Chaussures de rando : expérience assez irritante et décevante

Bonjour,

J’utilise depuis quelques jours des chaussures Scarpa Marmolada, et j’ai eu un problème assez pénible avec ces chaussures que j’ai eu toutes les peines du monde à régler.
Je serais curieux de savoir si d’autres ont eu des expériences similaires avec cette marque (et quelles solutions vous avez trouvé).

Donc j’ai acheté ces chaussures qui m’ont vraiment tapé dans l’œil en magasin par de nombreuses qualités :

  • conception bien « technique » pour les sentiers difficiles,
  • bon pare pierre,
  • construction qui mêle judicieusement cuir et synthétique,
  • poids contenu,
  • ajustement du chaussant exceptionnel du chaussant avec le système sock fit,
  • coque du talon vraiment enrobante,
  • semelle intermédiaire qui semble offrir un bon amorti.

Bref, les attentes étaient hautes. Mais à la première sortie patatras : sensation douloureuse sous le pied (sous l’avant-pied et sur l’extérieur surtout) après à peine 20 minutes de montée, qui se transforme en véritable supplice à peine la descente entamée.

Après un peu de recherche sur les tests et forums (anglophones surtout), je constate que pas mal de monde relève un amorti souvent insuffisant chez Scarpa, attribué principalement à la semelle intérieure.
Et j’ai pu constater cela sur cette paire de chaussures (et d’autres de la même marque) : épaisseur à l’avant d’à peine 2mm et virtuellement aucune élasticité du matériau.
Comparé à des semelles intérieures (d’origine) de plusieurs autres chaussures d’autres marques, la différence (épaisseur et matériau) est énorme.

Selon un vendeur interrogé, ce serait pour économiser sur les coûts et pouvoir gagner quelques grammes au niveau marketing.
Franchement, si c’est le cas, c’est de bien courte vue de la part de Scarpa car cela ruine totalement le première expérience d’une paire autrement bien conçue et produit des désagréments notables : des douleurs, des randos avortées et beaucoup de temps perdu à essayer de traiter le problème.

Cela a été en effet assez compliqué (et coûteux) à résoudre :

  • j’ai essayé plusieurs semelles d’autres chaussures mais dès qu’on rajoute un peu trop d’épaisseur, le volume intérieur est significativement diminué et cela change nettement le confort,
  • les semelles gels que l’on trouve facilement en magasin sont généralement très épaisses et inadaptées,
  • j’ai fini par acheter des semelles Sidas (45€) pour me rendre compte que si cela réglait le problème à l’avant pied, cela en créait un au talon, trop surélevé, et qui ne se positionnait plus correctement dans la forme du talon (avec ampoules à la clé).
    Au final, ce qui s’avère être le meilleur compromis c’est une des semelles de mes autres chaussures (Meindl Air Activ) avec un serrage très modéré de la partie avant du laçage.

Bilan : beaucoup de temps perdu, des randonnées foirées et des dépenses inutiles.
Tout ça pour gagner 5€ et 50g sur la brochure …
Et ce, alors que je ne suis pas particulièrement difficile à chausser : j’avais toujours jusqu’à présent utilisé les semelles d’origine sur toutes les chaussures.

Décevant et beaucoup de crédit perdu par Scarpa en ce qui me concerne, pour ce qui sont sinon d’excellentes chaussures.

Merci d’avance pour vos commentaires et de partager vos éventuelles expériences et solutions

Je ne sais pas si finalement, pour Scarpa, commercialement ils sont perdants. En effet, tu ne rachèteras probablement pas chez eux, mais finalement tu as quand même acheté ces chaussures et une fois utilisées, impossible de les retourner… Peut-être qu’ils comptent sur le volume, mais la démarche est vraiment pas top. Ca me fait toujours peur d’acheter des chaussures neuves pour cette raison. Oui on peut essayer en magasin, s’assurer que le talon ne frotte pas en montée, que la pointe ne touche pas en descente, mais on peut pas les éprouver et projeter les sensations dans la chaussures après du gros dénivelé et des dizaines de kilomètres…

En dernier recours (et lâcher un bon billet au passage - mais aucune idée du coût réel), peut-être passer chez un podologue et faire des semelles sur mesure ? Tu as l’air d’être en mesure de précisément pouvoir localiser le problème, donc peut-être un coup à jouer de ce côté ?

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On peut aussi acheter ses chaussures en amenant ses semelles amortissantes en magasin pour l’essayage, afin de remplaçer la semelle de propreté.

