge des Ecrins et pourtant l’été dernier , le glacier Blanc (le mal nommé dans ce cas) par l’effet de la canicule nous montrait ses plus beaux apparats sous le refuge sus nommé :de très beaux vestiges de l’époque secondaire de l’alpinisme (années 1970 pour la plupart après datation au carbone 14)
Je pense qu’aujourd’hui , alpinistes et randonneurs sont bien plus « propres » qu’auparavant et qu’il ne faut pas leur mettre tout sur leur dos . Certes , ils sont aussi plus nombreux ce qui effectivement crée plus de pbs .

Posté en tant qu’invité par hervé57:

Yann et Casscroot ont bien résumé le sujet:

ce n’est pas le matériel et les installations qui posent un réel problème, mais avant tout la mentalité de celui qui l’utilise, c’est donc une question d’être humain, en effet

j’ai d’ailleurs l’impression que si tout le monde se comportait bien en montagne, on ne parlerait pas de l’équipement sur celle-ci, et tous seraient en accord…évitons SVP de tomber dans le piège qui consiste à dire que parce qu’un alpiniste utilise une infrastructure, c’est forcément un parasite, c’est beaucoup trop réducteur :frowning:

Posté en tant qu’invité par Olivier:

Je suis ok avec toi mais pour moi l’exemple de Hervé renforce ta thèse !!! Et oui il se contredit… il me semble que pour monter au Buet c’est une belle bavante… pas de remontées… Donc c’est possible de sa tailler une bavante dans de telles conditions !

Perso je suis dans le même cas qu’Hervé et j’adapte mes objectifs à mon emploi du temps. Un week end de deux jours me permet de faire une course … de deux jours… et lorsqu’un jour férié apparait je fait comme tu le dis !!!

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

Je peux très bien

monter de Cham au sommet du Mont blanc sans utiliser le
téléphérique et jeter mes papier de bonbon, faire rotir une
marmotte pour me restaurer, pisser dans un ruisseau parceque
c’est rigolo, balancer des cailloux dans les ravins pour voir
comment ça fait…je peux aussi très bien utiliser le
téléphérique et repecter le lieux où il me dépose…

on peut aussi monter de Cham au sommet du Mont blanc sans utiliser le téléphérique et repecter le lieux…
ce sont deux problématiques différentes dont tu parles, l’une entrainant une pollution chimiques (les déchêts qu’on jette par terre), l’autre c’est la mecanisation/betonisation de ceux qui veulent la montange sans effort pour des raisons aussi diverses et variées que « ah ben, ça fait vivre des guides, alors on y touches pas », « la montagne doit etre democratique », « moi j’ai une pratique de la montagne cooooool »…

au fur et mesure des threads que l’on voit sur c2c a propos des telephériques, de l’heliski, des usines à ski, des hotels/restaurant… ma conviction selon laquelle y’a une forte tendance à la consommation de la montagne se renforce. C’est bien triste, d’autant plus que je suis pas assez naif pour croire que cette tendance s’inversera un jour…

Posté en tant qu’invité par hervé57:

En fait, ton message, avec lequel je suis entièrement d’accord sur le fond, soulève une nouvelle problématique: il y a en effet deux aspects, la pollution et la mécanisation, MAIS…

