J’ai récemment fait le Tour des Ecrins (GR54) en mode trail bivouac, donc ultra léger et avec un équipement minimaliste, sur 4 jours.
J’ai été consterné par la questions des étrons, sur deux points en particulier :
- D’abord, à chaque spot sympa de bivouac, on ne compte plus les merdes, avec le PQ qui va avec, pour le rendre plus visible. Il y en a partout. Le joli petit coin de bivouac devient souvent un petit coin tout court.
- Ensuite, comme indiqué, j’avais un équipement minimaliste, donc pas très chaudement vêtu et pas de veste de pluie (je remercie les donneur de leçons de me faire grâce de leur commentaire sur le fait de ne pas prendre cet accessoire à cet altitude,. Je sais ce que je fais ce n’est pas le sujet). A deux trois reprises, j’ai subi l’orage. J’ai voulu m’abriter de la pluie et de la grêle sous un rocher, parfois juste une toute petite niche (ici encore, j’invite à ne pas m’indiquer qu’il ne faut pas se protéger sous un rocher par temps d’orage : cette recommandations générale, faite au grand public pour éviter le risque de foudroiement par l’éclair qui traverserait la grotte peut être largement nuancée lorsque le rocher est très petit, loin du sommet ou de la crête, ce qui était mon cas). Or, à chaque fois, j’ai trouvé que le tout petit abri en question s’était transformé en lieu d’aisances pour homo sapiens sapiens.
De la même façon, parce que j’étais en pleine canicule, j’aurais parfois apprécié trouver un peu de fraicheur sous ce type d’abri, on simplement contre un gros bloc. C’était toujours dégueulasse.
Mais pourquoi les randonneurs vont ils chier ici ?
C’est absurde et complètement stupide à plein d’égards :
- D’abord, comme je viens de le dire, cela empêche de se servir du lieu comme un abri contre les précipitations ou la chaleur, ce qui est bien dommage
- Ensuite, c’est faire en sorte que votre offrande à la nature mette le plus longtemps possible à se dégrader : pas de pluie, peu de micro faune coprophage, absence totale de végétation pour le dégrader. Bref, l’offrande et sa draperie blanche double épaisseur à motif imprimés va trôner dans sa niche comme une statue dans son oratoire : pour l’éternité (presque).
Je rappelle donc la seule méthode sensée et acceptable : Creuser un trou dans la terre ou soulever une pierre, chier, ne pas utiliser de PQ (utiliser feuille de végétaux ou eau) ou si vous voulez impérativement l’utiliser, vous le remporter dans un sac en plastique (cela pèse que quelques grammes).
Sur le lieu : pas dans les niches sous les rochers (quel besoin d’aller ici ? Faut il vraiment se cacher des autres randonneurs qui sont à 2 km ?), loin d’un cours d’eau, loin du sentier.
Cela évitera d’avoir encore de nouvelles interdictions de bivouac qui commencent à apparaitre un pue partout dans les Ecrins (et ailleurs) en raison de ces mauvais comportements). Pour ma part, à chaque bivouac, je ne laisse comme traçe de mon passage qu’un peu d’herbe tassée).
Merci



met tout au plus 1 semaine à disparaître, grâce aux mouches et surtout bousiers (et autres tout petits organismes)
lui il lui faut plutôt une bonne année pour être ingéré , surtout à l’air libre (plus rapide au sein d’un compost issu de wc sec _ expérience de 20 ans 