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J’utilise des Scarpa mescalito nouveau modele et achetés 2 fois le modèle ancien orange et bleu. Ressemelés plusieurs fois tellement je suis bien.
Tige basse et bon pare pierre.
Confort et légèreté et bonne solidité
Parfait pour moi

Je ne suis évidemment pas de le secret des études marketing de Scarpa mais j’ai quand même du mal à voir une logique business derrière ça :

  • la semelle Meindl qui résoud le problème est à 13€ au Vieux Campeur : je doute qu’il y ait beaucoup à gagner à mégoter sur la semelle intérieure,
  • la fidélisation de la clientèle n’est pas une vue de l’esprit : bon an, mal an, je dois bien acheter 1 ou 2 chaussures de rando en moyenne. Clairement la prochaine fois, je n’irai pas acheter des Scarpa les yeux fermés.

Pour le reste, tout à fait d’accord.

  • L’essayage en magasin, même prolongé ne fait pas tout,
  • Les chaussures d’occasion sont nettement moins risquée : c’est un peu plus compliqué à trouver (mais quand je vois le temps perdu avec cette paire, au final … ) mais si ça ne va pas, on peut les revendre à peu près au même prix. Pour une paire neuve, c’est -50% dès qu’elles ont servi.

Possible effectivement.
Après ayant toujours utilisé les semelles d’origine, je n’avais pas anticipé …

Lesquelles ? Taille basse ? Mescalito Mid ? Mescalito TRK ?
J’avais regardé ces dernières aussi qui me paraissaient intéressantes aussi. Un peu moins techniques mais plus roulantes.

Désole, c’est en train de se transformer en blog de mes déconvenues de l’année avec les chaussures de randonnée.

Après de nombreux essais supplémentaires (semelles et chaussures) j’en suis arrivé à la conclusion qu’il y a deux évolutions globales dans l’offre des fabricants de chaussures qui ne sont pas du tout positives pour les adeptes de la randonnée.

Problème n°1 : généralisation des gommes vibrams tendres (Megagrip et autres)
Dans la pratique, ça se traduit par une usure fulgurante : voici ce qui reste des semelles sur une paire (Hanwag, pas ailleurs plus ou moins convenables sur le problème n°2 ci-dessous) après une douzaine de sorties.
Grosso-modo, elles sont déjà bientôt au bout …

Autant je peux comprendre les gommes tendre sur des chaussures de trail voire d’approche, autant sur des chaussures de randonnée cela me semble vraiment superflu, surtout au regard des conséquences en terme de longévité.

Problème n°2 : allègement des chaussures
Encore plus problématique et en lien avec le premier post d’origine.
Dans toute la gamme (chaussures alpi, trek ou hiking) il y a eu si on compare à il y a une dizaine d’années une réduction de poids sur les chaussures, je dirais de l’ordre de 200g. C’est vraiment net quand je compare mes chaussures de la génération précédente à ce qu’il y a aujourd’hui sur le marché.
Sauf qu’il n’y a pas de miracle : les matériaux ne sont pas plus légers, la réduction de poids s’est faite en enlevant la matière et principalement sur les semelles (sur les languettes aussi il me semble, mais c’est plus visible à l’essayage).
On voit donc fleurir plein de modèles avec des blocs semelle (et semelles intérieures) minimalistes et une réduction de l’amorti proportionnelle à la quantité de matière retirée. C’est bon au niveau marketing (« c’est léger »), ça fait vendre mais à l’usage on a l’impression de marcher sur des semelles en béton. Avec toutes les conséquences qui en découlent : randonnées avortées ou gâchées, beaucoup de temps perdu à chercher des solutions, dépenses inutiles, etc.

C’est vraiment sensible sur tous les modèles Scarpa que j’ai essayé :

  • Mescalito TRK
  • Marmolada
  • Ribelle Light OD.

Dans une moindre mesure avec les Hanwag Tatrat Light.

Mais on peut constater la tendance sur presque toutes les marques.

Les chaussures de la génération précédente qui me restent, hélas en fin de vie, font toutes 200g de plus à typologie équivalente, mais pas du tout ce problème.

Le souci au final pour s’équiper, c’est qu’il reste assez peu de solutions : les gommes tendres représentent à vue de nez les 2/3 de l’offre et si on retire de ce qui reste les modèles qui ont sacrifié le bloc semelle, il reste une poignée de modèles et pas forcément les plus faciles à trouver.

Le beurre, l’argent du beurre. La très grande majorité des pratiquants préfère les chaussures légères voire les modèles bas, ou même typé trail.

Galibier vend tjrs des chaussures de randonné increvable à 1,5 kg la paire en 42.

Sur le fond et comme la plupart, je ne vois pas l’intérêt des modèles hauts pour de la randonnée pédestre. Qd au confort, ça le fait pour moi avec des MH500 à 50 balles.

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C’est assez ça.

Au final je suis en train de ressortir mes Meindl Engadin à 1.8kg : c’est lourd à traîner, on n’est pas aussi agile, mais on ne se retrouve pas à faire une randonnée complète avec un « putain qu’est-ce que j’ai mal aux pieds » qui tourne en rond dans la tête.

