Traces de skis et traces de raquettes... debat?

Posté en tant qu’invité par Odile la Raquetteuse:

Bonjour,

Je pratique la raquette avec trois ou quatre skieurs et ce, presque chaque fin de semaine que le dieu Météo veut bien nous accorder
(début de saison cette année : L’Ouille Noire le 28-10-2000)

Mes principes sont les suivants :

  1. A la montée : je ne vais pas sur la trace des skieurs mais je marche à côté - sauf dans qq pasages où je n’ai pas le choix car le terrain ne m’offre pas d’autre alternative (et c’est rare et de toute manière la distance à parcourir est le plus souvent très courte).

Il est vrai que dans les pentes, les skieurs font des virages ; les raquetteurs (ou raquettistes le débat sans importance est ouvert) et nous avons la posibilité de monter droit lorsque la neige est dure. Est-ce bien ou pas bien ? une trace droite n’est pas forcément moins esthétique qu’une trace en virages) j’attends votre avis.

  1. Pour la descente : une neige sans trace est beaucoup plus « freinantes » et confortable qu’une trace déjà faite et durcie et c’est là que le bât blesse car les raquetteurs font de multiples traces si chacun veut faire « sa trace » . Pour ce qui concernne les skieurs, il me semble que chacun fait bien aussi son "petit feston personnel justement pour le plaisir de skier dans « sa » profonde ?

Quant au nombre de personnes, pour ce qui concerne notre groupe, il est hors de question d’emmener une colonie, ne serait-ce pour des raisons de sécurité.

Hélas, c’est vrai, trop de randonneurs pensent que la raquette est une continuation hivernale de la randonnée l’été avec tout ce que cela comporte de pratique en « troupeaux » sans tenir compte du milieu hivernal.

… et n’oubliez pas que vous - skieurs et raquetteurs - êtes les invités de la faune et de la flore de ce merveilleurs terrain de jeux que vous offre la montagne
« j’observe le terrain pour ma sécurité, j’observe les traces de mes hôtes ».

Pensez au dérangement d’une faune déjà affaiblie par l’hiver, en particulier le Tétras-Lyre dans les versants nords où il fait son "igloo, à l’orée des forêts. Et c’est justement là que débutent la plupart de nos courses hivernales…

Posté en tant qu’invité par Odile la Raquetteuse:

Bonjour,

Je pratique la raquette avec trois ou quatre skieurs et ce, presque chaque fin de semaine que le dieu Météo veut bien nous accorder
(début de saison cette année : L’Ouille Noire le 28-10-2000)

Mes principes sont les suivants :

  1. A la montée : je ne vais pas sur la trace des skieurs mais je marche à côté - sauf dans qq pasages où je n’ai pas le choix car le terrain ne m’offre pas d’autre alternative (et c’est rare et de toute manière la distance à parcourir est le plus souvent très courte).

Il est vrai que dans les pentes, les skieurs font des virages ; les raquetteurs (ou raquettistes le débat sans importance est ouvert) et nous avons la posibilité de monter droit lorsque la neige est dure. Est-ce bien ou pas bien ? une trace droite n’est pas forcément moins esthétique qu’une trace en virages) j’attends votre avis.

  1. Pour la descente : une neige sans trace est beaucoup plus « freinantes » et confortable qu’une trace déjà faite et durcie et c’est là que le bât blesse car les raquetteurs font de multiples traces si chacun veut faire « sa trace » . Pour ce qui concernne les skieurs, il me semble que chacun fait bien aussi son "petit feston personnel justement pour le plaisir de skier dans « sa » profonde ?

Quant au nombre de personnes, pour ce qui concerne notre groupe, il est hors de question d’emmener une colonie, ne serait-ce pour des raisons de sécurité.

Hélas, c’est vrai, trop de randonneurs pensent que la raquette est une continuation hivernale de la randonnée l’été avec tout ce que cela comporte de pratique en « troupeaux » sans tenir compte du milieu hivernal.

… et n’oubliez pas que vous - skieurs et raquetteurs - êtes les invités de la faune et de la flore de ce merveilleurs terrain de jeux que vous offre la montagne
« j’observe le terrain pour ma sécurité, j’observe les traces de mes hôtes ».

Pensez au dérangement d’une faune déjà affaiblie par l’hiver, en particulier le Tétras-Lyre dans les versants nords où il fait son "igloo, à l’orée des forêts. Et c’est justement là que débutent la plupart de nos courses hivernales…

Posté en tant qu’invité par Maurice:

Tiens : je ne suis plus le seul a begayer…

Cela dit, pour les Tetras-Lyre, je pense qu’il n’y a pas d’autre solution que d’interdire TOUT passage humain. Mais la, ca devient de la dictature et c’est pas bon non plus.

Mais pour en venir aux raquetteurs, je n’en ai pas beaucoup vu en dessus de 3000m. C’est tout de meme souvent parce qu’on ne sais pas skier qu’on prend les raquettes, non ?

Posté en tant qu’invité par Eric:

Ceci dit, les terrains à raquettes sont rarement les mêmes qu’en ski.

On en rencontre plutôt en forêt, et beaucoup moins en pentes raides et randos à forte dénivellées.

