Catastrophe au Népal

Le phenomene est probablement identique a Blatten, mais en bcp plus gros. sur les images landsat9, on peut mesurer la « cassure » qui fait environ 2.2km, et une partie est de la roche qui a lache et le glacier qui s appuyait dessus. le haut de la cassure est a 5200m et ce qui semble la base du masdif rocheux qui est parti a 4500m. la vallee en bas est a 3000m. L energie lors de la chute est telle (frottement) qu une partie de la glace fond et fait un gros melange type lave torrentielle. faut voir egalement sur les images que c est tombe sur bout de glacier qui a ete pulverise. on voit bien sur l image copernicus un lac a la place…

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Pas tout à fait.
A Blatten, ce sont les éboulements du petit Nesthorn qui en tombant sur le glacier l’ont « lesté » et fini par provoquer son effrondrement; au Népal, c’est l’effondrement du support du glacier qui a causé son propre effondrement.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/08/27/inondations-au-nepal-et-au-tibet-l-origine-du-drame-est-un-glissement-de-terrain-qui-a-entraine-avec-lui-un-glacier_6758468_3244.html

Non non là ça rejoint la rivière au nord puis le poste frontière. C’est quand tu as donné le glacier versant sud que ça marchait pas

C’est ça

je parle de l’écoulement, pas de la source de la rupture

Tout le monde semble s’accorder sur une lave torrentielle.
-Densité granit - gneiss - calcaire compact : 2,2 à 2,35 : roches usuelles
-Densité famille gabbros basalte 3-3,3 élevée mais assez rare, qu’on oubliera ci aprés.

Donc on dit qu’une lave torrentielle peut atteindre en théorie 2,2 , ce qui revient à dire qu’il n’y a guère que du caillou à 2.3 (densité eau :1) : si l’on veut… , bien considérer l’élément de volume représentatif, variable selon la coulée ( disons métrique)

Mais la densité de la matrice ( boue) de la lave ne peut guère excéder celle d’un sol poreux de type argilo sableux saturé en eau : disons 1,9.

Ceci dit hors effets dynamiques, une boue à 1,8 déjauge un bloc à 2.3 en ne laissant qu’une « densité » résiduelle à 0.5

Donc une pichenette, un peu de pente, et hop rien n’ arrête le bloc, porté par la boue.

( PS : En français, la densité est le rapport des masses volumiques du matériau/masse vol de l’eau, sans unité donc. La density anglosaxonne est notre masse volumique qui s’exprime en kg/m³ : facteur 1000 entre les 2)

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Les touristes victimes, c’est une chose, mais vu les images particulièrement impressionnantes, je me demande combien ça fait de victimes en tout. On dépasse malheureusement inévitablement les milliers de morts vu l’ampleur de la catastrophe…

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Des photos récente de la zone du glacier qui s’est effondré.

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Chose assez unique c’est que le glacier ainsi coupé va reprogresser vers le bas. En espérant juste que les chutes de séracs, inévitables vu la cassure, restent dans des proportions raisonnables.

C’est un phénomène de mascaret qui s’est produit à la confluence du Lhende Khola et du Kyirong Tsangpo à Rasuwa.
Ce phénomène est une hypothèse envisagée en France par exemple en cas de rupture du barrage de Vouglans sur la rivière d’Ain .
En arrivant à la confluence avec le fleuve Rhône la vague qui déferle pourrait générer un mascaret qui remonterait vers l’amont du fleuve. Ce mascaret pourrait endommager et noyer, entre autres, le système de refroidissement des 4 réacteurs du CNPE de Bugey situé bien en amont de la confluence de l’Ain et du Rhône.

Ça serait peut être à nuancer : chaque kilos de CO2 émis par l’activité humaine en plus que ce que peut régénérer l’ écosystème terrestre.
Ef donc il y a ceux qui dégaze à gogo et ceux qui trinquent pour les autres.
L’indicateur, certes imparfait mais qui a le mérite d’exister, donne pour la France la date de son jour de dépassement écologique à la mi-avril 2026.
Ce même indicateur précise que les français n’utiliseraient que 55 % des ressources terrestres annuelles si nous avions le train de vie des Népalais.

