Assurage et astuces

Posté en tant qu’invité par Ber2terre:

Ouèp!!!

Je fais toujours plus de 100 kg (cf. post « + de 100 kg ») et je progresse petit à petit…comme le dit l’expression « c’est en forgeant qu’on devient forgeron » n’est ce pas. Il y a du fils à retordre tout de même!!! ;o)

Bref, je souhaiterai savoir si certains d’entre vous ont trouvé une astuce dans le cas où l’écart de poids est vraiment important entre 2 personnes.
Je trouve super dur le fait de ne pas pouvoir grimper avec sa cop’s lorsque celle-ci fait 50kg tout juste et avec 20 dégaines sur le bodar…

Perso, et je pense que c’est tout à fait normal, j’ai plus peur pour elle que pour moi dans le cas ou je prends un plomb.

Est ce qu’il y a moyen de se vacher à un arbre ou autre sans crainde un choc au niveau de la taille pour l’assureur?

Est ce que les longes de viaferrata avec amortisseurs peuvent être exploitées dans ce cas de figure? si oui, lesquelles seraient les plus appropriées?

Enfin voilà, si vous avez des actuces je suis preneur bien évidemment.

En vous remerciant.

Tcho

Ber

Posté en tant qu’invité par marianne:

perso,je connais pas grand chose à se sujet mais un jour j’aiposé une question sur un point d’assurage tout en bas d’un mur qui m’intriguait… On m’a répondu qu’il était utilisé pour mettre le huit quand il y avait un trop grand écart de poids entre le grimpeur et l’assureur…

En espérant que cette information puisse te servir…

Posté en tant qu’invité par ber2terre:

Merci bien.

Je vais exploiter cette info.

A+

Posté en tant qu’invité par arnaud:

Et bien ! je t’ai deja repondu dans le premier post !
Pas de probleme pour que ta copine se vache : la mienne fait 50 kg aussi et je faisais plus de cent kilos et sa passait sans probleme. Il n’y a pas vraiment de gros choc a la taille puisque la longe et le systeme d’assurage sont tous les deux sur les memes points d’encordement. C’est le pontet qui prend le choc, pas ta cops. Et pour dynamiser un peu tes plombs, il suffit qu’elle laisse un peu de mou dans la longe (environ un metre). En revanche, si je peux te donner un autre conseil, c’est de prendre un grigri. Et pour mieux frener la descente, elle peu rajouter un mousquif sur les deux points d’encordement (pas sur le ponter, ca coince) et passer la corde dedans a la sortie du grigri.

Posté en tant qu’invité par amateurdegrimpe.com:

j’ai le problème, je fais un pti 60kg et mon partenaire un pti 90, je l’assure en sae et voie d’une longueur avec mon gri-gri et je décolle en cas de vol mais ca passe très bien, si il était plus lourd et qu’il y avait possibilité, oui le premier point tout ne bas, quand il est la sert a ce vacher. Pour ce qui est du frein, je lui conseil le gri-gri pour toutes les vies d’une longeur (sae ou rocher) et un tube qui freine très bien comme l’atc-xp ou maintenant même l’atc guide (que je n’ais pas encore testé), avec une grosse différence de poid c’est pas mal.

Posté en tant qu’invité par chris:

Un peu dangereux, non? Si le point pête, impossible de retenir l’assuré en tenant la corde. Peut-être qu’il vaut mieux se vacher sur ce point et garder le systeme d’assurage au pontet. Non?

Posté en tant qu’invité par Pierre:

Je pense comme Chris, que le point ne sert absolument pas à attacher le systeme d’assuance mais plutot à ce que l’assureur se vache ! Et puis bonjour l’assurage dynamique avec un systeme pareil…

Posté en tant qu’invité par chris:

Dans le même style, aux Dentelles, secteur école, j’ai vu un gars assurer avec un grigri accroché au ring sur la grosse table de pierre par terre. Le gars était assis, la corde tenue d’une main, avec un débutant au bout de la moulinette. Idem, en cas de rupture du ring (qui de plus, travaille à l’arrachement dans ce cas), c’est le retour brutal au sol, pour ne pas dire plus. C’est ce que lui a expliqué un grimpeur qui redescendait à sa voiture. Le pompier était surpris… ah oui, je ne vous l’avais pas dis, c’était tout une bande de pompiers en goguette des villages environnant. Sûrement pas du GRIMP, ceux-ci.

Posté en tant qu’invité par gilles:

J’ai un pot qui pèse dans les 105 kilos et une solution que j’ai rencontré en salle est de se lester avec des poids de muscu directement attaché au pontet (15 à 20 kilos). Par contre l’assureur doit (dans tous les cas de toute manière) rester contre la paroi pour éviter de voler. Car ceux qui dans ce forum ose parler d’assurage dynamique avec une telle différence de poids n’ont jamais du être confronté à la situation, car l’assurage qu’on le veuille ou non est toujours dynamique avec cet écart de poids.