Tu rapportes la mécanisation à la facilité d’accès en montagne, ce qui se tient et fait majoritairement référence aux téléphériques (etc…) mais est-ce que le débat ne risque pas de s’élargir dans ce cas précis aux équipements à demeure sur les sommets? oh, je ne parle pas du cadre de l’escalade pure et dure où spits et autres pitons sont indispensables et sont très discrets, je te parle de mains courantes en rando et de chaînes spitées pour gravir des murs et passages délicats…on a dit il y a quelques années que ces équipements incitent le novice à se lancer dans des difficultés inadéquates par rapport à son niveau, qu’il ne saura pas gérer, et donc court un risque important A CAUSE de ces fameux assurages courants en rando…et d’un autre côté on rétorque que si le randonneur n’a pas le niveau pour passer avec des prises et moyens naturels, il n’a rien à faire là!!
je ne connais pas la solution à ce problème, car il y aura toujours des « pour » et des « contre », mais quoi qu’il en soit et dans le contexte de ce post, ces équipements à demeure sont aussi (à moindre échelle c’est certain!!!) une mécanisation de la montagne, et si la fréquentation en est un indice, il n’y a qu’à voir la Dent d’Oche au Chablais pour s’en rendre compte :wink:
Tout se fait selon des échelles, mais la bêtise de l’un rejaillit souvent sur le nombre.
Or, poser ce genre d’équipement sur une rando, c’est voir affluer un grande quantité de nouveaux venus qui veulent découvrir la montagne à leur façon, sans technique, spontanément, et donc avec des équipements sur place: il y a parmi eux des gens très bien, amicaux et respectueux, mais aussi des « rôtisseurs de marmottes », ça nous ne pourrons jamais le changer, mais nous devons essayer de changer leur état d’esprit, bien que parfois cela semble déséspéré.

Donc oui, tu as raison, il semble que la « consommation de la montagne » soit un phénomène avéré, et si des idées existent pour le limiter, c’est un phénomène qui prendra de l’ampleur.
///////////////////////////////////////////////////////

Il appartient à chacun de continuer à rêver, à sa façon, de « SA » montagne (rando, via ferrata, alpinisme et escalade) en honorant les dispositions nécéssaires pour que ce milieu fantastique et sauvage perdure avec sa beauté originelle, déjà si durement entâchée.
C’est ma conclusion personnelle,

Hervé57

Posté en tant qu’invité par casscroot:

Je sais pas si je me suis bien fait comprendre dans mon post précédent.
Ce sont des questions de systémique pour moi.
Le matériel à bien une importance : plus c’est facile, plus y’a du monde. . Difficile de dissocier matériel et humain. Il faut une volonté de fer, (à mon avis bien surhumaine ou inhumaine) pour se passer d’un outils améliorant à première vue les conditions d’éxistence. D’où l’importance de la (dés)information.
Plus c’est chiant, moins y’a de monde. Donc si y’a trop de monde car y’a un téléphérique, au bout d’un moment, des gens n’y vont moins car il ya trop de monde, il y a une sorte d’auto-limitation. En même, temps, cette rétroaction négative commence : 1)souvent trop tard quand le lieux est déjà bien « niqué », car tout cela augmente petit à petit et on s’y habitue et la prise de conscience n’a lieu que lorsque des seuils critiques sont dépassés 2°) ou alors les systêmes de valeur ont radicalement changés (à grand coup de promotion et de pub si besoin) : quelqu’un qui ne connaît que la station ne soupçonne même pas que la montagne peut-être autre chose, et ne verra pas de mal à son sur-équipement.
Ca marche aussi avec les spits cette affaire… et même avec l’attente dans les embouteillages. En fait, cela fausse souvent l’appréciation coût/avantage d’une situation.

Pour les histoires de pollution, il faut toujours résonner en valeur absolue par rapport au millieu où elle est injectée, sinon, cela n’a aucun sens. 10 personnes qui jettent 10 papiers par terre polluent moins que 10000 personnes qui jettent 1 papier un fois sur deux… La pollution augmente et pourtant les attitudes individuelles ont réellement évoluées. C’est une peu comme avec les bagnoles : elle peuvent unitairement polluer deux fois moins qu’avant, mais 1) que dire s’il y en a dix fois plus 2) si on en change deux fois plus souvent (la fabrication rejette d’une caisse à peu près autant de CO² que pendant son utilisation… ).

Bon, aller, j’arrête de vous bourrer le mou avec mes théories à deux balle.

Posté en tant qu’invité par hervé57:

non, non, Casscroot, c’est intéressant ce que tu dis!

Posté en tant qu’invité par casscroot:

Je remercie les shadoks, mes grands maîtres devant l’éternel.

Posté en tant qu’invité par c.l:

Quand c’est dur ca a le privilege d’eliminer le gros beauf, et c’est deja pas mal.
Il ne reste plus qu’a eduquer le connard qui a la caisse et qui fout sa merde partout.

