La fonte de nos glaciers continue inexorablement, malheureusement.
La Mer de Glace est bien sûr touchée, et sa touristique et artificielle grotte de glace qui attire tant de touristes risque de ne plus être maintenue encore longtemps.
Pour tenter de protéger cette dernière, des bâches géotextiles vont être utilisées
Bâches géotextiles pour ralentir la fonte glaciaire
La mer de glace étant voué à disparaitre (ou du moins à reculer toujours plus), je ne vois pas l’intérêt d’une protection pour maintenir un ouvrage artificiel, si ce n’est pour pomper quelques années de plus le pognon de quelques touristes
https://www.lenouvelliste.ch/valais/haut-valais/grotte-du-glacier-du-rhone-les-baches-protectrices-derivent-et-derangent-1219469
Des exemples chez nos voisins
https://www.rts.ch/info/regions/valais/2026/article/glacier-du-rhone-une-petition-demande-la-fin-de-la-grotte-de-glace-29319835.html
Au regard de ce que deviennent les bâches sensées protéger la grotte artificielle du glacier du Rhône, il faudrait interdire dès maintenant de faire la même bêtise pour protéger la grotte artificielle de la mer de glace.
Mission impossible vu l’enjeu financier de la rentabilité du téléphérique et du petit train.
Justement il est bien là l’intérêt.
D’autant que la télécabine qui y mène est toute neuve.
Pas loin de 500 000 visiteurs par an à Montenvers.
Il est tout même ponctuel l’intérêt ! C’est quoi l’étape suivante ? on installe un circuit de réfrigération ? Pour faire subsister le Disneyland chamoniard. Ils ont dit comment ils comptent gérer la diffusion des micros-particules émissent par la dégradation des bâches géotextiles.
Ah oui bonne idée.
On pourrait ajouter des éoliennes aussi pour faire fonctionner le frigo.
C’est un moyen bien rôdé pour toujours les mêmes : traire la vache à lait aux max, avec des aides publiques (emplois etc…) puis quand ce n’est plus assez rentable, et qu’il y a de trop gros frais en vue, refiler le bébé au public.
Et la diffusion des particules de plastique dans la nature, ils s’en contrefichent.

Bin oui, ils accuseront les « montagnards » et leurs vêtements techniques
Et les semelles ! 
Sans vouloir insister (enfin si), les émissions moyennes d’une voiture thermique sont de l’ordre de 100 à 150 g de CO2 par kilomètre. Un aller‑retour Lyon–Chamonix, c’est environ 450 km, donc autour de 50 kg de CO2. Et cela ne compte même pas les émissions liées à l’infrastructure routière : un mètre cube de béton armé, c’est à la louche 300 à 400 kg de CO2, et l’enrobé probablement davantage.
Les non‑tissés utilisés pour « protéger » la neige ou les glaciers tournent autour de 300 g/m², parfois 500 g/m². Même si c’est toujours de trop, ce n’est pas très impactant comparé aux déplacements motorisés pour aller à Chamonix.
Qu’on fasse durer une attraction rentable, fonctionnant avec des transports en commun faiblement émissifs (hors construction), me choque beaucoup moins que l’absence quasi totale d’une vraie politique de réduction des émissions carbone, surtout dans les loisirs, c’est‑à‑dire une activité non essentielle. Ou même que la plupart des personnes, y compris des pratiquants de sports de plein air, n’avance pas sur le sujet et continue de mazouter pour s’amuser en montagne. La montagne est vide mais les parkings sont blindés de bagnoles, et rarement des modèles à moins d’1 tonne.
Mais c’est tellement plus simple et rassurant de se focaliser sur des phénomènes marginaux. Une histoire de paille et de poutre.
Si mes souvenirs sont bons, le train du Montenvers appartient au département de la Savoie qui en repris l’exploitation depuis qlqs années.
N’oublions pas que nous venons de passer l’été le plus froid du restant de notre vie.
Ah oui le train du Montenvers a été repris par le départementen 2024.