Gilles

Posté en tant qu’invité par spigolo:

Le huit n’est pas fait pour travailler avec les deux brins parallèles: ça diminue les frottements et l’assureur va se brûler les mains! Donc:

soit l’assureur se vache au point du bas se qui n’est pas agréable car il se retrouvera plaqué contre le mur,

soit tu mets un gri gri sur ce point… mais il faudra faire autrement en falaise, il y a rarement des points en bas. Je suggère un régime couscous pour ta femme

marianne a écrit:

perso,je connais pas grand chose à se sujet mais un jour
j’aiposé une question sur un point d’assurage tout en bas d’un
mur qui m’intriguait… On m’a répondu qu’il était utilisé
pour mettre le huit quand il y avait un trop grand écart de
poids entre le grimpeur et l’assureur…

En espérant que cette information puisse te servir…

Posté en tant qu’invité par K’ascade:

Je confirme que l’assurage dynamique est quasi inévitable avec des écarts importants de poids : je fais 45kg toute mouillée et il m’est en général difficile de pouvoir sécher celui qui grimpe (qui est généralement forcément plus lourd que moi…) Cela dit, même si j’aime bien assurer dynamique, j’avoue que c’est un peu stressant d’assurer quelqu’un en tête de vraiment plus lourd. Je système de se vacher en bas (arbre, point d’ancrage, sac à dos,…) est un moyen, mais je pense que l’assureuse doit rester hyper vigilante dans ce cas.
J’ajouterai que réciproquement, quand je dois voler et que c’est quelqu’un de beaucoup plus lourd que moi qui m’assure, j’ai peur d’être séchée. La vigilance doit donc être dans les 2 cas de figures.
Bonne grimpe et bon assurage !

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par djinko:

c’est une idée en passant… que je soumets à la communauté pour validation…
tu peux peut-être essayer en génèrant du tirage, ce qui répartira la force en cas de chute, sous forme de frottement.
Par exemple, en n’utilisant qu’un mousqueton plutôt que des dégaines lorsque tu places tes points, ou en allant poser un point dans une voie parallèle si celle-ci est assez rapprochée…

Evidement, toi aussi, pour monter en tête tu subiras le tirage …

djinko

Posté en tant qu’invité par Ber2terre:

Désolé Arnaud;
J’ai pas pris le temps de revenir sur le post et en effet tu en avais parlé, excuse.
Je te remercie pur les derniers conseils.

Ber

Posté en tant qu’invité par Ber2terre:

Ouèp;

Merci à vous

Je prends note et je vais mettre en application, en essayant de manière préventive, les p’tits conseils que vous m’avez donné.

A++

Ber

Posté en tant qu’invité par arnaud:

Evidemment que l’assurage est toujours dynamique ! A moins d’etre longe au sol et sans mou ( a une grosse racine par exemple), auquel cas, cela revient a fixer le grigri a un ancrage, ce qui n’est alors plus dynamique du tout…

Posté en tant qu’invité par Rudigen:

j’ai posé cette question à une collègue qui a le même problème.
Elle appuie un pied contre la falaise et le cas échéant même un peu plus haut que la hanche…
ça marche assez bien selon elle!

Posté en tant qu’invité par Pat:

Non… sur ce point, le mieux est de faire un renvoi et de continuer d’assuer au baudrier. Si le huit n’est de toute maniere pas assez efficace, dans cette configuration d’ecart de poids, il faut utiliser un autre frein. Le renvoi vers le bas est une des meilleures solutions pour l’assurage en cas de grande difference de poids (de plus le renvoi cree du tirage non prejudiciable au facteur 2) . L’autre etant de lester l’assureur pour se ramener a un ecart raisonnable. Je pense qu’un ecart de 50% (60 / 90kg par ex) est ideal, mais avec une bonne pratique cela peut faire plus, sans gros risque.

J’oubliais… si vous tenez a votre co-equipier(e) assureur de poids faible… commencez par lui offrir un harnais hyper confortable.

spigolo a écrit:

Le huit n’est pas fait pour travailler avec les deux brins
parallèles: ça diminue les frottements et l’assureur va se
brûler les mains! Donc:

soit l’assureur se vache au point du bas se qui n’est pas
agréable car il se retrouvera plaqué contre le mur,

soit tu mets un gri gri sur ce point… mais il faudra faire
autrement en falaise, il y a rarement des points en bas. Je
suggère un régime couscous pour ta femme

marianne a écrit:

perso,je connais pas grand chose à se sujet mais un jour
j’aiposé une question sur un point d’assurage tout en bas
d’un
mur qui m’intriguait… On m’a répondu qu’il était utilisé
pour mettre le huit quand il y avait un trop grand écart de
poids entre le grimpeur et l’assureur…

En espérant que cette information puisse te servir…

Posté en tant qu’invité par Pat:

Oublie cette idee. Le tirage se ferait egalement immediatement sous le grimpeur et dans certains cas le facteur (presque) 2 apparait. Autre defaut, cela entrave le grimpeur, il est peut « gros » il n’est peut etre pas « fort ». Essaie une fois de clipper avec beaucoup de tirage…
Un simple mousqueton sur un point risque de tres mal travailler en cas de chute. Peut etre meme abimer la plaquette.
Quand a l’idee de mobiliser 2 voies…

djinko a écrit:

c’est une idée en passant… que je soumets à la communauté
pour validation…
tu peux peut-être essayer en génèrant du tirage, ce qui
répartira la force en cas de chute, sous forme de frottement.
Par exemple, en n’utilisant qu’un mousqueton plutôt que des
dégaines lorsque tu places tes points, ou en allant poser un
point dans une voie parallèle si celle-ci est assez
rapprochée…

Evidement, toi aussi, pour monter en tête tu subiras le tirage

djinko

Posté en tant qu’invité par jozles:

Je suis (un peu) dans le même cas : 80Kg pour 50…

Certaines fois, quand j’ai un vrai risque de plomb dangereux, j’attache le grigri à un arbre (solide !) et à son baudrier (pour qu’elle puisse pas se sauver ;-).
Dans tous les cas elle souffre si je me pends plus que quelques instants alors je me vache dès que je dois rester plus d’un instant sur la corde.
L’appui sur le rocher est indispensable mais plutôt dangereux : t’es juste sous les chutes de pierres quand c’est pas très propre. Nous préférons en général être un peu décalés.

L’avantage (pour moi) c’est que j’ai un assurage hyper dynamique garanti !