et bientot une taxe de séjour de 100 euros par personne par semaine et un droit d’accès de 200 euros par voiture pour rentabiliser les investissements!!!
Audit de la Cour des Comptes sur les stations de ski
hé oui, c’est pour ça que c’est pas facile économiquement de sortir du modèle ski…
En tous cas, certains plein de fric espèrent bien bétonner envore plus la montagne et y investir dans l’immobilier.
Aux Gets par exemple
Tony Parker a aussi jeté son dévolu et son pognon sur la station de villard- de-Lans.
Une tambouille immobilière ( aux frais des finances locales ( ?) et de l’environnement ) composée de 100 appartements face aux pistes ( 96 millions d’euros) plus une société de gestion des remontée mécanique SELVC ( 9 millions d’euros) plus deux parcelles de terrain vendu par la mairie ( 3 millions d’euros ) et un parking à voiture de 4 ha bien placé ( à « aménager ») .
« Il fait tout ça pour promouvoir le territoire » a déclaré la présidente déléguée ( Mme M.S. Obama ) de la holding T. Parker « Infinity nine mountain ».
Source : article du Canard enchaîné du 24 janvier 2024 .
Il a jeté son Dévoluy sur le Vercors !
Ya pas de neige non plus.
Risoul aussi
Je ne sais pas si ça inclut Vars…
En tout cas c’est un peu moins cher que Serre Chevalier : 60 euros la journée (commencée à 11h) ça m’a fait mal au c…
Pour la Forêt Blanche (Vars/Risoul), c’est la promotion du samedi qui existe dans certaines stations depuis des annėes. En gėnėral, achat sur internet uniquement.
Et si le projet ne se faisait pas, la mairie devrait payer des sommes pharamineuses à Parker.
Face aux magnifiques barres d’immeubles aussi :
Et ce sont des apparts grand luxe pour une clientèle csp +.
Les webcams de la station sont down, mais là, meme 500 m au dessus de la résidence de tony, c’est terrain.
Certains font marche arrière
Plus il y aura moins de neige dans certaines stations, donc moins de skieurs, plus dans les stations où il y aura plus de neige que dans celles où il y aura moins de neige, plus il y aura de skieurs dans ces stations.
Vous avez compris, là au fond, au lieu de bailler ?
Plus ou moins
Sacré visionnaire, encore un qui a pris les rapport du Giec pour une plaisanterie… bravo
Moi je le comprend. Au delà d’un certain seuil de pognon il y a un moment ou tu es obligé de faire n’importe quoi avec
Un peu surpris pour Ceillac
« D’ici à 2050, de nombreuses stations, en particulier celles qui sont situées dans le sud des Alpes, vont devoir cesser leurs activités de remontées mécaniques. »
D’ici à 2050, c’est du moyen/long terme, autant dire jamais. La doxa actuelle, c’est le court terme (5 ans, une mandature). Je suis donc prêt à parier mes savates que les stations vont continuer à investir dans les RM et les canons au lieu de rechercher des activités alternatives.
La liste des 163 stations françaises avec leur indice de vulnérabilité est dans l’Annexe 3, p135 et suivantes du rapport cité plus haut par @Gros
Edit : Et le Tableau n° 4, p49 du résultats du score de vulnérabilité pour les dix stations les plus vulnérables (dont Ceillac)
ce qui est fortement impacté par l’indice « finances publiques »
Ceillac n’a pas un risque climatique énorme, mais est pénalisé par cet indice
(c’est la Cour des Comptes, pas Meteo France…)
C’est aussi pour évaluer les possibilités économiques différentes des stations contraintes d’affronter le changement climatique :
Les publications scientifiques concernant les perspectives d’enneigement à moyen et long terme des stations de ski françaises renvoient, comme évoqué supra, un message très négatif, marquant des situations critiques nombreuses. Même si le facteur climatique est essentiel, à la fois sur la fiabilité de d’enneigement, mais aussi sur les risques glaciaires et périglaciaires, les contrôles menés par la Cour et les chambres régionales des comptes mettent en évidence que la vulnérabilité d’une situation ne peut être évaluée à l’aune de ce seul facteur.
Afin d’appréhender la vulnérabilité de ce secteur, les juridictions financières ont développé pour les besoins de la présente enquête un outil d’évaluation du risque pesant sur les stations de ski. Il s’est agi d**’identifier, pour les 163 stations de montagne pour lesquelles les données étaient disponibles, un score de vulnérabilité spécifique à chaque station.**
Celui-ci a été obtenu par la mise en relation de trois types de données : le risque climatique, le poids socio-économique de la station et la capacité financière de l’autorité organisatrice des remontées mécaniques.Le premier composant du score de vulnérabilité repose sur la probabilité d’apparition du risque climatique associée à la perte d’enneigement naturel ou de neige produite. Celui-ci comporte trois sous-indicateurs : l’indicateur de vulnérabilité au changement climatique par station, l’altitude haute du domaine skiable permettant de prendre en compte la capacité des stations à déplacer en hauteur leurs pistes et la durée moyenne d’ouverture des stations constatée sur les 10 dernières années. Cet indicateur de vulnérabilité climatique est notamment fondé sur les résultats de l’étude précitée permettant de classer les stations de ski en fonction de leur exposition au changement climatique.
Le deuxième composant permet d’évaluer la gravité du risque, à travers l’impact économique et social de la possible cessation d’activité d’une station de ski pour un territoire donné. L’hypothèse méthodologique retenue est fondée sur le fait que la fermeture définitive ou temporaire d’une station aurait des conséquences d’autant plus graves pour le territoire que cette station est fortement peuplée à l’année, qu’elle comporte un domaine skiable étendu, des équipements importants et de nombreux hébergements touristiques générant des retombées économiques. À ce titre, les sous indicateurs retenus sont la population permanente de la commune « support » de la station en 2019, le nombre de lits touristiques décomptés par l’Insee et le moment de puissance de la station.
Enfin le troisième composant du score de vulnérabilité cherche à prendre en compte la capacité des acteurs publics locaux à s’adapter. Celui-ci repose sur la surface financière de l’autorité organisatrice des remontées mécaniques au sein d’une station donnée, à travers ses charges courantes des remontées mécaniques pour l’année 2021. Ainsi, plus cette surface financière est importante, plus l’entité serait en mesure de déployer des moyens financiers pour s’adapter.
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C’est le principe d’une entreprise, jusqu’à ce qu’elle ferme elle continue à investir et à tourner comme si de rien était. Et jusqu’à la veille de la fermeture, elle assurera que tout va bien.
Une entreprise n’a en général pas de vision à 20 ans. Si elle en a une à 3 ou 4 ans c’est déjà pas mal.