si cela peut aider :

si cela peut aider :

Attention sur cette manip on est dans une situation de moulinette qui correspond plus ou moins à un secours sur un grimpeur couenne mais qui peut être moins pratique en situation GV avec corde à double.
Par contre le principe de raccordement entre le grimpeur et le reverso c’est effectivement ce à quoi je pensais pour éviter de multiplier les mousquetons sur celui du reverso.
ça c’est pour du secour en moulinette, si on est sur des voies super bien équipées, avec des beaux relais chaînés avec maillon d’usure, c’est OK, mais sinon c’est à éviter absolument! En rappel le point d’ancrage est rarement un truc dans lequel la corde peut coulisser. ça peut être deux encrages sans maillon ni chaîne, un arbre, une cordelette. Faire glisser une corde sans charge est ok, mais une corde avec charge pourrait s’abîmer, se torroder, ou pire se rompre ou rompre l’ancrage (si c’est un arbre ou une cordelette)
En postant la photo ci dessus j’ai bien ajouté « si cela peut aider ». Et Seb.D a répondu
Ce n’est qu’une image montrant un aspect d’une manip apparentée au titre du fil. Si vous préférez, je peux la virer.
EDIT : une autre image
Avec un ado dans les Cerces, on avait l’orage aux fesses. Aussi j’ai décidé de redescendre sans finasser. J’ai mousqetonné (à vis, hein…) le jeune, environ 40 kg, au pontet de mon baudrier et on est descendu normalement. On a quand même pris la rabasse mais en bas des rappels.
Cas de figure : l’adulte à un problème, accident dû à un facteur extérieur, pierre, nid de guêpes etc…
deux enfants se retrouvent seuls sur la paroie, sans connaissances des méthodes de réchappe.
Première question, ont ils un moyen de joindre les secours, téléphone, réseau ? Deuxième question, doit on dépendre d’un adulte, qui a priori à beaucoup de doute, pour descendre en rappel ?
Est-ce que ce n’est pas pareil pour une personne qui découvre la montagne avec un guide, si le guide a un tel accident ?
Est-ce que ce n’est pas pareil dans de multiples autres circonstances de la vie, ne serait que quand un adulte conduit une voiture avec ses enfants à l’arrière si l’adulte fait un malaise ?
Est-ce qu’il ne suffit pas de prévenir une personne de l’endroit où on va, et de l’heure à laquelle on devrait être revenu, pour que les secours soient prévenus si ce n’est pas le cas ? Des enfants assez grands pour faire du rappel sont aussi assez grands pour comprendre la consigne que les secours arriveront, et qu’il faut les attendre en restant en sécurité.
Il me semble que les interrogations de @pire ne relèvent absolument pas de sa propre aisance dans ce type de terrains mais uniquement de la meilleur gestion de deux seconds particuliers.
Vécu avec un guide : en cas d’urgence, le + simple pour faire descendre rapidement tt le monde est la moulinette.
Le guide est en haut, il gère, ca ne discute pas : on s’accroche avec un MV et on se laisse descendre, on défait le noeud en bas pour éviter tout coincement.
Lorsque le point d’arrivé est évident oui, sinon c’est bien plus rapide et secure de pré-installer les « seconds » et de descendre en premier 
Sur ce sujet @Rob.Bonnet.guide je t’avoue que j’avais été surpris de ta réponse sur l’arrêt d’un second sans machard sous 50m de rappel sur une 8.1 dynamique. Ca va un peu à l’opposée de ce qu’on m’avait montré en formation et fait tester donc je me dis qu’il doit y avoir une façon de procéder qui te permet de gérer celà. Peux tu développer? Genre maintien de la corde en pré-tension, limitation à des rappels assez raide pour bien voir la personne, limite de poids de la personne (avec enfants mais pas adultes)?
Tu n’as jamais eu de cas où ce « firefighter belay » ne fonctionne pas (je suppose non :-D) ou pas bien? Beaucoup de frottement, voie peu verticale, … ? Il me semble que c’est un argument contre de Kirkpatrick dans « Down », qui recommande de ne pas s’y fier (je vais essayer de retrouver l’extrait)
J’ai déjà essayé pour aller sauver ma fille de 5 ans qui s’est prise de panique sur une voie à cause d’une araignée, j’ai franchement galéré à redescendre, et finalement ma femme a pris le relais sur l’assurage d’en bas et j’ai laissé filer mon grigri que j’ai récupéré après. C’était une voie de ± 30m pas très pentue avec une grosse vire au milieu sur laquelle frottait la corde.
