Tags et gravures sauvages en montagne


La protection de la montagne passe par son respect et une certaine dose d’humilité vis-à-vis de ce milieu fragile et grandiose à la fois, porteur d’une si grande puissance esthétique, voire spirituelle.

Et pourtant, d’aucuns osent profaner stupidement les sommets, animés sans doute par un narcissisme sans limites, les incitant à laisser des traces indélébiles de la bêtise humaine sur les sommets.

Quelle ne fut pas ma stupéfaction en arrivant au sommet de la Grande Lance de Domène (Belledonne) hier, en découvrant ces tags aussi piteux ?

Quand donc l’humain prendra-t-il un peu le temps de réfléchir à ce qu’il fait, d’oublier sa propre personne, et de porter un regard enfin émerveillé sur le monde et donc la montagne, sans la prendre pour un torchon où y laisser sa piètre signature ?

Ça me rappelle le refuge de…? à la fin de notre épisode pyrénéen… C’était bien pire encore.

Des peintures rupestres (certes de piètre facture) dans quelques millénaires…
Qui sait s’il y aura quelqu’un pour les protéger de l’usure du temps et du surtourisme :slight_smile:

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Ca ne date pas d’hier, voici une pierre que j’ai prise en photo dans le Dévoluy :
20171015 P1100819r pierre gravée
Et en plus, il ne s’agit pas simplement de peinture, c’est de la gravure.
Moi aussi, les tags m’agacent, mais quand je trouve une pierre ancienne comme ça, au lieu d’être agacé, je trouve ça émouvant.
Alors que faut-il en penser ?

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Plus grave qu’une croix, une guirelande de drapeaux à prières, une sculpture en forme de cheval, un établissement hôtelier, des parasols… ?

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Il y a 20 000 ans, des promeneurs, s’étaient émus que des grottes aient été taguées du côté de Lascaux…

Ça me rappelle une fois, où descendant la Vallée de Merveilles, je m’étais fait haranguer par un garde du Parc, au motif que mes bâtons n’étaient pas rangés stricto sensu sur le sac (bâtons que je maintenais horizontaux dans une main et qui n’avaient donc aucun contact au sol), au risque d’endommager les gravures de nos ancêtres.

Lorsque je lui ai suggéré que je souhaitais peut-être simplement y laisser un « récit » de mon passage pour les générations futures, il a semblé très circonspect, mais n’a pas vraiment su répondre… Faudra que j’y retourne avec burin et marteau !

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Il y a des tonnes de marques de toutes époques dans les Merveilles dont pas mal de récentes ce qui est quand-même très con car ça brouille un peu la lecture des plus anciennes.
Et oui il faut mettre des embouts
Je crois que notre époque laissera bien assez d’autres traces pas besoin de se la jouer cromagnon

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La même en haute Ubaye

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Près de l’Aiguille de la Vanoise :


Autre gravure, dans le Queyras : dans le vallon W du Col de Bouchet (pour aller au Bric Bouchet), il y a « W.A.B. Coolidge » gravé sur une pierre. Pourtant il n’a fait que la 3e ascension…

Sinon dans le Trièves et l’Oisans, sévit une fille de la Mure qui dessine au tipex blanc des coeurs avec la date, sur des panneaux de randonnée, des rochers, des cairns, dans les cabanes, etc. On les gratte pour les enlever si on a le temps, mais on a déjà vu qu’elle les remet l’année suivante si elle retourne dans le coin.

Et encore, y’a bien pire.

Y’en a qui y vont au perforateur pour mettre des saloperies en métal.
#balancetonperfo

Capture d'écran 2026-10-06 124135

Je fais pareil que @Bubu avec les tag en tipex. Dès que je croise des trucs en métal, je les enlève à la meuleuse.
C’est pas facile car ils sont souvent en hauteur. Y sont fourbes, les perforateurs.

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Bon, pour les couennes et quelques voies ecole light, ok. Mais pour les voies en montagne, je suis bien d’accord, y aller au perfo c’est trop.

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Ah ! la Mure, toujours la Mure…

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Cela dit c’est plutôt sympa de dessiner des coeurs. :smiling_face_with_three_hearts:
Ça pourrait être pire elle pourrait dessiner des bites.

Souvent au pied des saloperies métalliques que certains fixent au perfo, y’a des graffitis à la peinture, parfois très poétiques.
Je fais comme Bubu, dès que j’en vois j’essaie de les gratter. C’est pas évident.

Capture d'écran 2026-10-06 134239

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:grinning:
Elle est difficile cette voie…?

dans le même genre… en Ariège nous avions Claudius de Cap Blanc

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pour certains : il parait qu’ils ne trouvent pas les prises !

Ça pourrait, mais non. 5b au Martinswand.

Y’a des variantes, avec « Veuve clito », aussi 5b au Saussois.
Et « Le Clito », 7a, à Bouilland (Côte d’Or).
Bobo clito, 8a, Saint Sulpice
Clito en feu, 7b, dans le Doubs
Clito, 6a, crêt St Michel dans les Calanques
Clito-Hisse à Bleau
Et quelques rares occurences hors France.
J’en déduis que les français sont obsédés.

Pour rester dans le topic, y’a même des topics sur C2C sur quelle peinture utiliser.
Si si, je vous assure.

J’sais pas, mais dans les années 80-90, ce genre (ou tournant autour du sexe) de noms donnés à des voies, ça pullulait.
C’était aussi l’époque où Vertical publiait la photo d’une grimpeuse un peu dénudée sur quelques numéros (ça n’a quand même pas duré longtemps, je crois).

oh, ça n’a pas beaucoup changé

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Près de l’Aiguille de la Vanoise :

Étonnante cette gravure (ou photographie). On croirait les lettres en « positif » (et non pas « burinées ») ?
Est-ce le cas ?

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