Il y a tout de même quelque chose qui me paraît un peu paradoxal : utiliser le forum pour raconter votre parcours, tout en expliquant qu’il ne vaudrait finalement mieux pas y aller parce que vous — ou votre ami guide — estimez que l’itinéraire n’en vaut pas la peine. Ce n’est finalement qu’un retour d’expérience parmi d’autres, et il est toujours intéressant de pouvoir le confronter à d’autres avis pour se faire une idée plus complète.
Merci en tout cas pour ce compte rendu détaillé. J’ai également regardé votre belle série de courses en haute montagne, qui témoigne d’une solide expérience. En revanche, j’ai vu moins de sorties en terrain de basse altitude, qui est un univers assez particulier où les repères sont parfois différents. C’est aussi pour cela que je suis curieux de comparer votre ressenti avec celui d’autres personnes habituées à ce type de terrain.
J’ai encore une question concernant les rappels : vous indiquez avoir équipé quatre rappels sur spits. Quel matériel aviez-vous exactement ? Un perforateur, un tamponnoir ?
Pour le reste, ma femme et moi sommes désormais encore plus curieux d’aller voir par nous-mêmes. D’après les guides locaux avec qui nous avons échangé ainsi que les chasseurs de Samoëns, cette traversée est parcourue depuis des années sans nécessiter ce type d’équipement supplémentaire.
Didier Tiberghien, guide et directeur administratif de la Compagnie des Guides de Chamonix, originaire de Samoëns, avec qui travaille ma femme, nous a d’ailleurs confirmé que la traversée des Dents d’Oddaz faisait partie de ces itinéraires « à l’ancienne », réservés aux personnes habituées à ce type de terrain, notamment les chasseurs. Connaissant notre goût pour ce genre de parcours, il nous l’a même vivement recommandée.
Dernière question, simplement pour mieux comprendre votre récit : lorsque vous dites que l’un de vous est guide, est-ce que vous étiez tous les deux pleinement acteurs du cheminement et des décisions, ou bien l’un d’entre vous suivait-il davantage le guide ? Cela change un peu la manière d’interpréter le retour d’expérience.
PS : hier nous avons réaliser la traversée Pointe de Chardonnière Tête à l’Ane sans aucun topo, alors que c’est fait en libre par certains locaux et avec clients et encordés par d’autres depuis l’équipement plaquette. Du coup on va le créer sur Camp to Camp même si je sais que ça va pas plaire à tout le monde au bureau de Sixt. On ne parle pas des secrets du coin à moitié. Soit on dit vraiment rien, soit on dit tout !
Bon été à tous les amoureux de la pente à chamois et aux autres visiteurs !