En tout cas, le coup de feu peut provoquer un réflexe insoupçonné… Je n’ai jamais connu de fusillade, conflit armé, prise d’otage, ou quoi que ce soit du genre (Dieu, le Grand Vichnou, Pan ou autre m’en préserve) !
Ce midi, arrêtée sur un de ces faux parkings en bord de route, un simple élargissement de la chaussée sur le bas-côté pour une ou deux voitures, je vais ouvrir mon coffre récupérer un semblant de casse-croûte. A droite de mon faux parking, un muret et la rivière en contrebas ; à gauche, la montagne, un talus raide de cinq ou six mètres et un petit bois dessus bien dense. Route départementale assez large, pas mal de voitures qui passent pendant ces vacances.
Il y a eu trois, quatre tirs dans le petit bois juste sur la route, à pas plus de quelques mètres. Je me suis retrouvée presque à plat ventre derrière ma voiture avant de me rendre compte de ce que j’entendais, et de me sentir bien ridicule, même s’il n’y avait personne.
C’est fou les réflexes, je ne sais même pas comment je me suis retrouvée comme cela au sol ; le bruit était vraiment très fort, vraiment très proche, mais les tirs de toute évidence pas vers la route sinon j’aurais vu les balles.
N’empêche, quelque chose au plus profond de mon cervelet ou de mon système nerveux autonome s’est senti visé et je me suis retrouvée planquée derrière ma voiture, en plein midi, pendant les vacances de Noël, sur une route fréquentée. Les réflexes…