Cartographie Systémique de Vigilance: Alpinisme et expérimentation

En début d’été, la CSV Alpinisme a fait son apparition comme outil de préparation d’une course d’alpinisme, une adaptation logique de la CSV hivernale.

Une Recherche Action a même été proposé aux alpinismes (amateur ou professionnel) pour un appel a expérimentation et pour amorcer un échange sur la construction des représentations.

Avez-vous utilisé cet été les petits feutres de couleurs pour préparer votre ascension ?

Comment c’est passé le débriefing après la course ?

Au cours de l’été, l’utilisation de la CSV Alpinisme c’est donc construite et s’améliore au fil des ascensions réalisées. Avec une première réflexion sur les topos disponible en ligne qui (pour certains) apportent peu d’informations sur les modes de progression et les vigilances utilisées pour la CSV.
Peut être le début d’un débat sur les informations contenues dans un topo ?

Voici un premier bilan des actions de cet été.

Et au plaisir d’échanger sur ce sujet central de la prévention des accidents, particulièrement d’actualité cet été.

Vos expériences et votre avis nous intéressent vivement et merci d’avance pour vos commentaires.
Paulo Grobel

Edit modération : explicitation du sigle dans le titre pour éviter de nouvelles questions]

La première chose à faire serait de définir dès l’abord ce que signifie cet acronyme de CSV , vu que les acronymes vont se fourrer partout, ce qui est très agaçant.
Donc j’ai dû fouiller très loin pour trouver le sens. CSV=Cartographie Systémique de Vigilance. Ça serait bien que ça figure en première page.

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Je découvre cette méthode.
Elle est très intéressante. Elle invite/oblige tous les participants à se mettre dans la peau du/des leader de l’équipe. Outre que ça facilite une progression plus rapide vers l’autonomie, pour la sortie étudiée ça permet que chaque participant sera plus à l’aise pour contester le leader s’il fait une erreur, ou pour le remplacer s’il est blessé, tombé dans un ravin, emporté par des vautours, etc.

Les topos ont pour principal but de donner des infos pérennes sur l’itinéraire, et propres à l’itinéraire.
C’est-à-dire qu’on ne va pas répéter dans chaque topo les difficultés/dangers qu’il y a à traverser un chaos de bloc, une vire déversante en éboulis mouvant, un névé raide mou sur l’épaisseur, etc. En gros, on ne va pas répéter que la montagne, c’est froid ou chaud, ça tombe, ça monte et ça descend.
Par contre c’est utile de connaitre la période moyenne de présence d’un névé nécessitant des crampons ou générant des chutes de pierres, les passages d’habitude débonnaires qui deviennent impraticables en cas d’orage, la présence d’animaux qui balancent des pierres sur la voie, les configurations piégeuses (du style un replat accueillant dans un canyon, mais qui est en fait le bas d’un entonnoir qui récolte toutes les pierres qui sont poussées par les branches qui balayent les vires 150 m plus haut quand il y a du vent), etc.

As-tu des exemples d’itinéraires qui apportent peu d’informations sur les modes de progression et les vigilances, pour voir ce qu’il faudrait ajouter concrètement ? (il y en a c’est sûr).

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Ça figure en deuxième message du coup mais effectivement peut-être que Paulo pourrait éditer son premier message pour le préciser.

Il suffit de demander…

Bonne lecture

Exactement mon avis ! C’est pas le plus simple à mettre en place ponctuellement, mais très intéressant sur le long terme.

Merci Paulo pour ce partage qui donnera à chacun des pistes pour réfléchir à sa pratique.

Bonjour BUBU et merci de ces remarques.

Je ne suis pas certain que la CSV « invite/oblige tous les participants à se mettre dans la peau du/des leader de l’équipe. », on est plutôt dans une collaboration, un co-contruction de l’activité et donc dans une co-responsabilité. Il s’agit donc aussi d’un questionnement sur le rôle, la formation et le fonctionnement du leader, mais aussi du ou des participants. En fait, le « faire ensemble » se construit avec tous, en étant à sa place.

Au sujet des topos.
Je t’invite à faire l’expérience de la CSV par toi-même, concrètement et avec tes compagnons de cordée, pour vivre ce rapport entre documentation disponible et informations utiles (compréhensibles) pour construire une CSV.

Perso, il me semble que c’est la définition des terrains parcourus, la séquencialisation de la course qui est souvent peu clair.

Et comme tu le suggères, je vais essayer de mieux documenter cette réflexion par un exemple précis, peut être avec une ré-écriture en mode CSV d’un topo et en partageant le gribouillon réalisé. Affaire à suivre donc.

Et pour info, la CSV est également utilisée en canyonning, sous une forme différente.

Bonne continuation
Paulo-at home

Bonjour, Je suis intéressé par cette façon d’organiser / étudier la course. Je suis de votre avis, un seul leader en amateur ne marche pas souvent. J’utiliserai votre fiche d’exemple. Je n’ai pas plus fouillé mais effectivement une marche à suivre ou un exemple de comment appliqué la méthode simplifierai ma première approche. Après certainement, qu’il faudra l’adapter au type de sortie, au but, à nos habitudes…
Je cherchais quelques choses du genre car ma fiche de préparation ne me satisfait plus. Voici un extrait de la fiche que j’utilise pour mes sorties en hiver:

Super
Pour arriver à déchiffrer CSV,
Il faut d’abord déchiffrer RETEX

TOUT D’ABORD, COMMENT ET QUAND EST NÉE LA CSV ?

Précisément, le 3 Mars 2020 puis en rédigeant le RETEX positif d’une sortie de ski de rando

C’est drôle, je ne m’attendais pas à ce type de commentaire… Mais bon, essai de réponse :smile:
RETEX pour « retour d’expérience » ou aussi REX.
Qui sur C2C existe depuis de nombreuses années sous la forme d’une base de données SERAC (Incidents et accidents" dans le menu de gauche).
Bonne journée, en montagne ou ailleurs
Paulo-en mode télétravail

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:smirk::smirk::smirk:

"A une époque où tout est de plus en plus planifié, programmé, organisé, pouvoir se perdre sera bientôt un délice et un luxe exceptionnels " [G.Rébuffat]

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Excellent :bangbang: