Posté en tant qu’invité par Maude:
Salut, je suis une femme, jeune, aimant la montagne, potentiellement jolie et intelligente.
Jusque-là, tout va bien, je sens que je corresponds aux attentes de tout ces beaux mâles incompris en quête de LA femme de leur vie, qui traîne forcément sur camptocamp…
Par contre, je n’avance pas vite, et surtout quand je suis chargée. Alors au lieu de prendre l’air protecteur et supérieur qui convient à ravir aux citadines que l’on connait: « Mais si, tu te débrouilles bien! », arrache-moi mon sac -j’ai aussi ma fierté-, épargne-moi les théories « Mais-oui-c’est-simple, une conversion au milieu d’une pente à 40° après 3h de montée: regarde comme je fais » J’en ai vu des héros, ça a jamais été contagieux.
Puis ne prends pas 10m d’avance chaque fois que j’en fait 5, pour mieux te retourner, c’est pas la femme de ta vie que tu contemples mais une tomate surchauffée (mais qui a quand même les doigts gelés, c’est ça un paradoxe féminin), épuisée, défigurée quoi.
Alors ami montagnard, pose-toi cette question: qui se fait des illusions? celui qui cherche la montagnarde idéale ou celle qui te suivrait partout contre un peu de solidarité…