Quand ça se croise, c’est souvent quand les conditions ne permettent pas de sortir ailleurs et/ou sur les hyper-classiques (Jasse, Pic Blanc, Laurichard ou Lacs Robert pour les Grenoblois).

Menfin, je préfère 100 raquetteurs à 100 héliskieurs…

Posté en tant qu’invité par Eric:

Odile, je persiste et signe ce que j’ai écrit au préalable. Mais cependant tu remarqueras que je me suis bien gardé d’en faire une généralité. Oui il y a des raquetteurs qui vont « plus haut ». Il y en a…mais pas beaucoup! Et c’est juste un constat, sans aucun mépris.

J’ai vu beaucoup plus de traces de raquettes aux 3 cols, au Grand Rocher, à la Jasse, aux Lacs Roberts (…) quand il fait pas trop beau, qu’à la Croix de Belledonne, au Taillefer, entre Chamonix et Zermatt ou que dans toutes les Pyrénées…

Par ailleurs, tout skieur, tout raquetteur, bref tout montagnard qui se respecte, est attentif à son environnement. ça évite (notamment) de temps à autre de se prendre toute la face sur la tête, accessoirement de se perdre, et anecdotiquement de traverser de haut en bas un pont de neige…

Enfin, j’apprécie tellement les moments passés en altitude qu’il ne me vient surtout pas à l’idée de reprocher à un autre bipède d’abimer « ma » trace. La Montagne est un terrain d’aventure suffisament vaste pour que tout le monde y trouve son compte, et pour laisser l’animosité et la critique aux cons, espèce que l’on dérange en hiver plutôt dans les forêts de pylones.

Quand aux « colonies », si beaucoup d’entre nous préfèrent (à juste titre) la pratique de la montagne en petits groupes, d’autres préfèrent pour de multiples raisons (manque d’expérience, solitude…) la pratique en grappes. Et alors? Si ça en dérange certains, ceux-ci n’avaient qu’à avoir un peu plus d’imagination dans le choix de la rando!

Bonne Montagne, bonne réception

Posté en tant qu’invité par yann:

a propos des traces, et au risque de me faire banir à jamais, de temps à autre, quand il y a 30 cm de poudre, que j’ais que deux heures pour faire une sortie, et ben chuis bien content de trouver une trace de raquette qui me permettra en gagnant du temps de monter plus haut, mais bon en fait, le probleme est celui du troupeau, 30 cafistes qu’ils soient à ski de rando ou en raquettes c’est le même problème, ça fout le bordel dans un univers de sérénité et de calme, en revanche, je ne critiquerais jamais un groupe d’enfant, même quand ils massacrent nos traces parce que les gamins, chuis toujours heureux de les voir jouer dans la neige
donc sus aux troupeaux, ou plutot fuyont les en choissisant des itineraires peux frequenté et la seul dedans la montagne, puisont notre serenité dans une communion avec la nature jusqu’au momment ou la marmotte sort son stinger telescopique et demande une tablette de chocolat m… pour nous laisser le passage, finalement que reste t’il dans notre bas monde…

yann

Posté en tant qu’invité par françois:

Ah la la! C’est bien vrai ça, mon bon meussieu. Nous ne sommes que les très zhumbles et très provisoires dépositaire des choses de ce monde.

Posté en tant qu’invité par Laurent:

Et pis y’a pire que les grappes de cafistes, et surtout plus impardonnable, y’a les troupeaux de chasseurs alpins! Ceux la aussi faudrait les interdire.

Laurent

Posté en tant qu’invité par Fab:

sur du plat ou une pente raisonnable, facile a suivre, une trace de raquette… je ne condamne pas l’inverse non plus. je me fous d’avoir une trace en bon etat sur du plat !
Mais j’aimerais bien savoir quelles peaux tu utilises pour suivre une trace de raquette qui monte droit dans la pente :wink:
Je fais rarement des raquettes, mais la progression naturelle insite a monter droit dans la pente ou presque !

Enfin bref, le prochain que je choppe en train de casser une trace de ski… ou est-ce que je peux acheter des stingers ?

Fab

Posté en tant qu’invité par Blaze:

Au risque de relacer un sujet tabou qui a deja fait scandale sur
ce forum et dans l’unique but de faire de la provocation, je dis :
vive l’heliski…sa magnifique trace se resume a deux empreintes
des patins au sommet. Et comme cela, on respecte non seulement la trace des skieurs, mais egalement celle des randonneurs en raquettes.
C’est pas beau ca?
P.S.: allez, defoulez-vous…

Posté en tant qu’invité par alex:

AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!

Alex (ça va mieux, merci !)

Posté en tant qu’invité par Fab:

qui dit heliski, dit helicoptere…
qui dit helicoptere, dit stingers…

et on en profite pour tirer sur tous les malheureux qui foulent de leur raquettes, skis et sueur la belle pente vierge que l’on s’apprete a descendre :smiley:

Fab

Posté en tant qu’invité par françois:

Bon sang! Mais c’est bien sûr! L’héliski, mais c’est une super-idée ça! Où va-t-il chercher tout ça? Je suis très beaucoup jaloux de ne pas avoir trouvé moi-même cette idée géniale!