Rhaaa, ce genre de post ca vous fait passer pour un gros con de reac.
Mais au fait… si j’en etait un ?

Posté en tant qu’invité par Öli:

Allez Jean Marie, faut plus regarder la tele, c’est trop negatif, balance ta tele, je l’ai fait il y a 5 ans, ca fait du bien. Donc, j’ai pas vu l’emission, je suis encore tres calme.
Et faut pas aller a Cham, c’est plus assez vierge et pure comme autrefois.
Tu vas te faire du mal a la tete si tu continus…
Bon ca c’est sur tu exagere et generalise.
Tu prends un cas extrem dans le massif, le refuge du Gouter, son camping…et la VN du Gros Mont Blanc que l’on voit sans doute depuis toute l’Europe tant il est eclaire des 2h du matin…

Tu fantasme legerement:
« Je reve d’etre pratiquement tout seul avec des gens bien eleve, propre comme moi et partageant les memes idees que moi sur la vraie montagne. Une montagne ou tout le monde bivouaquerait »
Redescents sur terre.

« les refuges c’est cher »
Va voir les restos en vallee, ce sont les memes prix et tu bouffe pas toujours bien.
Les Gites pour dormir c’est encore plus cher.
Ils n’ont pas les frais d’helicos en plus, il n’ont pas les contraintes de travail lie a l’altitude, trop haute parfois.
Nous (les gardiens) sommes des Travailleurs independants et nous payons les memes charges qu’en restauration classique.
Nous reversons la quasi totalite des tarifs nuitees, nous gagnons 0,92 E par nuitee. 97 % des refuge payent des frais de location gerance assez eleve.
Il faut bien vivre, et ce qui nous fait vivre ce sont les consommations diverses et les repas.
Conclusion, je ne gagne strictement rien sur les hors sac, que j’essaye d’accueillir « normalement ».
J’ai moi meme ete dans ce cas.
Il y en a quand meme qui me font rire lorsqu’ils arrivent, entierement equipe North Face et Patagonia avec equipement neuf!
Excusez, mais si c’est trop cher le repas…il faut que ceux ci m’expliquent, merci, je suis dans l’incomprehension.

« le bivouac seul solution possible pour eviter de polluer, Les refuges sont certainement la plus grosse source de pollution en montagne »

La pollution et proportionnellement lie avec la frequentation d’un lieu.
Et plus il y a de monde, plus un equipement est necessaire, car personne ne redescent ces dechets organiques et autres poubelles deposes discretement sous une pierre.
C’est bien sur pas ton cas Jean marie, mais helas tous les bivouaqueurs ne sont pas comme toi.

Au Gouter sur la neige, en comptant 50 personnes en moyenne chaque jours au bivouac, je laisse au mateux le soin de faire un calcul sur 90 jours, en kg ou unites au choix? meme si certains en deposent plus que d’autres et pas seulement des merdes…il faut aussi redescendre les poubelles…les cons.
Pour avoir frequenter des camps de bases en cordilleres blanches surpeuples, bonjour la pollution.

Au fait, personne n’est en colere en Vanoise dans le Parc ou tout bivouac est interdit, excepte pres des refuges de 19h a 7h. Et payant.
Il y a plein de coin fabuleux ou tu peux encore bivouaquer tranquille dans le massif du Mont-Blanc. Et pas cher???

ALORS ARRETEZ DE FAIRE UN CACA NERVEUX QUOTIDIEN SUR LE SUJET DE LA VN DU MONT-BLANC, IL Y EN A DEJA ASSEZ!!!

OLIVIER, UN GARDIEN PAS EN COLERE.

PS: Si certains n’aiment pas « le luxe et l’opulence », et bien bivouaquer.
C’est un ideal que je respecte. Mais il est tres elitiste.
Soyez tolerant, il faut savoir partager la montagne avec tout le monde, vous n’etes pas dans VOTRE propriete.

