Topos et Wilderness

Posté en tant qu’invité par Manolito:

Aujourd’hui j’aimerais lancer un grand débat philosophique :

L’action de François Labande en tant qu’auteur de topo-guides sur le ski-alpinisme est-elle compatible avec son apartenance à l’association Mountain Wilderness ?

En d’autre termes, nuisons-nous au concept de Wilderness lorsque nous partageons des informations sur la montagne ? Ou le concept de « wilderness abouti » (« white wilderness », tâches blanches sur les cartes géographiques, R. Messner) n’est-il pas trop « intégriste » ?

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Tu pose une tres bonnes question. Le concept de taches blanches est mis en avant par Mountain Wilderness sur son site web. Il peut donc sembler difficile de rediger en meme temps des topos. Mais ce n’est pas la premiere fois que certains adherents de MW menent des actions en desaccords avec les dicours. Faut il critiquer l’homme et l’association?

Posté en tant qu’invité par Alexis:

Bonne question ! Au-delà d’un aspect ethico-montagneux, je crois qu’avoir des préoccupations environnementales (càd être écolo grosso-modo) aujourd’hui, c’est gérer au mieux ses contradictions … Et c’est pas facile tout les jours.

Alexis

Posté en tant qu’invité par Mot:

ben moi ca me paraît trop compliqué, y a pas moyen . Je me pose pas de questions , moi.

Posté en tant qu’invité par migloo:

Manolito a écrit:

En d’autre termes, nuisons-nous au concept de Wilderness
lorsque nous partageons des informations sur la montagne ? Ou
le concept de « wilderness abouti » (« white wilderness », tâches
blanches sur les cartes géographiques, R. Messner) n’est-il
pas trop « intégriste » ?

Je ne vois pas la contradiction.

Il y a encore plein de taches blanches, et elles ne sont pas dans les topos.

La fonction des topos n’est-elle pas d’envoyer tout le monde aux mêmes endroits et de laisser les taches blanches … blanches?

A moins que tout le monde ne lise les topos pour savoir où ne pas aller, mais j’en doute.

Tout ça me paraît parfaitement cohérent avec le refrain de MW:
« vive la foule des amateurs de solitude »

sans rancune,
Migloo,
blanc comme neige

Posté en tant qu’invité par Beber:

Je connais pas bien les topos que Labande a écrit sur la Suisse mais en France dans la série qu’il a supervisé, y a pas beaucoup de taches blanches.
La question de manolito mérite vraiment d’etre posée.
Que celui qui n’a jamais utilisé un topo ,lance la première pierre sur Labande et consorts.
S’il est élu dimanche député de Briançon ,il aura plus le temps d’écrire des topos!!! Ouf

Posté en tant qu’invité par Olaf Grøsbåf:

Labande parle de cette contardiction dans un de ces topos sur la Suisse. Perso, je pense que le partage de l’info existera de toute facon, d’une manière ou d’une autre, y’a qu’à voir le succès du présent site. Partant de là, autant bien le faire!
Y a des itinéraires Labande surfréquentés, et y en a d’autres où il est très courant de se retrouver seul.
Qui n’a pas ses propres contradictions? Du moment qu’on en est conscient, c’est déjà pas mal…
Olaf

Posté en tant qu’invité par Charles:

Moi j’ai les 3 premiers tomes de Labande sur les Ecrins .
Vu qu’il y a environ 500 itinéraires par tome celà fait donc 1500 itinéraires .
Vu qu’on doit trouver 90% des pratiquants sur seulement 10% des itinéraires décrits (itinéraires de toutes façon décrits dans d’autres topos) je doute que les topos de Labande nuisent plus à l’environnement que bien d’autres topos se cantonnant aux grandes classiques surfréquentées !

Posté en tant qu’invité par Babar:

trop facile, pour se dedouaner
(remarque generale)

Alexis a écrit:

Bonne question ! Au-delà d’un aspect ethico-montagneux, je
crois qu’avoir des préoccupations environnementales (càd être
écolo grosso-modo) aujourd’hui, c’est gérer au mieux ses
contradictions … Et c’est pas facile tout les jours.

Alexis

Posté en tant qu’invité par Maurice:

Trop facile, trop facile… n’empeche que c’est que c’est deja pas mal d’avoir des preoccupations environnementales !!

Je dis meme que c’est la chose la plus importante que d’en avoir. Apres, on commence par prendre le train ou remplir au maximum sa voiture, on fait gaffe de ne rien jeter pendant les courses, qu’on ne skie pas systematiquement sur les premieres vernes venues, qu’on ne pitonne pas quand c’est inutile. Et apres, on commence a manifester contre les helicos et les avions…

Pis d’abord, il me semble que Babar, n’est pas si ecolo que ca quand il rentre au pays des elephants avec sa super voiture petaradante avec la future reine celeste dans les bras…

Pour en revenir a Labande, la plupart des fois que je fais des courses de son bouquin, je ne trouve personne. Il s’agit souvent d’itineraires un peu expo que les debutants ne frequentent en general pas. Il me semble aussi qu’il vaut mieux qu’un type aussi influent que Labande soit ecolo que favorisant l’heliportage non ?