Au niveau en dessous, je pense que j’ai fini par trouver un demi salut avec des Aku Superalp : 200g de plus que les modèles similaires chez la concurrence (et, coïncidence, le même poids que le modèle d’il y a 10 ans que je cherchais à remplacer) mais le confort semble un gros cran en dessus et avec une semelle vibram digne de ce nom…

Mes Garmont Ascent sont à la fois légères et à la fois celles qui ont le mieux tenu au vieillissement/usure, parmi les autres marques/modèles. Même la semelle est encore bonne malgré le kilométrage et la grimpe. Cela dit, elles sont dures comme une planche de bois. Mais on s’habitue.

1300g en 42.
On est loin de la chaussure de rando légère. L’Ascent est une pompe d’alpi.
La MH500 de D4 est à 900g en 43 et c’est déjà plutôt lourd. Une chaussure de trail dans la moyenne est à la louche à 550g en 42.

Le confort de l’amorti, c’est surtout la mousse (quantité et qualité) dans les chaussures modernes avec des modèles rando qui s’inspirent de plus en plus de la course à pied. C’est une sensation bizarre les premières fois mais ça fait la différence qd on veut courir longtemps y compris à la descente en terrain difficile.

Principal bémol pour moi de ces chaussures avec un énorme amortie : on perd la musculature du pied. Pour ma part, je continue donc de courir de tant à autres avec mes veilles chaussures pour conserver un pied « fort », précis et adroit.

Ascent : Chaussures d’alpi
MH500 : Tient plus de la basket que de la chaussure de randonnée.
On n’est pas du tout dans les mêmes catégories.

Sur l’amorti « les chaussures modernes avec des modèles rando qui s’inspirent de plus en plus de la course à pied » justement pas vraiment : on voit fleurir des modèles trails et dérivés avec des volumes d’amorti délirants mais dès qu’on rentre dans la catégorie rando, ce n’est plus vraiment le cas.

Sur Garmont : j’étais (et suis toujours) très satisfait de mes Pinnacle, utilisées essentiellement en raquette.
Mais 1’720g, pas 1’300 …

Pour de la randonnée, à fortiori un peu longue, ça le fait bien. Je fais même de l’alpi facile avec les NH500, par exemple l’arête NW de l’Etendard. Le talon est par contre bien pourri pour les terrains grimpants.
Principal bémol, c’est moche. Mais à 60€ pour une chaussure en cuir avec membrane …

La première question à te poser, c’est l’intérêt de la chaussure haute en randonnée. Hormis soucis médical aux chevilles, et encore, je ne vois pas.
En 30 ans, je n’ai jamais utilisé des chaussures hautes en rando.

La chaussure haute reste intéressante/indispensable en alpi. Mais 90% des personnes sont aujourd’hui sur des chaussures basses en rando.

Ce n’est pas vraiment le sujet de cette discussion, mais tout en étant plus ouvert que par le passé sur les chaussures basses, ma préférence va quand même plutôt aux chaussures hautes ou mid :

  • meilleures sur les terrains techniques : névés, pierriers, pentes herbeuses,
  • moins d’entrée de corps étrangers (ou d’eau),
  • meilleur soutien des chevilles et protection du pied,
  • meilleur profil de semelle en général.

(Et des chaussures qui tiennent plus dans la durée)

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Oui bien sur mais quasiment 1kg en plus pour ta paire à 1kg800. Et probablement moins d’amorti qu’une NH500 à 60€ versus des chaussures à 200-300€.

Le soutien des chevilles, je n’en veux surtout pas en rando. C’est à mon pied de se renforcer.

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C’est aussi pour ça que je cherchais autre chose pour avoir le choix selon les randos dans le range 1300-1400g.
C’est ce que j’avais espoir de trouver avec les Mescalito TRK (plus souples) ou les Marmolada (plus rigides).

Il faudrait interroger un développeur de chaussures. Mais, je ne serais pas étonné que l’amorti important des chaussures de course à pied, trail et certains rando basses ne fonctionne pas bien avec la rigidité d’une tige haute. C’est un ensemble.
Tige haute, amorti et légèreté, ça ressemble tout de même à la quadrature du cercle et assurément peu de clients.

Les critères c’est plus tige haute et amorti que poids (dans la limite du raisonnable)

Sans aller chercher l’amorti d’une chaussure de trail, j’ai eu par le passé de nombreuses chaussures de rando qui n’avaient pas ces travers et qui alliaient bon amorti et tige haute.
Je ne m’étais même jamais vraiment posé la question car la plupart des chaussures m’allaient assez facilement.
Et ce coup-ci, plus rien : un vrai parcours du combattant pour trouver une solution …