Posté en tant qu’invité par Bubu:

Le problème avec une remontée, c’est que ça concentre la fréquentation. Car une (grande ?) partie de ceux qui les prennent le font parce qu’elles y sont, et non pour aller sur tel ou tel sommet.
D’où 2 solutions:

  • soit on met des remontée partout, et les gars pourront se répartir sur tous les sommets
  • soit on vire tout, et les gars n’auront pas d’autre choix que de monter à pied, comme pour la majorité des sommets… donc pas de raison de se concentrer sur un sommet particulier, car aucun n’est plus accessible que les autres… (en fait non: généralement, plus ils sont bas, plus ils sont accessibles, mais il y en a bien plus)
    La réalité est un compromis entre ces 2 extrêmes.
    Mais aujourd’hui la tendance est plutôt à l’équipement en altitude, alors que je préfèrerais que les remontées se cantonnent aux approches (en dessous de 2500m, et jamais jusqu’à un sommet ou à une crête): on s’arrêterait au Plan de l’Aiguille, à la Fléchère, … il y a toujours plein de remontées pour ceux qui en veulent (ça va, c’est pas intégriste ?), mais c’est quand même beaucoup plus discret dans un panorama.
    La tendance est à l’équipement en altitude, mais plutôt au déséquipement en basse altitude. Outre le fait de montrer qu’un équipement n’est pas perrein, cela donne un exemple de retour en arrière sans forcément nous ramèner au Moyen Age.
    Et en voyant certains coins plus « sauvages » aujourd’hui qu’il y a 15 ans, on prend conscience de ce qui avait été perdu par l’équipement, et on rêve parfois de toujours rencontrer un tel environnement lorsqu’on évolue dans des zones non habitées et non exploitées par l’agriculture (car les télés sont uniquement là pour les besoins des touristes, c’est différent d’une route accèdant à un village occuper depuis longtemps, même si ce n’est pas une raison pour construire des autoroutes partout).

Posté en tant qu’invité par Grôbôf:

c.l a écrit:

Quand c’est dur ca a le privilege d’eliminer le gros beauf, et
c’est deja pas mal.

Non mais dis donc…qu’est-ce que t’as contre les gros beauf’. Heureusement qu’il y en a, des gros beauf’, sinon on ne pourrait pas faire la différence avec les petits cons.

Posté en tant qu’invité par Leconnard:

c.l a écrit:

Il ne reste plus qu’a eduquer le connard qui a la caisse et qui
fout sa merde partout.

Si tu éduques le connard, Ducon, il ne restera plus que le gros beauf’. Tu seras bien avancé…

Posté en tant qu’invité par J-Marie:

François a écrit :

Il n’est nullement question de réprimé le camping en montagne

Ah si François, il était bien question de réprimer le bivouac (au Goûter?) et de restreindre le bivouac à Tête Rousse. En y installant des chiottes histoire de gérer la foule chiante (au sens propre), ce qui effectivement est un vrai problème en altitude
Donc si t’es pauvre, tu te tapes 800m de déniv en plus le jour du sommet. Une autre solution est possible : le célèbre **** bag à la mode du Yosemite (bref, vous chiez dans un sac et vous redescendez tout, je vous l’accorde, c’est pas super ragoûtant, mais si cela s’impose comme norme, ce n’est pas l’enfer. Quant à moi, je descend systématiquement mon PQ usagé, ce qui n’est pas l’idéal mais c’est toujours çà)
Le sous entendu sur la responsabilité des campeurs était assez limpide, il me semble (sinon pourquoi parler du problème du bivouac dans un sujet sur le nettoyage du site?)

Le luxe et l’opulence!!! Diable, je n’avais jamais remarqué…mais
maintenant que tu le dis…

Si, les refuges dérivent clairement vers un luxe inutile et coûteux en terme d’environnement (voir la température très très confortable qui règne l’hiver dans bien des refuges et qui signifie fuel monté en hélico)
Va faire un bivouac, tu verras tout le luxe dont on peut se passer avec bonheur.

