Posté en tant qu’invité par P’tit Bouchon:
« Qu’est-ce qui vous fait marcher ? »
Ben j’me le demande des fois…; y’à tellement de choses qui peuvent me faire marcher. Parfois contradictoires d’ailleurs! la recherche du silence, ou à l’inverse écouter les bruits de la montagne, le repos de l’esprit, le dépassement de soi, la recherche de nouveaux paysages, les moments inoubliables passés avec mes copains, s’échapper un moment de la vie urbaine, être au grand air…
Alpinisme ou rando, pourquoi vouloir comparer? Perso, j’adore les deux.
En alpi, ce qui m’attire, c’est la beauté des lieux, sans aucun doute, malgré une certaine hostilité du milieu, parfois. on se sent tout petit, sans défense, j’adore. Les moments intenses passés avec les amis de cordée aussi. Le danger surement pas. Je déteste me faire peur, je fais en sorte de ne pas atteindre mes limites et de réduire au maximum les risques qui peuvent être réduits. J’aime la sensation de fatigue (je ne suis pas maso pourtant) à la fin de la journée, le moment de la "question qui tue " (qui porte la corde et à quelle heure on se lève?
la frénésie qui règne dans le refuge ou au bivouac avant le départ au petit matin, les lueurs des frontales dans la nuit, la concentration de la cordée à l’attaque des difficultés, le lever du soleil sur les montagnes… J’aime le sentiment de satisfaction quand on atteint notre objectif. Et l’impression d’avoir eu raison de renoncer quand on ne le sentait pas.
Mais j’adore aussi la moyenne montagne, l’insouciance que permet la randonnée pédestre. Laisser ton esprit vagabonder, pouvoir « buller », prendre son temps. Rêver à de nouveaux circuits, observer, toucher, sentir… Ce qui ne veut pas dire que rando=activité de mémé. Et le facteur « copains » toujours aussi présent. J’adore aussi les randos « alpines », pas vraiment de l’api, pas vraiment de la rando… fin en crampons, ou petite escalade facile pour atteindre le sommet.
La haute montagne n’est que le prolongement de la moyenne montagne, elle n’est pas différente elle est complémentaire. Le tout est magnifique, et procure des satisfactions multiples. Quelle que soit la pratique qui s’y déroule, le plaisir est immense.
Qu’est-ce qu’on peut écrire comme betises quand on est brutalement sevrée de montagne 
P’tit Bouchon