Compte tenu que :
- Fred V écrit : Définir l’autonomie en falaise : être un VRAI grimpeur de 6a
- Que la plupart des intervenants y vont de leur interprétation du sujet de Fred V.
Je peux également y aller de ma propre prose.
Pour moi, être VRAI grimpeur de 6a en falaise, c’est passer dans 80% des 6a, et donc y compris les 6a nécessitant de se protéger.
Celui qui ne sort que les 6a à la salle est un vrai grimpeur de 6a en salle.
Celui qui ne sort que des 6a P1 E1 d’une longueur à française est un vrai grimpeur de 6a P1 E1 d’une longueur à française
Ni plus, ni moins.
Hormis si on est daltonien, la lecture du terrain pour chercher son itinéraire est quasi inexistante en salle. Dans le 6a en salle, ça se réduit souvent à viser le prochain point situé 1m plus loin. Quand il découvre la falaise, l’autonomie dans la lecture du terrain pour chercher son itinéraire est donc un vrai sujet pour le grimpeur SAE. Y compris dans des 6a P1 E1 d’une longueur en falaise, la lecture et la recherche de l’itinéraire se réduisent pour certains à viser le point d’après.
Un vrai grimpeur autonome saura faire mieux que juste suivre les points. Le trad, c’est souvent intéressant pour lire et chercher son itinéraire car il n’y a pas de point à suivre, y compris sur une falaise de 30m. Je ne parle pas des fissures de Moab et autres voies pofées.
L’autonomie est un continuum. L’escalade en falaise non équipée développe & nécessite beaucoup beaucoup beaucoup plus d’autonomie.
