Alpinisme ou/et rando?

Posté en tant qu’invité par alex:

une course d’alpinisme me permet de partir à la decouverte de qui je suis. Est ce le cas de la rando, j’en doute ?
alex

Posté en tant qu’invité par dav:

Marie,
je suis de l’avis de Michel quand il dit que ça ne sert à rien de vouloir cataloguer les choses… Je crois que tu peux prendre du plaisir partout ou tu vas en montagne, que ce soit dans une prairie à vache ou sur une arête… ce qui compte c’est l’envie que tu as de faire les choses et le plaisir que tu y prends…
Perso je suis comme toi, j’adore la haute montagne, mais je crois que c’est un truc différent de la randonnée (altitude durée de la course etc…) et pis il y a la fameuse descente (aïe aïe pour les genoux…)
et c’est vrai que pour certains projets que tu souhaite faire à pied… il est intéressant de se projeter dedans à ski, parce qu’il n ’ y a pas à sourciller… la descente c’est carrément + bonheur… meme si on n’a plus rien dans les pattes…

Et pour finir je m’élève un brin (on va pas s’énerver non plus) contre l’attitude de Jean Luc qui semble détenir la vérité sur ce qui est bien et pas bien en montagne: JL, un conseil, fais ce que tu VEUX en montagne, c’est un espace de liberté… et laisse les envies des autres s’exprimer aussi: Marie s’est éclatée ca se voit, et c’est tant mieux: elle se demande juste si ça va la pousser + loin ou si elle va rester « raisonnable »…
affaire à suivre !

Enfin dernière chose: il n’y a pas que le massif du Mont Blanc dans les alpes !!! merci d’en prendre note (ça c’est mon côté savoyard)
allez la bise à tous

Posté en tant qu’invité par Jean-Luc L’Hôtellier:

P’tit Bouchon a écrit:

La haute montagne n’est que le prolongement de la moyenne
montagne, elle n’est pas différente elle est complémentaire. Le
tout est magnifique, et procure des satisfactions multiples.
Quelle que soit la pratique qui s’y déroule, le plaisir est
immense.

Tu sembles dire qu’on ne peut pas se contenter de la moyenne montagne mais à mon avis tu n’as pas besoin de chausser les crampons pour ressentir les différentes sensations que tu décris.

Posté en tant qu’invité par hum hum !:

A noter qu’on peut aussi faire de la haute montagne en chaussant assez peu les crampons…généralement pour l’approche et le retour ! Et pas forcément encordé !

SI on réduit la haute montagne à de la rando glaciaire, cela me semble un peu réducteur…qu’en pense tu JL ???

Et pis moi, j’aime bien arriver à un sommet…

Bonne montagne à tous, en rando, en alpi, en ski …

Posté en tant qu’invité par Jean-Luc L’Hôtellier:

Quand je parle de chausser les chaussons c’est une figure de style, je veux dire sans faire de l’alpinisme.

Posté en tant qu’invité par Jean-Luc L’Hôtellier:

Et puis moi aussi j’aime bien faire des sommets mais si je ne fais pas le sommet ça ne me gâche pas la journée mais par contre certains sommets m’ont déçu parce que l’itinéraire pour y parvenir était sans intérêt.
J’en ai vu qui revenaient déçus d’une course parce qu’ils n’avaient pas mis leur crampons tout en haut, c’était comme si ils s’étaient fatigués pour rien et auraient mieux fait de rester chez eux ce week-end là. C’est ce que j’ai ressenti chez certains l’année dernière quand on a tenté la Pointe Isabella.

Posté en tant qu’invité par Marie Boespflug:

Non, Jean-Luc, la figure de style c’est quand tu n’as pas de crampons sur la glace :-))
Là, c’est uniquement de l’humour.

Marie

Posté en tant qu’invité par Brigitte:

A l’époque où je rêvais de haute-montagne, sans avoir encore osé aborder ce monde-là, il me semblait qu’il y avait vraiment deux mondes : celui de la randonnée et celui de l’alpinisme.

Aujourd’hui il y a un formidable et exigeant terrain de jeu, qui apporte des satisfactions multiples, et peut se parcourir avec toutes sortes d’outils : piolet, crampons, skis, dégaines, chaussures de montagne, VTT, vélo , combi néoprène, piolet-traction , longe de ferrata …

Chaque pratique apporte une nouvelle manière de découvrir et de regarder la montagne, ouvre de nouvelles possibilités, la vision est à chaque fois différente .

Une nouvelle pratique peut aussi enrichir l’autre : skier des pentes « raides » permet de trouver bien moins raides les couloirs que l’on remonte ou descend en été, la pratique de l’alpinisme classique facilite bien les choses dans les passages alpins ou « chamois » en randonnée.

Posté en tant qu’invité par Bertrand:

Heureux de voir que je ne suis pas le seul à penser comme ça…et bravo à la manière dont tu résume la complémentarité des deux. C’est tellement pénible d’entendre des amis moins « enragés » me dire « ah mais moi je ne fais QUE de la randonnée… » comme si l’alpinisme devait posséder une quelconque forme de supériorité. Et de voir leur tête pleine d’incompréhension quand je leur répond qu’on peut être éperdument passioné des deux et de tout ce qu’il y a entre, qu’on peut trouver autant de plaisir à parcourir la montagne à skis qu’à pied, à vélo, en crampons ou en chaussons, à 1500m ou à 4000m, encordé ou pas, sur des sentiers horizontaux ou du rocher vertical…

Manifestement le sevrage ça inspire ! Mais tu ne nous a toujours pas dit pourquoi…

Posté en tant qu’invité par marmotte:

salut Marie

Ce que tu viens de dire est vraiment beau
Sinon, tu es d’Alsace je suppose ? Tu viens d’où ?

Posté en tant qu’invité par P’tit Bouchon:

« Manifestement le sevrage ça inspire ! Mais tu ne nous a toujours pas dit pourquoi… »

On va dire que mon boulot m’impose de bosser quand les autres se reposent. Vivement la rentrée!

Je ressents un « snobisme » de la part de certains alpinistes monomaniaques :wink: envers les randonneurs (notamment), comme s’il y avait des pratiques si différentes que les uns ne puissent pas comprendre les autres et surtout que passer d’une activité à l’autre soit si radical que ça. On retrouve parfois cet état d’esprit entre skieurs et raquettistes. Faut-il toujours vouloir hiérarchiser les pratiques? C’est une des choses que je regrette.