Posté en tant qu’invité par la raquetto-skieuse:

Raquettes et ski ne sont pas contradictoires: moi je fais des deux…selon les conditions de neige, la meteo, le risque d’avalanche, la course choisie et bien sur avec qui je pars.
Explications: je trouve idiot de skier sur des terrains valonnes (ou alors autanty aller en ski de fond…d’ailleurs j’en fais aussi!) dans la foret ou tu peux pas enchainer trois virages sans te payer un arbre. Y’a des endroits ou tu n’irais jamais à ski parce que la descente ne presente pas beaucoup d’interet…et pourtant, ça vaut le detour (exemple: le sommet du grand chat, pas vrai Odile?)Si le risque d’avalanche est important en altitude, plutot que de rester a ronchonner sous ma couette, je prends mes raquettes direction la montagne a vache.
A l’inverse, je ne partirais jamais faire 1500m de montée a raquettes ou certaines courses ou la descente est un vrai regal a skis…
Donc, on peut bien faire de la raquette quand on sait skier et du ski quand on sait raquetter. Et pour les traces, je ne prends pas les traces de skis quand je suis en raquettes et je ne prends pas non plus les traces de raquettes a ski (ça c’est plus normal mais bon…)
Voila

Posté en tant qu’invité par yann:

chuis un peneu en retard dans la discussion mais pour en revenir au choix des peaux de phoque, en géénral, le raquetteur/trice moyen monte pas si droit que ça dans la pente parce que quand ça devient raide, il s’arrette pour pique niquer, des lors nous sommes seul à suer pour tracer dans ces superbe 30 cm de poudre, jurant contre les dieux mais fier le soir au refuge de dire « c’etait cool, j’ais tracé tout du long, même pas fatigué »
pour les peaux, j’utilisait jusqu’a maintenant des coll tex mohair noire mais je crois que je vais passer à de la peau de compétition plus legere pacque je change de ski, a ce propos d’ailleurs, si j’ais du me fourvoyer en raquettes l’autre jour, c’est parce que mes ski ont été vendu grace (ou à cause) de skirando, paradoxal non

nb, à lire dans le n° de « Montagne mag » de ce mois-ci un coup de gueule de Edmund Hillary qui ne ferais pas tache sur le site

bonne poudre

yann

Posté en tant qu’invité par mikael:

Typique quand les raquettes ne sont pas adaptées au terrain et ou au gabarit du raqueteur ou tiste.
Prend des raquettes adaptées et sort de mes traces :wink:

Posté en tant qu’invité par Laurent:

Dis c’est pratique ca, tu bosses a l’in2p3 en semaine et le ouiquende tu fais une belle trace phosphorescente que les autres peuvent suivre meme de nuit!

Laurent

Posté en tant qu’invité par Toni:

…Enfin bref, le prochain que je choppe en train de casser une trace de ski
Apparament tu n’as pas assez de physique pour faire une trace toi meme.

Je vends mes skis de rando, parce que j’aime aller aux montagnes avec des gens tolerants et sympas…et pas aux kakis et cranes rasés…

Posté en tant qu’invité par Eric:

Tout doux, tout doux…!

Posté en tant qu’invité par hub:

Salut
je suis venu à la montagne par le ski de rando avec sa tite peau pleine de poils , c’était il y a …longtemps. On s’est souvent éclatés avec une bande de potes jurassiens (côté France) dans les pentes à brasser de la peuf et puis est arrivé cet engin magique qu’est le surf .

Et la on a de nouveau galérés pour apprendre cette glisse, à genoux, sur le c…, à plat ventre , les genoux qui se tordent et enfin on a dompté la bête. Alors nous sommes partis refaire des courses qui nous semblaient adaptées au surf avec nos … raquettes aux pieds; (souvent au dessus de 3000m) bien sur quand on trouve une trace, pour sur qu’on la suit (des fois qu’elle nous mène au sommet ?!)

Mais quelle chiure de suivre cette p… de trace avec des raquettes trop larges, de placer une raquette devant l autre sans se marcher sur les lacets ce qui oblige à allonger le pas et la faut savoir garder le soufle …et essaye voir de me montrer comme fo faire pour tracer face à la pente dans 40cm de fraiche !!!

Alors on a cherché cherché et miracle : un surf de rando est né, mais de nouveau la galère; les deux parties trop larges pour suivre à la montée les traces des traditionnels alors tant bien que mal on essayait de les suivre , souvent un « ski » sortait et cassait cette belle ligne qui finalement ne ressemblait plus à rien sniff…

Alors que faire ??? Cette année on test un nouveau produit de chez Rossignol le Freetreck : petit ski parabolique de 80cm avec fixation de rando très bien étudiée et toujours le surf (lourd) dans le dos; mais au fait vous en voyez souvent des surfers en haute montagne ? Nous en 5 ans on en a croisé 3 !
Faut encore pouvoir porter tout le même matos que les skieurs avec en plus le surf et ça pèse combien un surf ???

Bon délire et regardez bien les belles traces des surfers jurassiens !!