Substance noire sous les semelles au retour d'une rando?

Ça fait peur pour notre santé ces dépôts noirâtres s’ils viennent d’hydrocarbures : avant de se déposer, ils sont passés dans l’atmosphère, et on a pu en respirer ?

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Si on pouvait au moins diluer cette substance pour la mettre dans nos réservoirs :disappointed_relieved:

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on en a respiré et on va en boire de toutes façons !

Bjr à tous, l’explication est sans doute là : https://www.nature.com/articles/s41467-022-32501-y, montrant que la neige alpine est régulièrement impactée par des dépôts invisibles mais fortement actifs, de suie et de poussières désertiques

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De ce que j’ai compris de mon ami le chat iadorable : Le carbone noir est un produit de combustion incomplète (diesel, bois, charbon, brûlages agricoles) :
• particules extrêmement fines : +/-2.5 micromètres, invisibles à l’œil si peu concentrées, mais très salissantes et absorbantes
• peut rester en suspension plusieurs jours à semaines dans l’atmosphère

Les Alpes sont particulièrement exposées au transport atmosphérique de ce carbone par effet barrière (accumulation des masses d’air).

L’origine géographique la plus probable dans notre cas :
• Europe de l’Ouest et du Nord de l’Italie (source principale) :
o trafic routier
o industrie
o chauffage (bois/fioul)
La plaine du Pô (nord Italie) est identifiée comme un hotspot majeur de pollution en
Europe.
• Europe centrale / Balkans :
feux agricoles printaniers produisant du carbone noir facilement transportable.
• Alpes (source secondaire) :
o chauffage au bois
o activités locales
o bougies antigel agricoles
impact réel mais généralement non dominant en altitude

Les poussières sahariennes (épisode entre le 11 et le 15 avril) :
• apportent une base minérale
• sur laquelle s’adsorbent la suie

La neige :
• lors de la fonte printanière, le film aqueux permet aux particules de suie de se coller aux grains de sable
• les substances visqueuses sécrétées par les micro-algues peuvent accélérer le mouvement (mais semble mineur)
• d’où agglomérats

Au passage du ski, la neige humide transfère ces amas aux micro-rayures et aux restes de fart de la semelle. Puis l’eau s’évapore. Résultat : les peaux ne recollent plus, et on est tanké à la descente !

Mais surtout, ce phénomène accélère la fonte du manteau neigeux (cf. article cité)…

Pourquoi une source lointaine type incendie pétrolier est exclue :
Les études montrent que les particules lourdes comme les hydrocarbures se déposent rapidement à l’échelle régionale) (et il a plu juste après l’incendie russe)
Le transport intercontinental concerne surtout particules fines et aérosols diffus.

cela pourrait expliquer que le phénomène ait déjà été constaté les années passées ; qu’il le soit en ce moment en divers massifs alpins mais pas de façon uniforme.

Bref, toutes les hypothèses seraient bonnes, hormis les hydrocarbures !

Reste qu’il y a cette pollution invisible, même à 5 h de marche du dernier village… Et que nous entretenons le cycle en prenant nos zautos pour aller en montagne…

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C’est clair aussi qu’à la vue du prix du kérosène, les compagnies ne vont pas le larguer juste pour le plaisir !

Vous êtes tous passés dans de la forêt ?
Ce n’est pas « juste » de la résine de sapin au sol ?
Une idée comme ça ! Mars/Avril ce sont les poussées de sève.

Cette photo en particulier ça me fait penser à un truc bien collant genre sève de pin ou de sapin.

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Je ne crois pas que la sève des résineux se balade beaucoup dans les airs, même au printemps. Ce sont plutôt les pollens, qui s’envolent mais ils sont jaunes et pas collants-visqueux.

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Ça ne vole pas en l’air non, mais ça coule à grosses gouttes directement des branches où du tronc. D’où ma question, tous ces skieurs aux semelles encollées ont-ils le point commun d’avoir skié dans la forêt, sous des résineux ?
Ou bien ont-ils réussi à salir leur semelles comme ça sur des sorties loin de forêts ?

Le phénomène a démarré alors qu’on était très depuis qq heures dans l’étage alpin!

J’ai lu que ce comportement de cette matière qui s’étale sur les semelles sans s’en détacher pouvait s’expliquer par sa structure colloïde, hautement adhésive à l’échelle nanométrique. Dû à la suie intervenant comme lubrifiant pour les grains de sable.

Merci pour vos contributions!

Je n’ai malheureusement pas skieé en foret : il n’y avait plus de neige :disappointed_relieved:
La substance est bien partie à l’essence F. J’en ai été quitte pour un refartage, ce que j’avais fait juste avant la sortie. :wink:
Si le truc arrive en plein raid au milieu de nulle part, c’est la loose. Quoi que vu que ça ne glisse plus, même si les peau ne colle plus, on peut peut-être s’en sortir ! Va-il falloir ajouter une fiole d’essence dans le fond se sac ? :grin:

Peut-être que de la gentiane bien costaud fonctionne aussi ?
Et ça peut se recycler pour d’autres usages.

Même phénomène constaté hier vers Isola 2000, j’ai cru que c’était mes peaux en silicone qui me lâchaient, elles avaient bien du mal à coller à la 2e et 3e montées, et pour cause!
Merci pour l’idée de l’essence F, ça a bien marché.
C’est un peu inquiétant tout ça :thinking:, jamais vu en 40 ans de ski

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Mais qu’est ce qui fait que cette année, le problème est plus important ? (et personne n’a skié en forêt)
Y’a eu des épisodes de sable du Sahara, x fois plus importants par le passé.

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oui, il y a eu dans le passé beaucoup plus de sable sans que ce phénomène soit visible.
Peut-être ce qui est spécifique cette année au moins dans le sud, c’est une longue période (un mois ou plus) sans chute de neige significative à la fin de la saison, donc une accumulation de polluants à la surface alors qu’ils étaient mieux répartis avant ?

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possiblement le cumul de facteurs favorisants : épisode saharien + activités agricoles printanières s’ajoutant à la pollution ambiante + anticyclone maintenant en suspension des particules fines ayant réussi à atteindre une certaine altitude + vent les transportant + peut-être dispersion pollinique très marquée cette année (au moins sur les Savoies, je ne sais pas ailleurs) donc pollens s’ajoutant à la liste des ingrédients de cette colle de qualité?! + poils de marmotte très certainement

Si ces particules arrivent tout le long de la saison sur la neige, qd celle ci fond, les particules se retrouvent dc en surface, et se « concentrent » petit à petit.
Ca expliquerait que le pb arrive en fin de saison, ad il y a assez de particules en surface pour que ca em…de nos semelles de ski…

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pour info, semelles nettoyées à l’acétone, et sac à dos +/- revenu à l’eau savonneuse, tout simplement

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De retour d’une sortie au Taillefer avec la colle des peaux neuves, ça colle d’un coup en descente sous 1900m et hors forêt.
En 200-300m de descente collante, ça attrape toutes les saletés et devient inskiable. Désormais, je privilégie un hydrocarbure.
ça s’enlève bien au défarteur liquide qui est à base de white spirit (l’acétone marche moins bien)

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