.Assassin n’est pas le terme correct, juridiquement en tout cas, car il n’y a pas préméditation. Meurtrier non plus, car il n’y a pas intention de tuer la personne.
Toutefois, l’on est selon moi, dans une zone grise, un concept intermédiaire, de négligence criminelle, non seulement des incapables commettant la « bavure » mais aussi de l’institution qui ne fait pas le ménage, avec la complicité de la république, faisant preuve, comme si souvent, de laxisme coupable.
C’est la même chose avec les chauffards roulant à tombeau ouvert, doublant sans visibilité à toute vitesse: Ce genre de comportement se situe entre l’inconscience crasse et l’égoïsme criminel: « C’est dangereux, mais mon plaisir, ma hâte, ma gueule avant tout. »
Or qu’est-ce que risque le chauffard fauchant des piétons sur un passage protégé? Pas grand chose par rapport à la gravité de son attitude criminelle.
Donc, dac pour ne pas parler d’homicide volontaire, mais pas dac pour parler de simple accident.
Quand la négligence de l’institution est structurelle, massive avec la répétitions des blessures et des morts, on ne peut plus parler de « malheureux accident ».
Je persiste: J’ai parfois le sentiment que notre pays est à moitié foutu, pour mille raisons, dont l’incivisme et le laxisme devenus si fréquents.