Vernissage

Posté en tant qu’invité par François:

A la lecture d’un certain nombre de contributions, je crois comprendre que le skieur Lambda ressemble plutôt à un pré-néanderthalien. Assez épais physiquement et intellectuellement, il a l’esprit peu délié et l’élocution grognante, un peu comme un chimpanzé. Aussi me paraît-il opportun d’irriguer ses neurones de primate avec un vernis de sensibilité. Gros travail, vaste programme, me dira-t-on. Certes, certes…je ne me fait cependant pas trop d’illusions.
Voici donc quelques textes piochés au gré de mes rayonnages :

O femme dangereuse, ô séduisants climats !
Adorerais-je aussi ta neige et vos frimas,
Et saurai-je tirer de l’implacable hiver
Des plaisirs plus aigus que la glace et le fer ?
Ch. Baudelaire. Les Fleurs du Mal.

C’est un pays de montagne,
mettez vos pas dans mes pas,
mes chers amis, soyez purs
soyez fins comme la neige
on entend siffler déjà
l’ombre d’un hiver futur;
C’est bien plus haut qu’on ne pense,
vous n’êtes pas seuls, suivez
suivez-moi ; où êtes-vous ?
(Ils tombaient sur les genoux)
C’est bien plus haut qu’on ne pense
(pourquoi n’avancent-ils plus ?)
C’est un pays de silence
celui qui parle est perdu.
G. Norge. C’est un pays.

Si ça vous intéresse, j’en ai encore à votre service (le primate s’interresserait-il à autre chose qu’à son régime de bananes?)

Posté en tant qu’invité par Ivan:

Dis, tu vas chercher ou toutes ces conneries!
Mais continue seulement tu arriveras peut-être à nous faire lire autre chose que ski-rando…vu que la plupart de ceux qui sont sur ski-rando en été ne peuvent pas s’empêcher de lire tous les messages qui apparaissent: même les plus cons.
Merci donc d’éclairer les grognons…

Posté en tant qu’invité par Olivier84:

ok c’est cool mais …

Il est doux, à travers les brumes, de voir naître
L’étoile dans l’azur, la lampe à la fenêtre,
Les fleuves de charbon monter au firmament
Et la lune verser son pâle enchantement.
Je verrai les primtemps, les étés, les automnes,
Et quand viendra l’hiver aux neiges monotones,
Je fermerai partout portières et volets
Pour bâtir dans la nuit mes féeriques palais.

Ch. Baudelaire, n’aimait pas l’hiver!!

Posté en tant qu’invité par Laurent:

Baudelaire n’aimait pas particulierement la montagne non plus, je crois qu’il preferait la mer. Evidemment, comme je n’ai pas les fleurs du mal sous la main (un poil qui frisotte tout au plus), je m’abstiendrais de citer des exemples.

Laurent

Posté en tant qu’invité par François:

Aucun poète,ou presque, n’aime la montagne. Ils préfèrent la mer. Le poète qui contemple la mer sent monter en lui l’inspiration et torche des textes voués à la postérité. Celui qui contemple la montagne a froid au pieds et voudrait bien rentrer chez lui boire un chocolat chaud. Ceci explique cela.

Posté en tant qu’invité par Olivier84:

C’est quand même pas très différent ne dit-on pas que les montagnards sont des marins d’eau dur?

Posté en tant qu’invité par Laurent R:

C’est bon les bananes

Posté en tant qu’invité par skieur-fou:

« Baudelaire n’aimait pas particulierement la montagne non plus, je crois qu’il preferait la mer. »

       SACRILEGE !!!! :-)

Posté en tant qu’invité par yann:

a ke la montagne
dessous la couette fleuri
de une refuche dedans la montagne
afek eine kleine freuilan
pien au chaud
est une experience au combien agreable

pot de l’air

Posté en tant qu’invité par Olivier84:

Aux premiers vert alpage retrouvé,
Yann loin du forum s’en est allé.
Aux premiers frimats de l’hiver arrivé,
Yann sur skirando s’est repointé.

m’est avis qu’on va bientôt resortir les planches…

(:-)livier

Posté en tant qu’invité par Fils:

J’aurai plutot dit des marins d’eau douce…

Posté en tant qu’invité par yann:

puisse l’oracle dire vrai
pour que le temps frais
loin des cremes glacée
et des emois de l’été
nous apporte le froid
pour que tel des roi
nous defions le lois
d’un monde qui nous regarde coi
lorsque nous skions
tres loin sur les mont
en faisant des rond
petit patapon

euhh, la chute est un peu nulle, je vous laisse poursuivre…

pot de l’air

Posté en tant qu’invité par Laurent:

voire des marins d’eau d’Olle

Posté en tant qu’invité par Olivier84:

O-racle, au désespoir,
N’ai-je temps temps vécu,
Que pour voir cette herbe jaunie,

O-cieux, bon sang de bonsoir, (c’est juste pour la rime).
Que doit-on faire qu’il vous plu,
Que d’épaisse peuf nos pentes soient emplies.

(:-)livier

Posté en tant qu’invité par julien:

O-rage, O desepoir,
O douleur qui m’etouffe
je croyais faire un pet
et ne fit qu’une louffe

Posté en tant qu’invité par Laurent:

Aie aie aie,
vivement les premieres neiges!

Posté en tant qu’invité par Brigitte:

Oui, comme tu dis ! Le manque ne les arrange pas !

Posté en tant qu’invité par François:

Devant l’avalanche de réflexions hautement pertinentes, je me sens encouragé à continuer dans cette voie.
Voici donc pour meubler votre week end qu’on annonce pluvieux, 2 autres textes. L’un de Ch. F. Ramuz (que je ne ferai pas l’injure de présenter à nos amis de Lausanne) et l’autre de Baudelaire ch. qui n’aimait pas la montagne mais a tout de même écrit 2-3 trucs sur ces monts affreux. Textes qu’on pourrait intituler:Refuge.

La pluie…et puis l’attente sur les cimes,
un ciel triste et lavé, plein de torpeur ;
un ciel triste et lavé jusqu’à la plus intime,
la plus basse des régions du coeur.

Monter à pas de loup jusqu’à la crête,
gagner le hameau dans l’ombre enfoui :
voici que surgit cet appel de fête,
les lampes qu’on allume pour la nuit.
C.F. Ramuz. Le petit village.

C’est la mort qui console, hélas ! et qui fait vivre ;
C’est le but de la vie, et c’est le seul espoir
Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre,
Et nous donne le coeur de marcher jusqu’au soir ;

A travers la tempête, et la neige, et le givre,
C’est la clarté vibrante à notre horizon noir ;
C’est l’auberge fameuse inscrite sur le livre,
Où l’on pourra manger, et dormir, et s’asseoir.
Ch. Baudelaire. Les Fleurs du Mal.

Sur ce, vous avez le bonjour d’Alfred. Demain, je vais grimper.
(Dépéchez vous, parait que le prix des bananes aussi)