Trail et faune sauvage

Clairement. Alors qu’il n’y a pas de biais de négativité par exemple sur les routes, on trouve normal qu’elles soient là.
Dans l’article scientifique, ils disent que les événements sportifs sur route (genre tdf) semblent poser moins de problème, les animaux évitant de base de s’approcher des routes :sweat_smile:

Perso c’est plutôt ski de fond à ces heures là.
Je croise parfois des dameuse, je ne sais pas si je les dérange.

Dans l’abstract (je n’ai pas lu l’article), j’ai cru comprendre que l’impact négatif sur les bouquetins est surtout lié à la période à laquelle se tient la compétition (printemps et début d’été).

While cycling events occurred primarily during summer when most of the ibex were already far from the roads, trail running events occurred at the beginning of the birth period and crossed the seasonal range of ibex, raising questions about the consequences for reproductive outputs.

la différence entre un traileur et un randonneur, par rapport à la faune ?

Et bien moi quand je vois arrivé dans ma direction un « patou » en courant je n’ai pas le même sentiment que quand je le vois arriver en marchant tranquille. :man_shrugging:

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Ouais… pour un bouquetin, la difference de vitesse entre un traileur et un marcheur doit être anecdotique, les deux étants bien plus lent que lui.

Il me semble que l’activité pratiquée est anecdotique en comparaison du critère « évènement d’ampleur » et par ailleurs, l’envie d’une pratique de pleine nature ne me semble pas à décourager et la réflexion mériterait à s’élever au dessus de ce qu’on peut lire ici (je généralise, dsl).

On se rappellera :

  • du bivouac à la Muzelle de cet été pour ce qui est des problématiques de surfréquentation liées à la randonnée :confused:
  • que l’escalade fait également face à ce type de « conflit d’usage » avec la faune
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C’est un peu ce que j’en retiens, et là dessus effectivement le trail ne peut pas éluder la question. Pour autant il serait honnête (et scientifiquement intéressant à mon avis) que les mêmes travaux soit réalisés concernant les zones de très grosse fréquentation randonneur. Ça pourrait donner une idée de l’impact de la vitesse sur le dérangement (effet de surprise, déclenchement du reflex de fuite, etc…)

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Franchement je pense pas qu’il y ait de grosse différence d’impact sur la faune entre un trailer ou deux et un randonneur ou deux. Surtout qu’un randonneur peut courir en descente et un trailer marcher en montée, la différence entre les deux catégories est floue. Ça me paraît évident que c’est les gros trails organisés qui peuvent poser problème.

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C’est scientifiquement impossible: le randonneur n’a ni les dernières crossmoux fluo, ni de montre connectée, ni de gilet saucisson. C’est impossible et très dangereux de courir sans ça!

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Personnellement je ne pense pas, car à regarder les chiffres sur des rapports de sorties, j’ai l’impression qu’un traileur lambda va grosso-modo deux fois plus vite (voir plus) qu’un randonneur lambda (heureusemant pourt le traileur) ; suffisant je pense pour surprendre et déclencher la fuite d’un animal et non son simple déplacement

S’il va deux fois plus vite que moi en montée aucun souci pour le chamois. Par contre deux fois plus vite en descente le même souci que je peux parfois leur poser. Bon une p’tite frayeur sans plus …
J’avoue une fois j’étais exprès le bouquetin était juste derrière une arête j’ai déboulé en courant. C’est mal je me repends

Peut-être en fôret… Je me pose aussi la question du bruit, par rapport aux randonneurs, les traileurs en font moins car ils parlent moins. Mais peut-être le fait de faire moins de bruit augmente le risque de surprendre un animal. Quand je me balade en forêt à coté du bled familiale en Bulgarie, je fais exprès de parler à moi même pour ne pas surprendre un ours.

Personnellement, à partir de la même réflexion ( les randonneurs font plus de bruit ), j’aurais dit qu’il y a plus de dérangement ( pour ce facteur ) de la part des randonneurs, mais les animaux partiraient avant qu’ils arrivent, car ils les entendent de loin.
Même chose pour les secteurs : Ceux qui sont hyper-fréquentés par les randonneurs, les animaux, s’ils sont craintifs, ne doivent pas trop y rester, vu qu’il y a tout le temps beaucoup de monde, du moins le jour.
En revanche les traileurs sont plus présents la nuit ( que les randonneurs ), donc là où ils sont présents en nombre et tout le temps, peut-être que les animaux ont déserté la zone, mais je pense qu’il y a moins de zones de ce type, la pratique de masse de nuit restant très limitée aux abord des agglomérations.
Ce qui est différent, ce sont les gros évènements qui amènent énormément de monde d’un coup, dans une zone qui n’est pas forcément très fréquentée habituellement. Du coup les animaux sont pris par surprise, non par un individu ( ce qui peut toujours arriver n’importe où ), mais par une grosse meute d’humains. Et là ça doit être difficile à gérer pour eux.

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Là c’est plutôt pour ta propre sécurité que pour le bien être de l’ours

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Oui bien sur, même si en effet un ours qui attaque une personne risque de se voir tué par la suite.

Ou les circuits touristiques hyper fréquentés, qui doivent voir passer autant de monde sur la journée.
Genre le TMB (sauf qu’il y a du monde pendant 2 mois).

Globalement les chamois sont craintifs mais les bouquetin ont l’air beaucoup plus curieux. Souvent ils viennent te voir.

La dernière fois aux cornettes, y’a plusieurs jeunes bouquetins curieux qui sont venus nous voir et nous ont suivi pendant toute la descente.

Dans les endroits très fréquentés les animaux semblent s’être habitués.
Exemple à la Dôle, beaucoup de randonneurs et beaucoup de chamois, qui sont vraiment pas farouches et ne s’enfuient pas.

Faut pas les laisser faire, faut les envoyer bouler.
Beaucoup de jeunes grands mammifères sont fascinés par les humains, à cause entre autres du langage bien plus riche que le leur. Surtout que la communication entre jeune et vieux bouquetins se résume souvent à des coups de boule.
Sauf que tu n’es pas leur pote, tu ne seras pas là en hiver quand il faudra s’abriter d’une tempête. Et s’ils sont mal intégrés au troupeau, ça peut mal se passer.
Pas bien grave, ça fait des décennies que c’est comme ca aux Cornettes et la population se maintient quand même.

Je pense même que la population augmente. Je n’avais jamais vu autant de bouquetins. Je ne sais pas du tout ce qui fait qu’autant de bouquetins restent au même endroit.

La dernière fois que j’en avais vu autant c’était dans les Karwendel, mais c’était des chamois (troupeau de plus de 100 individus).

Les activités humaines de loisir sont de plus en plus nombreuses et envahissantes quel que soit les éléments considérés (air, terre, sous-terre, eaux vives…).
De nouvelles activités (ballades nocturnes/sonorisées par exemple, dry touffing…) ne cessent d’apparaitre.

Ayons une pensée respectueuse pour les créatures qui y vivent sans autre choix, notamment pour se nourrir.
Il n’y a pas que les vautours à préserver. La faune est une chaine alimentaire et déranger ne serait-ce qu’une proie ou endommager une source de nourriture est dommageable pour tout ce qui y vit.

Une prise de conscience et un questionnement restent à intégrer impérativement lors de la préparation d’une sortie.

C est pas facile une ballade sans son…mais on peut se balader en silence effectivement.

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Ce n’est plus une nouvelle activité depuis que le piolet et les crampons ont été inventés.

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