Vernes?

Posté en tant qu’invité par tamota:

qui pourrait m’expliquer ce que sont les vernes décrits dans les topos…

                         merci

Posté en tant qu’invité par Tintin:

De la forêt qui ne s’assume pas !
c’est pas assez bas pour être recouvert par la neige et pas assez haut pour pouvoir skier en dessous.

Pour le coté botanique, je suis pas trop spécialiste. Pour moi, c’est des aulnes

Posté en tant qu’invité par Francois:

Nains. Des aulnes nains. Si c’était pas nain, on pourrait skier en-dessous. Elémentaire, mon cher vernes.

Posté en tant qu’invité par cecile:

Oui et elles sont aussi appelées « arcosses » ce qui avec les vernes d’origine donne aussi « varosses ». Mais je suppose qu’il y a d’autres diminutifs plus ou moins sympathiques à l’encontre de cette engeance…

Posté en tant qu’invité par P’tit Bouchon:

A la montée la technique consiste à s’aggripper aux dites vernes, se tirer dessus pour passer au dessus, et bien-sur les lacher au moment M où le gars qui te suit arrive: et PAN ! Yak yak yak, histoire de prendre un peu d’avance :wink:
A la descente, une des techniques est décrite par les spécialistes belledonniens, certains imitent à merveille le marsupilami, sautant de branches en branches, la verne faisant alors office de tremplin. D’autres choisissent la ruse, slaloment comme ils le peuvent entre les arcosses. Généralement, ça finit par un emmelage de skis dans les vernes…

Posté en tant qu’invité par Tintin:

on peut ainsi facilement réaliser des 5.5 en skiant des couloirs à 55° (en neige béton même si on a envie) en se laissant glisser d’une branche à l’autre. Il vaut mieux laisser les batons à la maison pour ce genre de pente raide.

Tiens d’ailleurs, en parlant de descente dans les vernes, je me rappelle que « Orionde depuis Prabert » est décrit comme une course d’initiation (1.quelquechose) ! Qui dans la salle n’as pas juré pendant cette descente ?

Posté en tant qu’invité par Cyril de l’Oisans:

Oui, la verne (ou arcosse du côté de la Savoie) est un aulne de petite taille (on dit un arbrisseau). De son nom latin Alnus viridis, on retiendra la couleur verte (la feuille est verte et lisse sur les deux faces) par opposition aux aulnes blancs (la feuille est blanche dessous) et glutineux (poilues en plus d’être blanches).
Tous les aulnes sont gourmands en eau, et ceci, toute l’année. Ce qui fait que ce dernier affectionne particulièrement les versants bien frais, voire ruisselant, même les couloirs d’avalanches. Sa petite taille et ses branches souples lui permettent de se coucher aux passages de celles-ci et de repartir de plus belle quand vient la fonte.
Cette saloperie pousse parfois en bosquets assez denses sur certaines pentes, ne facilitant pas toujours la progression des skirandonneurs mais est toutefois protégée en Franche-Comté (amis franc-comtois, gare !)(et je sais qu’il y a des franc-comtois parmi nous…).
Le fruit des aulnes porte un doux nom qui le rendrait presque sympathique : le strobile ; ça ressemble à une mini pomme de pin.

Comme quoi, c’est vraiment une saloperie : on fait rien du tout avec ce bois si ce n’est le mettre au feu. Et encore, ça se fait plus depuis des siècles.

Mais essayez d’imaginer le minuscule troglodyte, niché au creux d’une belle touffe de vernes, égayant le vallon de son chant saccadé. Et le tarin, le tarin comment déjà ? Ah, oui, le tarin des aulnes qui se régale des châtons (c’est les fleurs regroupées en grappes) de ce petit arbrisseau en jouant à l’équilibriste la tête en bas.
Et y’en a d’autres des bestioles qui sont contentes de trouver un arbrisseau qui pousse jusqu’à près de 2400 mètres…

Posté en tant qu’invité par picaflor:

voilà la réponse que je voulais aussi envoyer, merci Cyril

en tant qu’ornithologue (ou oizothologue, c’est plus rigolo), il est vrai qu’il ne faut pas oublier que même si c’est « de la saloperie », l’aulne nain est vital pour bien des espèces

c’est vrai, ça pousse partout et sans problème, on peut le hâcher menu à coups de quarres, couteaux et crabes, y aura toujours le ptit frère 2 mètres plus loin pour se prendre dans tes lanières

par contre, même si ça fait du bien de se défouler sur ces arbustres, alors hyper gaffe aux jeunes sapins, pousses de rhodos et surtout en cette fin de saison les jeunes tourbières où il fait bon marcher car ça glisse moins au portage que les bourbiers à randonneurs : ça d’un point de vue biologique, c’est hyper délicat et à éviter absolument !

bon printemps quand même

Posté en tant qu’invité par Cyril de l’Oisans:

Chez nous, on aime bien dire piafologue…

Posté en tant qu’invité par christian:

ouais;mais parfois on peut les bênir ds des pentes de neige pourrie ou rien ne tient alors on s’y accroche avec bonheur…

Posté en tant qu’invité par picaflor:

zoziologue est pas mal non plus :smiley:

Posté en tant qu’invité par cecile:

moui… mais je trouve que le ski a facheusement tendance à glisser dessus et la main si on a des gants en polaire. de plus si on traverse à vitesse un peu rapide une zone verneuse un peu haute, faut faire gaffe de pas y laisser le poignet avec le bâton. m’enfin c’est vrai que ça peut-être pratique. je crois me souvenir que certain(s) parlent de « patagonage » ou un truc dans ce style pour évoquer la progression dans ce genre de terrain… faudrait qu’il(s) se manifeste(nt).

Posté en tant qu’invité par P’tit Bouchon:

On dit « randonnée patagon »… en général ça se traduirait par slalomage hazardeux entre les arcosses…
Et dire que d’habitude à c’t’heure ci, le samedi on est sur les planches :frowning:

Posté en tant qu’invité par Robert:

Au CAF de Montpellier on dit bartasser. Lo bartas c’est la garrigue touffue qui griffe les mollets quand on a perdu le sentier. Pas de bonne randonnée sans bartassage. Par extension comme dit le Grand Robert (188cm) on peut bartasser à ski dans les vernes.

Posté en tant qu’invité par yvon:

P’tit bouchon a bien répondu c’est exactement ça.
On progresse comme on peut à travers les arcosses. Jai un mauvais souvenir du début de montée dans la combe des Ramays au Taillefer. On a fait du ski patagon dans un amas de vernes et taillis alors que qq mètres à côté le lit du torrent était bien enneigé.
C’est depuis cette sortie que Xtof me surnomme Groin d’or.