Une vie...des montagnes

Posté en tant qu’invité par L’Ours Bourru:

Il neige….enfin.
Oublié, le ciel bleu d’hier, le soleil trop généreux de Janvier. Oubliés, les cailloux sous les skis, lacérant les semelles, laissant de tristes souvenirs, blessures et coupures, témoignages d’un hiver égoïste et plutôt avare avec les skieurs ; la montagne a rangé ses griffes, laissant place à la douceur, la quiétude, la tranquillité.

Les flocons ont rempli le ciel, et recouvert peu a peu le paysage. Je suis la, debout, le nez collé a la fenêtre, comme hypnotisé, avec le regard émerveillé d’un enfant qui découvre le monde. La route du Mollard est déjà bien enneigée. La nuit tombe peu a peu…

Attentats au Moyen-orient, il y a des morts, la foule hurle son désespoir et son désir de vengeance. J’éteint la télé.
Ici tout est calme. Je ferme les yeux. Je laisse mon esprit divaguer. Le poêle ronronne. Qu’il fait bon être au chaud. Dehors, le vent s’est levé.

20 h 10. Et Marie qui n’est pas rentrée. Je commence à m’inquiéter. Le téléphone sonne. C’est elle. Elle a du retard. La route est mauvaise, le Chasse-neige n’est pas encore passé ; priorité aux grands axes qui conduisent leur flot ininterrompu de voitures en station et ce soir…au fossé.

Ca y est, je la vois. J’aperçois les phares de la Clio deux lacets plus bas, qui monte tant bien que mal en patinant . Elle assure cette petite, elle n’a pas froid aux yeux. En montagne non plus d’ailleurs. Je la revois l’autre jour, en haut d’un couloir. Elle avait bien un peu les jambes qui tremblaient, mais quoi de plus normal quand il s’agit de se jeter dans 500 m de descente engagée. J’avais un peu peur pour elle. Je regrettais presque de l’avoir emmenée.
Mais elle assure, elle sait rester calme, elle a la tête sur les épaules cette petite. Je connais peu de filles qui ont autant de cran…et de caractère…

(a suivre)