Bonsoir,
je reviens sur la réaction de Bernard Guérin " C’est scandaleux, mais ça fait quand-même beaucoup moins de morts que les voitures, et probablement même moins de morts que les activités de montagne. S’il faut interdire la chasse à cause du nombre d’accidents mortels, je crains qu’on ne doive interdire aussi les activités qui nous plaisent"
Au début de l’automne, j’avais comparé le rapport nombre de morts par accident de chasse / nombre de détenteurs de permis de chasse , idem pour le nombre de véhicules / nombre de détenteurs de permis de conduire . Selon les (dernières) années, il y a avait entre 10 fois et 14 fois plus de morts sur la route… Pas évident de savoir la proportion de permis non utilisés dans chaque activité. Ni les causes : dans les 2 cas de figure, il y a parfois le coup de pas de chance, et souvent négligence, imprudence et/ou connerie… Si quelqu’un veut refaire le calcul.
Comme Bernard, j’ai bien peur que vous ne soyez en train de vous tirer une balle dans le pied (ou dans celui de votre 2nd de cordée si vous visez mal) : « la montagne tue, alors on interdit toute pratique. »
Autre terrain de réflexion : je ferai d’ici la fin de l’année un bilan de mes 2 années de végétalisme (2015 et 2016) .
Oui, Olivier C, mea culpa, tu avais raison, il a fallu que j’expérimente les multiples carences; et l’instinct de survie de mon corps, qui m’a un jour fait comprendre qu’il avait réellement besoin de produits animaux : ce fut bref , violent…
Il m’a fallu d’intenses recherches pour comprendre que l’élevage traditionnel est sacrément intéressant au niveau nutritionnel, mais aussi écologique et éthique (je développerai dans un post dédié); contrairement à ce que nous répètent les médias à longueur de journée à propos de l’élevage intensif.
Et davantage de temps pour admettre que la chasse d’animaux sauvages permet de nourrir l’humain avec une viande d’excellente qualité : bêtes dans leur environnement physiologique, nourries avec leur alimentation physiologique, subissant certes les stress climatiques mais pas les folies que pourraient leur infliger l’humain, comme il procède en élevage intensif. Le tout en circuit archi court .
Bref, je n’hésite plus à dire que j’accepte très volontiers le gibier que m’offre parfois mon voisin. Et, tout en me régalant, je remercie l’animal qui permet au cycle de la vie de se poursuivre. Tout comme moi-m^me, je nourrirai un jour les décomposeurs.
Tout accident relève du drame, avec son lot de tristesse, de révolte, de questionnement (surtout lorsqu’il impacte ma nièce). Mais une prise de recul est parfois bénéfique. Cherchez qui est derrière L 214 , avec pour obsession de faire disparaitre l’élevage : les lobbies de la viande artificielle : L’association L214 est-elle financée par une fondation américaine ? - Libération . Ils ont cependant permis de sensibiliser aux horreurs des abattoirs.
Sur ce, toutes mes cellules se réjouissent de savourer ces prochains jours chapon, saumon et autres huitres, avec raison et conscience, heureuse de faire partie de ce cycle de la vie et de la mort, auquel participent les vies animales et végétales.
Bonnes fêtes à tous malgré toux…