Le téléphérique qui mène à la grotte de glace est toujours géré par la Compagnie des Alpes, qui l’a modifié et agrandi son débit
1 500 pers./h selon wikipedia.
Ça me semble énorme !
Ça reste toujours facile de dénoncer le pire pour s’autoriser le moins pire
Ce que je voulais souligner c’est que des rustines sont mises pour pallier aux problèmes locaux du réchauffement climatique, et permettre à continuer le plus longtemps possible « comme avant », rustines participant quand même à la destruction globale et à l’accumulation de plastiques et autres dérivés du pétrole dans notre environnement et nos organismes, tout en faisant déplacer encore plus de monde qui viennent en avion, en car et en voiture.
Juste un rapport 1000, 10 000, voire beaucoup plus entre les 2. Qd même les bâches sont visibles, l’impact reste très limité par rapport à celui des déplacements motorisés effectués pour s’amuser en montagne. Mais le CO2 n’a n’y couleur ni odeur.
La quasi-totalité des personnes continue comme « avant ». La montagne est vide mais les parkings sont blindés de voiture.
Qu’est ce que le français change hormis de se payer une clim ? Qu’est ce que le pratiquant change en montagne (hormis de râler contre le pipi, le monde, les moutons, les patoux, le prix du matos …) ? Sur les parkings, les voitures sont juste plus grosses et plus lourdes qu’il y a 10 ans. Même pas certains qu’elles soient mieux remplit, et cela avec le mazout à 2,3 €/l.
Pour ma part, je ne fais pas que dénoncer le pire. J’essaie de réduire mes émissions carbones y compris dans ma pratique montagne. Cette année, pas de voiture pour m’amuser en montagne. Hormis avec les gamins car je passerais pour un père indigne s’ils m’accompagnaient dans mes balades.
C’est assez justifié.
Si on voulait pas que les gens viennent, il fallait pas construire de train ni de télécabine.
C’est pas 3 bouts de bâche qui vont changer grand chose au tourisme de masse.
Je ne sais pas ce qu’ils feront lorsque le glacier aura disparu. Peut-être une grande grotte en plastique ?
Pouce en l’air pour CHNOS5808
Oui mais si demain tous les touristes (des milliers) qui montent aujourd’hui au Montenvers, engraisser les gestionnaires, doivent faire comme toi, combien seront-ils à aller visiter les vestiges d’une grotte de glace artificielle. La solution serait peut-être de s’améliorer, bien évidemment, mais de laisser la nature faire sa vie.
Le train du Montenvers date de 1909. Surtout, il est électrifié et donc en grande partie décarboné compte tenu du mixte électrique français. Idem pour le téléphérique, qui reste un transport en commun décarboné. Grosso modo, c’est donc un loisir grand public déjà largement décarboné. J’ai donc un peu de mal à voir où serait le problème à essayer, dans la mesure du possible, de le maintenir, y compris avec une tonne de non‑tissé. Plus globalement, si le transport individuel français ressemblait au Montenvers, on aurait déjà fait un immense pas en avant.
Le français a oublié que le genre homo n’a pas conquis la planète en Hummer climatisé mais à pied. À de rares exceptions près, on ne va donc pas lui demander d’aller à Chamonix à vélo. Néanmoins, s’il arrivait simplement à s’y rendre en transport en commun décarboné, on aurait déjà fait un gros pas en avant, et même commencé à réduire les 15 à 20 % que représente la voiture individuelle dans les émissions d’un français.
Les pratiquants d’APPN (activités physiques pleine nature) me semblent globalement particulièrement polluants, que cela soit par leurs déplacements loisirs massivement motorisés mais également plus globalement par leurs niveaux de vie, tout en se complaisant dans les mauvaises leçons sur l’impact des autres. Ce sujet en est un exemple.
La paille, la poutre et passer le balai devant sa porte.
Le snowfarming avec des bâches ne me fait pas plus rêver qu’avec de la sciure. Mais s’il n’y avait que cela à traiter, on aurait sortie le cul des ronces depuis un moment.