Posté en tant qu’invité par Chris:
Une illustration de la différence entre FCAF et FFME, fédération délégataire, dépendant directement du Ministère (avant, c’était Jeunesse et Sport, je ne sais pas si l’AOC a changé avec le nouveau gouvernement).
Pour des sujets éthiques comme la pratique de la motoneige, ou la loi qui a fait tant de bruit sur les secours en montagne.
La FCAF défend sa position éthique, quelles que soient les lois déjà votées ou en cours de rédaction, faisant valoir son point de vue.
La FFME reprend gentiment les directives de l’Etat, car la majeure partie de ses finances provient directement de l’Etat.
Je suppose que dans les discussions relatives à la fusion, la FCAF doit sans doute négocier pour conserver sa liberté de parole, cette liberté éthique.
Autre exemple, les refuges.
Certes, les subventions alimentent leurs constructions et rénovations, mais l’entretien courant est le fruit de très nombreux bénévoles des différents CAF gestionnaires. Pour mettre des refuges à disposition de tous les amateurs de montagne.
Je suppose que la propriété des refuges, qui ont vu le jour grâce à des générations de cafistes, fait l’objet d’âpres discussions, pour qu’elle ne reviennent pas dans le giron de l’Etat ou de fédérations qui n’ont jamais mis la main à la pâte.
A titre personnel, ce que j’apprécie au CAF, c’est la volonté des clubs à former des pratiquants autonomes et à les amener vers des formations pour qu’ils puissent à leur tour encadrer d’autres passionnés.
C’est donc une culture de responsabilisation et de bénévolat, qui fait beaucoup de bien dans une société de consommation.
Mais peut-être les clubs FFME font-ils de même, je ne le sais pas.