Aux Yosémites, il y a une polémique sur l’Artif dur, le A5/A6 notamment.
Si vous comprenez l’Anglais: http://fr.youtube.com/watch?v=boQHYBhlOcs
En gros Chris Kalous (vétéran du coin) explique que les cotations d’artif sont fondées plus sur le danger que la difficulté. Une grosse cotation en libre peut être équipée avec un point tous les 50 cm, et il n’y a aucun danger de mort, contrairement à une grosse cotation d’artif (A3, on peut tomber de haut; A4, on peut tomber et se faire mal; A5, on peut tomber et mourir).
Sauf que selon lui, le nombre de personnes décédées sur une A5 dû à un arrachage de tous les points et retour au sol après une chute est quasi inexistant.
En faisant le lien avec le libre: sur une voie cotée 8c+ par exemple, le grimpeur va forcément chuter avec de trouver la solution, sauf quelques extraterrestres. Si la cotation A6 est si proche de la limite, de l’extrême, alors dans ce cas, sur 5 grimpeurs qui se présentent au pied de la voie, seulement 2 devraient sortir au sommet. Les trois autres devraient tomber, à cause de cette difficulté extrême et donc mourir après impact au sol. Ce fait confirmerait alors la cotation. Pour pouvoir coter une voie en A5 ou A6, il faut que quelqu’un tombe dessus et meurt, sans quoi on ne peut pas être sûr de cette difficulté. Si personne n’est tombé dans une voie en A5, A6, alors on n’est pas sûr de cette valeur.
Selon lui toujours, on ne peut pas pousser l’artif plus loin que maintenant sans cette démonstration. L’extrême de l’escalade artificielle à été atteint avec « Sea of dreams » sur El Cap, après ce fût le déclin de la difficulté et du danger en Artif. C’est le seul A5 vraiment extrême qui existe. La plupart des accidents en artif, sont soit des erreurs humaines soit du matériel défectueux…
Chris Kalous à lui même été retenu par un RURP, sur du grès dans un A5, prouvant que la voie n’était pas du A5.
L’autre chose qu’il explique, est qu’un grimpeur qui part sur une nouvelle voie avec une perceuse, est sûr de la sortir (sauf météo), alors qu’en libre, si le grimpeur n’est pas assez bon il ne sortira pas le sommet. Pourquoi ne pas dire que la montagne est plus forte à la place de sortir le tamponnoir (ce que n’importe qui peut faire)… mais là on tombe dans une autre polémique qu’il vaut mieux éviter pour ne pas mettre le feu aux poudres.