La page Wikipedia résume tout le déroulé de cette tragique catastrophe ici

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ça tient aussi à la topographie; la vague torrentielle est arrivée à pleine vitesse d’une vallée étroite et encaissée orientée NE/SO sur une vallée N/S; il est mécanique qu’une partie se soit aussi propagée au nord alors que le gros du flot descendait dévaster la vallée au sud.
Les images du glacier effondré et la vidéo postées par @jewok sont intéressantes mais on a du mal à mesurer l’ampleur faute de références (c’est l’Himalaya…). Ce qui est certain, c’est que la hauteur de chute et la raideur de la pente entre le bassin glaciaire et le cours de la rivière tout en bas ont dû considérablement accélérer la vitesse du flot.
Reste à savoir quelle a été la cause du glissement de terrain sur lequel reposait la partie du glacier qui s’est effondrée, et la raison d’un tel volume liquide ensuite, qui semble excéder celui du glacier effondré.

Je met le lien d’une vidéo de France Info que je trouve très pertinente et synthétique:

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au 30 aout
Crue au Népal : le bilan passe à 750 morts et plus de 3.000 disparus, les opérations de secours compliquées par la montée des eaux

une pensée pour les disparus, les blessés, les survivants et les sauveteurs

un reportage assez clair sur le timing et la catastrophe
https://www.youtube.com/watch?v=u5F175REX_U
un autre du même site, crée à l’occasion de la catastrophe, sur le lac en formation
https://www.youtube.com/watch?v=USgiTgiyi30
que des images AI pour les deux reportages,et un commentaire AI aussi mais au vu de ma formation de géologue, l’ensemble me parait correct / le texte, bien que probablement généré aussi par AI me parait être supervisé par une intelligence réelle (humaine …)
( mais c’est peut être uniquement de l’intelligence générative qui a crée ces deux vidéos, auquel cas je ne sais pas quelle crédibilité leur accorder)

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A un detail près, la majeur partie de l’ecroulement en haut est du rocher (avec le glacier qui reposait dessus)
sur les images drone de la zone de rupture, on voie un plan de glissement rocheux ou tout à glissé. reste à voir le volume initial mobilisé…

Selon les images satellites avant-après, ça représente une masse d’un kilomètre de large sur presque autant de long, et une hauteur qui doit s’en approcher. Ce qui explique la secousse sismique mesurée que l’on a d’abord pris pour la cause première.
Un scientifique népalais étudiant la question évalue l’effondrement à 10 millions de m3, tombé d’une telle hauteur que la pression et l’énergie dégagées ont pu en quelques secondes transformer en eau la masse glaciaire mêlée au solide; avec la très forte pente donnant sur la vallée en bas et en rejoignant la vallée et la rivière principale, ce seraient 20 millions de m3 qui ont dévalé ensuite pour atteindre en à peine 7 mn le poste frontière sino-népalais situé à 23 km en aval, avec une dénivellation de plus de 3300 m. entre l’altitude du front du glacier qui s’est détaché et le confluent…

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Ce qui au final est plutot faible comme volume. Je vous laisse immaginer ce qu’il se passe lors d’un evennement 1000 fois plus gros (type Anapurna IV en 1190 AD).

Ca ne peut donc pas faire 1km d’épaisseur !
1km x 1km x 1km = 1 milliard de m3.
10 millions de m3, c’est 100 fois moins (1km x 1km x 10m par exemple).

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Je me doutais bien que ça ne collerait pas… :innocent:

Autant on peut (à peu près) évaluer la largeur-longueur en s’aidant des photos satellites, autant pour la hauteur c’est difficile; c’est maintenant que va commencer le travail des scientifiques pour déterminer le pourquoi et le comment (comme pour La Bérarde).
Vu l’ampleur inédite de la catastrophe, son coût humain, matériel et même au-delà, on ne va pas pouvoir en faire l’économie.

Oui enfin bon…
C’est une façon de parler, j’espère.

non, je suis tres serieux (et cela n’enlève rien au drame qui s’est produit).
On sait que dans le passé pas si lointain (au moyen age) il a eu un evenement 1000 fois plus volumineux …