Posté en tant qu’invité par ninou:
Si tu as un gros coup de pompe, c’est que tu t’y es mal pris dans ta gestion de l’effort.
On va partir du postulat que tu as la condition physique minimale prévue.
Prendre un bon rythme mais ne pas se mettre dans le rouge tant qu’il n’y en a pas besoin. L’energie économisée pourra toujours te servir plus tard…
Manger des rations sucrées au maximum toute les heures. Boire par petites doses, mais souvent. En gros, dans l’absolu, il faut s’alimenter avant d’avoir fin ou trop soif . L’eau c’est délicat car en montagne on n’en a jamais autant dans le sac qu’il faudrait reellement en avoir, à cause du poids et du volume (0,5 litre par heure d’effort). Faut temporiser la consommation, repérer les sources, faire fondre la neige…
Aprés, sauf si tu as un gros souci, c’est pas conseiller de prendre des « produits ». Ils te donnent l’impression d’avoir les ressources. Mais en fait, tu va imposer à ton organisme un effort supérieur à ce qu’il est rellement capable d’encaisser, sans qu’il te renvoie des signes de fatigue. Tu va tenir 1heure, 2 heures,ou^plus, et d’un coup ton corps va te lacher sans que tu ais eu des signes d’alerte. Et là, selon l’endroit ou ça t’arrive, ça peut te mettre en grosse difficulté.
La montagne est une activité qui apprend à se connaitre au « naturel », à s’écouter, à mieux se connaitre mentalement et physiquement. Je pense que le discour « dépasser ses limites » peut être dangereux et dénote une mise en danger non constructive pour soi. Je lui préfère le discourt « d’apprendre à connaitre ses limites ». Celles ci sont bien souvent plus importantes que l’on peut le croire. La prise de risque dans ses conditions est beaucoup plus objective, rationnelle et mesurée. Elle n’est pas une fin en soi, mais le moyen de progresser humainement.