J’aurai été tout seul je pense que j’aurai installé mon réverso pour faire un rappel sur les deux cordes
J’ai également été très surpris que @Rob.Bonnet.guide propose cette solution, surtout sans en détailler les protocoles indispensables, voire vitaux et sans en fixer les limites. Il est établi avec certitude que si le grimpeur assuré prends de la vitesse AVANT que l’assureur ne réagisse (encore faut-il être en contact visuel), il ne l’arrêtera pas, y compris en se pendant sur un autobloquant pré-installé.
J’ajoute, même si ce n’est pas le postulat de départ énoncé par @pire, que laisser quelqu’un d’inexpérimenté seul au relai et ne plus avoir un oeil sur lui ôte de facto tout contrôle de ce qu’une situation de stress peut générer de comportements non répertoriés dans le mode d’emploi, possiblement définitifs. Au hasard et non exhaustif de situations vécues (j’étais à côté) : refus total de descendre, descendeur démousquetonné, baudrier presque quitté (au lieu de se dévacher !).
Tout à fait. Mais comme on peut encore moins l’envoyer devant chercher le relai du rappel suivant, ça reste le choix le moins pire.
On peut effectivement imaginer tout un tas de situations problématiques, mais c’est le cas de toutes les méthodes associées à ce sujet.
La méthode pré installation + contre assurance du bas reste celle enseignée et préconisée par l’ENSA en formation initiale guide. Sauf évidemment les situations faciles où on peut mouliner les personnes toujours à vue jusqu’à un point identifié et sécurisé.
Toujours rester pret à intervenir, avoir une descente à vitesse contrôlée (si la personne décide de foncer tu peux freiner
), faire un noeud sur les cordes (back up) et laisser son machard serré (pour mettre tout ton poids facilement et rapidement si besoin), ajouter si besoin du frottement dans le descrndeur de la personne.
Cette méthode a des risques et inconvénients mais aussi de nombreux avantages : éviter d’envoyer au tas en moulinette une personne qui ne sait pas où aller, éviter d’aller débloquer un débutant en galère avec un machard coincé, être capable de gérer soi même la descente d’une personne en pratique ou inconsciente (si terrain raide), …
Comme toutes les manips il faut bien évaluer avant, et s’adapter en cas de besoin.
En spéléo ou canyon, on préconise une 2nde corde, fine, où l’assurage se fait par demi cab.
Le débutant gère sa descente, mais « au cas où » est contre assuré par l’autre corde.
Il existe des cordes très résistantes en 6mm !
Avec contre assurage du bas, j’ai plusieurs exemples proches avec des chutes de pierre : le réflexe de la personne en bas est de se barrer, pas de se dire que si celui du haut est touché, ca va être le moment de réagir !
@Seb.D petit exemple de l’utilité de la manip de contre assurance, aujourd’hui aux perrons. Sur le premier rappel bien vertical, j’avais comme toujours pré installé et briefé la cliente qui n’avait plus qu’à défaire sa longe et partir. Au bout de quelques mètres elle était en panique (peu habituée aux rappels), à faire des tractions sur la corde par peur de se mettre le poids dans le baudrier. Avec un machard ça aurait été compliqué, avec une probable remontée sur corde et manip de secours complexe.
Là je lui ai juste demandé de tenir la sangle au lieu de la corde, et j’ai contrôlé sa descente jusqu’au relai avec la tension de corde.
Ensuite je l’ai mouliné, c’est encore plus simple… Mais ça ne marchait que parce que je connais par cœur les rappels et au prix d’une grande vigilance sur l’un d’eux où j’étais « en aveugle » (pas de visibilité sur la descente ni sur le relai, heureusement je connais la distance exacte et comment est l’arrivée) avec le frottement à gérer.
Si j’avais découvert l’arête ce jour, il aurait fallu continuer avec le contre assurage…
En fait je suis tout à fait en phase sur l’intérêt de pouvoir utiliser cette configuration, ce qui m’avait interpellé c’est mes souvenirs de formation avec démo à la clé où on nous montrait qu’il pouvait vite être assez compliqué de maitriser un second sur son rappel 50m plus haut avec l’élasticité d’une corde à double, surtout si on a des ressauts le long de la descente.