Posté en tant qu’invité par Jérôme:
Ce qui me trouble dans le « gratin » dauphinois, c’est le mot « gratin ».
En effet, après avoir compulsé quelques définitions de ce mot, il ressort assez clairement que culinairement parlant, un gratin est un plat cuit au four, préparé avec des aliments cuits ou crus, recouverts de chapelure, auxquels on ajoute quelques dés de gras, de beurre ou de fromage – la composition de ce qui recouvre le plat peut varier, mais le dénominateur commun est bien de saupoudrer un appareil à gratin sur le plat.
Par conséquent, si à la surface du « gratin dauphinois » on ne dispose ni chapelure, ni fromage, ni aucun des ingredients susceptibles de former le gratin sus-défini, il ne s’agit pas d’un gratin.
Mais c’est là qu’il devient intéressant de considérer de plus près l’association au mot « dauphinois ». En effet, si le mot « gratin » possède un sens propre et « dauphinois » également, « gratin dauphinois » ne désigne pas un gratin dauphinois, mais uniquement un « gratin-dauphinois ».
Et convenons par la suite que ce plat n’est pas non plus un gratin de pommes de terres. Tout au plus un gratin-de-pommes-de-terres-avec-de-l’ail-du-lait-et-de-la-crème-mais-sans-appareil-gratinable.