Posté en tant qu’invité par Eric:
Elle avait du fûmer avant de vous « accueillir »!
De notre coté, c’était en avril 1999, nous avions fait toute la montée dans la tempête, orientation carte-boussole-altimètre, sous un vent incroyable (redescendre aurait été aussi compliqué). Dans le tunnel sous le refuge, les skis se mettaient en drapeau, et il fallait sérieusement se cramponner à la balustrade.
Dans la cabane, nous étions le seul groupe (normal, vu les conditions…). Dans la salle commune, le 0° était à peine atteint, et nous avions l’impression qu’il faisait 30° dans la cuisine! Même si nous aurions apprécié le poële pour faire sécher les affaires (après une semaine en montagne, c’est tout de même appréciable), on s’en est contenté (on a l’habitude des bivouac) mais bon… Tout comme on s’est contenté de la gueule que la gardienne nous a tiré dès notre arrivée (sans raisons apparentes)
Elle n’arrêtait pas de nous poursuivre afin de vérifier que les portes étaient bien refermées derrière nous (ça aurait peut-être réchauffé le bâtiment…?) : c’est toujours agréable de se sentir en confiance. Et dès notre arrivée, elle semblait nous reprocher l’état des chiottes que des connards avaient laissé avant… Même si, ça doit être particulièrement pénible pour un gardien d’assumer quotidiennement ce genre de comportement, nous n’étions aucunement responsable de la bêtise de ceux d’avant!
Le repas nous a été balancé avec moult délicatesse (si elle avait pu lancer la gamelle de soupe, elle l’aurait fait, c’est sûr).
Ce qui a finit de nous agacer, c’est le prix de la flotte (fondue ou en bouteille) : plus de 20FF le demi-litre d’eau en bouteille. Ok, il y a l’hélico, mais faut pas pousser non plus : j’ai déjà cité l’exemple du refuge des Sarradets (Gavarnie, Pyrénées), ravitaillé exclusivement par hélico au printemps : <15FF le litre et demi!
Originaires du sud ouest de la France, nous recherchons principalement la convivialité dans les refuges/cabanes, que nous avons toujours trouvé jusqu’à cette triste expérience, que ce soit en France, en Espagne ou en Italie (en Suisse aussi, à la cabane du Trient). Nous somme tout à fait conscient des contraintes de ce métier et nous nous y adaptons, sans nous comporter en gros con de consommateur, comme on en rencontre de plus en plus malheureusement. Mais il ne faut pas abuser, non plus. C’est justement la désagréable impression qu’on a eu là haut. Un bonjour, un sourire n’ont jamais fait de mal à personne.
J’ai depuis eu pas mal de témoignages similaires sur les Vignettes…! A moins qu’il y ait eu métamorphose depuis (le papillon est-il sorti de sa chrysalide?)?