Faut supprimer les guides. Scandaleux! c’est des marchands du temple

Quant aux professionnels, je n’ai pas nommé les guides car je ne pense pas qu’il s’agisse d’un ensemble uniforme qu’on puisse blâmer ou créditer en bloc.
De nombreux pro sensibilisent leurs clients au respect des sites et choisissent des courses moins fréquentés pour faire découvrir autre chose que les usines des voies normales et grandes classiques faciles.
Et puis j’avais dit que j’étais énervé. Rassurez-vous, je n’irai pas couper le câble de l’Aiguille (il tombe très bien tout seul).

Pourquoi les polonais?

Parce qu’un Polonais en bivouac était interrogé dans le sujet, histoire de nourrir les a priori sur nos nouveaux concitoyens Européens (salauds de pauvres!)
Et aussi parce que j’admire leur engagement en montagne et la force de leur passion. Ceux qui habitent à 7 heures de Cham et trouvent que c’est vachement dur
devraient aller grimper avec des gars de l’est (qui se tapent 15 ou 20h de route, ont peu de matos et pas de fric pour les remontées mais beaucoup de talent et de volonté)

Sinon, pour faire un commentaire sur la séparation du problème des infrastructures et des comportements des individus. S’il est vrai que ce n’est pas le fait de prendre le télé ou d’aller en refuge qui implique qu’on jette ses papiers par terre, le fait de rendre la montagne facilement accessible en fait un produit de consommation courante et ne pousse pas à la réflexion et à l’engagement personnel.
Le fait de découvrir ce milieu à un rythme paisible, de respecter une progression lente dans sa carrière d’alpiniste, bref d’en chier est me semble-t-il garant d’une certaine éthique qui implique le respect du milieu.
Bref, plus d’infrastructures = moins d’éducation (encore un raccourci audacieux!)

La montagne à l’état sauvage est accessible à tous mais toutes les montagnes sauvages ne le sont pas et c’est ce qui en fait l’intérêt.

Posté en tant qu’invité par Le Piu:

Je prends le débat au vol…

Refuge = poubelles, chiottes avec fosses septiques, impact limité en regard de la concentration. (moins mauvaises solutions dixit des spécialistes de l’environnement)

camping = pas de chiottes, pas de garanties que les déchets soient redescendus, eparpillements de la pollution.

Les déchets qui ont réapparus au Goûter suite à la caniculs, qu’ils soient organiques ou non, ils n’ont quand même pas inventés!!!

Posté en tant qu’invité par Alex:

il faudrait que tu montes au refuge des Ecrins ou Promontoire ou autre, pour voir que les toilettes sont des trous qui déversent tout dans un couloir, alors les refuges ne sont pas tous si propres que ça…un bon exemple est les Evettes, toilettes sèches, été comme hiver

Refuge = poubelles, chiottes avec fosses septiques, impact
limité en regard de la concentration. (moins mauvaises
solutions dixit des spécialistes de l’environnement)

il y a autant de garanties que dans un refuge que les poubelles soient descendues…
l’éparpillement de la pollution, ça peut être bon dans certains cas, ça la dilue…mais à des endroits où il ne pleut pas, ça risque de mettre du temps à nettoyer…

camping = pas de chiottes, pas de garanties que les déchets
soient redescendus, eparpillements de la pollution.

sur la mer de glace c’est identique, des boîtes de conserve, câbles, tessons de bouteille, etc. ressortent de la glace avec l’ablation du glacier en bas…

Les déchets qui ont réapparus au Goûter suite à la caniculs,
qu’ils soient organiques ou non, ils n’ont quand même pas
inventés!!!

le mot-clef c’est autonomie…on ne peut pas dire que les gens qui bivouaquent plolluent plus que les pensionnaires de refuge : ces derniers profitent des héliportages (pollutions sonore, visuelle et aérienne). Si on veut préserver une montagne vivable, il faut tâcher dans la mesure du possible d’être autonomes, donc de redescendre ses déchets, d’être hors-sac au refuge (désolé les gardiens ;o) et de prendre des comprimés anti-diarrhée pour lâcher ses excréments en vallée ;o)))

Alex