Posté en tant qu’invité par julien:

de toute facon ca fait deja longtemps qu’il y plus temps d’ecrire des topos…ni meme de skier!

Posté en tant qu’invité par Manolito:

Montagne Mag de juin 2002 : nouveau topo de randonnée pédestre en Provence méridionale et Côte d’Azur par François Labande.

Posté en tant qu’invité par julien:

c’est bien ce que je dis, il fait plus de ski!

Posté en tant qu’invité par âlex:

julien a écrit:

c’est bien ce que je dis, il fait plus de ski!

ouais ouais… mauvaise excuse ! si t’as pas le temps de faire du ski, t’as pas le temps de faire de la rando pedestre non plus… (ou alors c’est un topo de randos dans son paté de maison, le nouveau topo de Labande)

Posté en tant qu’invité par Manolito:

oui, et puis on s’en fout que ce soit un topo de ski ou de rando pédestre.

Et on s’en fout aussi que ce soit Labande.

L’important, c’est le concept de Wilderness.

Ecrire des topos ne me semble pas nuire à notre activité (autrement je ne participerait pas à skirando.ch). Ou alors que recherchons-nous ? Du bon ski et de belles courses ou des courses entâchées de « sauvagerie » avec tout ce que cela comporte.

Je me demande si l’on peut soutenir cette association sans partager tous leurs points de vue.

Posté en tant qu’invité par Manolito:

Mais tu dis cela aussi, Julien :

« de toute facon ca fait deja longtemps qu’il y plus temps d’ecrire des topos… »

Posté en tant qu’invité par Michel:

Eh, Manolito, t’as pas un semesterarbeit a finir…??? ;o)
c’est quoi l’email de ton chef, que j’lui fasse decouvrir skirando.ch!!!

Sinon, j’ai pas bien compris le starting point de cette discussion philosophique. Tu te demandes si le fait d’editer des topos, ça pourrait participer a la degradation des sites topo-isés? Bof, moi j’trouve pas. Je pense pas que le fait d’editer des topos « produise » du skieur. D’aucuns pourraient objecter que cela peut favoriser la surfréquentation de certains sites, mais personne ne nous force a suivre les topos de Labande ou autres.

Et puis si on commence a dire que ce n’est pas « ethique » d’adherer a MW et d’editer tes topos en meme temps, qui alors peut adherer a MW? Pas les editeurs de magazines de montagnes: ils publient aussi des topos et en plus des chouettes reportages avec plein de belles fotos qui font envie. Pas les guides, qui participent à la surfrequentation de certains sites (Mont-Blanc, Vallée Blanche…). Pas les passionnés de ski de rando qui créent un très beau site de montagne interactif et font partager l’info-montagne via le web … etc… etc… Y’aura qui alors chez MW! Cette approche me semble trop « intégriste ». Comme le disait je ne sais plus qui (diantre, alzheimer!) sur ce forum, on ne peut pas être 100% « pur » vis-à-vis de la montagne et en meme temps être fana de cette meme montagne que l’on parcourt, photographie, publie… au gré de notre passion.

Posté en tant qu’invité par Manolito:

le Semesterarbeit est en roue-libre, ma camarade de travail se laisse conter fleurette…

Posté en tant qu’invité par jak:

dans son topo haute-savoie mont-blanc, aux éd. olizane, ce monsieur (F Labande) dit qu’il est contre les aménagements touristiques d’hiver (remontées méca, immeubles « cages à lapin ») hors bon nombre de ses itinéraires se font par gravité à partir des remontées mécaniques…ça fait bizarre quand tu mets ces choses en parallèle: « wilderness » et « aménagements touristiques ».

Posté en tant qu’invité par Louis:

Dans les Pyrénées il y avait des taches blanches dans le Cirque de gavarnie et surtout le Cirque de Troumouse. Patrick Gabarrou alors Président de MW est venu avec une perceuse pour ouvrir des voies. Il n’y a plus de tache blanche et les voies dont au moins une ne sort même pas par le haut (Troumouse) sont toutes dans un topo intitulé « passages pyrénéens ».
Curieux quand même de la part d’un personnage quyi fait beaucoup de bruit pour que plus personne n’aille là où lui est déjà passé :slight_smile:

Louis

migloo a écrit:

Manolito a écrit:

En d’autre termes, nuisons-nous au concept de Wilderness
lorsque nous partageons des informations sur la montagne ? Ou
le concept de « wilderness abouti » (« white wilderness », tâches
blanches sur les cartes géographiques, R. Messner) n’est-il
pas trop « intégriste » ?

Je ne vois pas la contradiction.

Il y a encore plein de taches blanches, et elles ne sont pas
dans les topos.

La fonction des topos n’est-elle pas d’envoyer tout le monde
aux mêmes endroits et de laisser les taches blanches …
blanches?

A moins que tout le monde ne lise les topos pour savoir où ne
pas aller, mais j’en doute.

Tout ça me paraît parfaitement cohérent avec le refrain de MW:
« vive la foule des amateurs de solitude »

sans rancune,
Migloo,
blanc comme neige