Chamonix Mont Blanc en un jour

Bonjour,

Je voudrais réaliser cet été l’ascension du Mont Blanc depuis la chapelle de Chamonix en un jour.
J’ai déjà réalisé l’ascension du Mont Blanc précédemment.
L’itinéraire prendrait la direction du refuge des Grands Mulets puis le refuge Vallot puis l’arête des Bosses, et enfin le sommet du Mont Blanc.

Bien entendu, il faudra que je démarre pendant la nuit.
L’idée serait de démarrer seul depuis Chamonix jusqu’au Grands Mulets en mode « trail ».
Puis de rejoindre le guide au refuge et de poursuivre avec lui jusqu’au sommet.
Je cherche donc un guide afin de m’accompagner depuis le refuge des Grands Mulets.
Je n’aurai pas besoin de nuitée en refuge (contrairement au guide).
Je sais que le bureau des guides de Chamonix propose cette sortie mais le prix est malheureusement hors de mon budget.
Auriez-vous un guide disponible pour m’aider à réaliser ce défi ?
Et à quel prix ?

D’avance merci,

Didier

Si le guide est hors de ton budget pourquoi ne cherches tu pas un partenaire ?

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Et puis si tu arrives seul au « Grands Mulets », un guide est-il vraiment nécessaire pour la suite ? Je ne suis pas sur que tu en trouves un pour te prendre en charge en cours de route d’une sortie et je ne suis même pas sûr que l’itinéraire soit praticable en été

Je ne sais pas où en est le glacier pour accéder au refuge des Grands Mulets (ça fait longtemps que je n’y suis pas passée), mais j’ai le souvenir de belles crevasses. Il vaut mieux y être encordé ?

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Peut-être que tu l’as déjà vu.

Tu vas certainement apprécier ce film qui raconte l’exploit de Hillary Gerardi, et son ascension fulgurante au Mont Blanc depuis l’église de Chamonix.

Elle a établi le record féminin de l’aller-retour (7h 25’), avec une montée en seulement 5h 15’.

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Après, si la montée depuis Chamonix n’est pas indispensable pour toi, et que tu « acceptes » de faire la montée depuis Le Fayet, St Gervais ou Bionnassay, par la voie nommée « royale », tu peux te passer plus facilement d’avoir un partenaire, car tu ne seras pas, ou rarement, exposé aux crevasses. Elle est régulièrement montée à la journée par des parapentistes en automne quand les refuges et remontées sont fermés et l’espace aérien est ouvert.

Perso, je trouve la montée depuis Le Fayet (600m altitude) un plus bel exploit, car tu montes vraiment depuis le fond de vallée et tu fais le plus grand dénivelé que faire se peut au massif du MontBlanc en une seule montée. À coté, monter de Chamonix c’est la triche… :stuck_out_tongue_winking_eye:

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1800€ un mont blanc à la journée avec un guide si jamais (infos prise d’un pote guide)

Il y a des chances, pour que @didren l’ait vu… :wink:.
N’est pas Gerardi qui veut, cela dit. Et elle a bénéficié de tout un staff, avec des dépôts de matos. Elle monte léger, mais pour autant, ne termine pas l’ascension en short, comme on peut le voir.

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Glacier = Crevasses
100% des gagnants ont tenté leur chance
100% des perdants aussi hélas

Tant que ça ? Ça devrait être moins cher qu’en deux jours non?

Faut l’entraînement adéquat quand même.

En montant par le Nid d’Aigle, refuge du Gouter et l’arête des Bosses, le risque crevasse reste raisonnable. Camptocamp.org C’est plus long, à fortiori en partant du fond de la vallée. C’est également moins emblématique que de partir de Chamonix.
Mais c’est une meilleure option pour y aller sans partenaires. On y est rarement vraiment seul, ce qui est un avantage ou un inconvénient suivant ce que l’on recherche.

Oui, je pense que la jonction c’est toujours dégueu. En tous cas il y a encore 2-3 ans ça restait clairement le passage clé. C’est marrant (ou déprimant), j’ai l’impression d’avoir Peillex dans ma tête qui râle : « encore un hurluberlu ».

En gros je pense que pour passer par la-bas, il faut y aller pendant la saison de ski, mais quand la neige est suffisamment dure pour ne pas trop s’enfoncer à pied (comme dans le film quoi).

Mais du coup il faut deux guides qui descendent du refuge jusqu’à la gare des glaciers pour attendre le traileur, sachant que l’un des deux devra attendre au refuge jusqu’à la descente pour faire remonter le deuxieme si les guides dorment la-haut une nuit de plus…

Bon au moins entre les deux guides, il devraient accepter de porter le matos. Parce qu’avec un sac d’alpi rempli, le « mode trail » c’est pas si simple.

Il faut aussi que l’arête N soit en bonne condition pour la montée (risque de de chute sérac sur les plateaux) et que les plateaux soient en bonne condition pour une descente rapide.

Bref, passer par un guide local qui va gérer l’organisation me parait clairement nécessaire pour avoir une chance pas trop mauvaise de réussir. Si on a pas les sous, ben soit il faut économiser, soit il faut se former et pratiquer pour être capable de gérer ce type de course en autonomie.

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c’est quand même un peu tordu cette demande je trouve. ou alors il faut un gros coup de bol : tomebr sur un guide qui relargue ses clients la veille aux grands, et que du coup y soit dispo.
parce que sinon, il va lui aussi se faire l’accès refuge, donc devra t’en refacturer le coût. cette montée au refuge, c’est du temps qu’il facturerait si il prenait un autre engagement sur le même créneau.

Quand prévois-tu cela ? Quel timing d’ascension envisages-tu ? Quel stratégie en terme de matériel et donc de poids ?

Je serais éventuellement intéressé par le trip. Partir de l’église St Michel a effectivement de l’allure.

Où es-tu basé ? Je suis dans l’Isère. Avant de partir sur la grosse bosse, nous pourrions par exemple nous tester sur une course facile comme l’Aiguille d’Argentière à la journée. Dans une ancienne vie, je l’avais fait à la journée depuis le fond de vallée pour me faire la caisse à ski avec du matériel standard : Camptocamp.org
A l’époque, ça le faisait plutôt bien en avril à ski. A voir si le glacier complique en 2026 !

Un peu compliqué de rebosser dès le lendemain quand même, non?

Oui sûrement, même pour un guide. Et peut-être qu’ils ne sont pas tous capables de le faire ?

Il n’y a que 3800m de dénivelé pris rapidement, efficacement. Ce n’est pas non plus extraordinaire de réaliser cela en 24h si on est en forme, pas trop vieux, connaissant/pratiquant la montagne, en ayant du matos adapté et en étant acclimaté. Les spécialistes confirmeront, ou pas, mais l’acclimatation est primordiale, tout en n’étant pas un soucis pour celui tournant régulièrement dans ce massif.
Ca fait longtemps que la performance ne consiste plus à monter la grande bosse en un jour. Le record en AR est à moins de 5h (avec des skis).
Réaliser l’AR en 1 jour, c’est faire 5 moins bien que les meilleurs. Ce ratio est relativement raisonnable à comparer de KOM sur Strava. Par analogie, c’est un peu comme courir un marathon en 10h, alors que les meilleurs frôlent les 2h. L’analogie n’est pas parfaite car il y a le matériel et surtout l’organisation mise en place par les athlètes professionnels sur la grande bosse.