Posté en tant qu’invité par Jean-Marc:
Bouclettes,
Je ne me souviens pas t’avoir beaucoup lu discuter de montagne sur ce Forum !
Désolé pour les autres, mais tes propos me font réagir.
Il y a une différence majeure entre le public et le privé.
Je bosse pour une société privée et je sais que je peux être viré si mes patrons ne sont pas satisfaits de ma performance.
Je l’accepte.
Egalement, mes patrons savent qu’ils doivent me rétribuer (au sens large, ce n’est pas forcément uniquemment des EUR) en conséquence si ma performance est bonne. Sinon, je changerai de boîte.
Cela ne veut pas dire que c’est la loi de la jungle mais on considére que rien n’est acquis et que on doit progresser (au sens large là encore) en permanence.
Une différence est « risk/return », comme les placements financiers (mauvais exemple avec toi j’imagine).
Il est parfaitement rationel de préférer un placement sans risque et qui rapporte peu à un placement risqué qui peut rapporter beaucoup. C’est une question d’attitude face au risque. Pas de jugement la dessus.
Mais il serait déplacé de croire que l’on peut obtenir beaucoup sans prendre de risque.
Habitant depuis plusieurs années à l’étranger, cela m’attriste que l’image de la France soit celle des grêves permanentes avec des revendications assez floues.
C’est bien de critiquer mais il faut proposer des solutions. En l’occurence des financements. Le « demain on rase gratis » c’est très démagogue.
N’oublie pas que si tu veux toujours faire jouer la répartition (c’est bien la solidarité mais il a une limite à l’imposition des « plus riches ») tu vas décourager les personnes physiques ou morales si leur taux marginal de taxation est trop élevé. Et lorsque ces entités en auront assez, elles délocaliseront.
Comme disait l’autre, la critique est aisée mais l’art est difficile.
Nous les Français, on a Descartes dans le sang, c’est bien, mais il faut faire des critiques constructives et réalistes.
Le concept de défense des « avantages acquis » me semble un peu dépassé, il faut évoluer. Etre capable de vivre le changement de manière positive.
En ce qui concerne tes propos sur les monopoles, oligopoles etc… Les marchés publics sont règlementés et protégés.
En revanche, rien ne t’empêche de créer « bouclettes chimie » ou « bouclette motors » demain (à conditions re respecter des règles de sécurité). Si le secteur est peu compétitif comme tu semble le dire et que les marges d’aujourd’hui sont trop importantes, tu as la possibilité de réussir. L’ouverture du transport aérien et de la téléphonie à la concurrence ont vu des baisse de prix spectaculaires.
Tu parles de fixer les prix d’après les coûts. C’est une vue Marxiste de l’économie qui s’oppose à une vue capitaliste où les prix est le point où l’offre et la demande se rencontre.
Le communisme c’est un thème philosophique certes défendable, mais malheureusement les hommes sont égoïstes, alors cela n’a pas marché. L’intérêt personnel a fini par l’emporter aussi en URSS car les apparatchiks étaient « plus égaux que d’autres ».
bref une utopie, qui était pire que le capitalisme. Il n’est pas trés motivants d’être payé autant qu’un autre alors qu’on travaille et que l’autre ne fait rien.
Mais s’il te plait ne parle plus de fixer les prix par les coûts…
Il est étrange de constater que les grêves les plus virulantes viennent toujours des secteurs publics ou autrefois publics, c’est à dire de marché protégé contre la concurrence, et corporatistes.
Le marché de la santé est privé mais échappe à la compétition des prix car le client final, ne paye pas la note (merci la sécu). Donc on peut aller tous les jours si le médecin si l’on veut ! Incroyable comme situation économique.
Là encore, je ne prone pas une privatisation aà l’américaine, mais avant d’aller défiler dans les rues, faites les calculs du financement de ce que vous demandez et ne dites pas « l’économie va croitre, il y aura plus d’impôts et plu sde rentrées fiscales ». Tout le mode sait que l’Etat est le dernier à revoir à la baisse ses prévisions de croissance (après l’OCDE, le FMI et les banques privées).
Je ne prone pas une libéralisation à tout va. Example : il est préférable que les centrales nucléaires ne soient jamais soumise à une concurrence acharnée sinon on risquerait de retarder le remplacement de certaines pièces et la sécurité en patirait etc… L’éducation doit être en partie contrôlée par l’Etat sinon on ferait un éducation commerciale comme on a des TV commerciales etc…
Mais que diable, vivons le CHANGEMENT positivement, et ne freinons pas toujours des quatre fers par principe !
Désolé pour cette longue bafouille, j’imagine que j’avais besoin de me défouler.