Solo

Posté en tant qu’invité par Marc:

Sujet de reflexion:
Est ce que quelqu’un qui pratique l’alpinisme en solo
( pas integral ) peut esperer vivre longtemps…( sa passion ) ?

Posté en tant qu’invité par bouarfa mahi:

« pas intégral » ça veut dire quoi

Posté en tant qu’invité par Frederic:

En utilisant une corde et en tirant des longueurs si trop risqué

Posté en tant qu’invité par bouarfa mahi:

Seule quelqu’un qui pratique l’alpinisme en solo peut répondre à cette question. Je laisse donc la parole à un soliste.

Posté en tant qu’invité par Bière Ardivel:

oui, jusqu’à ce que tu n’aies plus envie.
comme ça ne se fait pas à moitié, l’arrêt est à mon avis tranché.

tout dépend le niveau de pratique (parler de « solo » sur les voies normales du Mtblanc ne veut pas dire grand chose, on peut faire du « solo » sans trop de risques à 70a dans ces conditions).

si on l’entend au niveau technique très proche du max en tête, sur une course soutenue et non connue dans des conditions normales sans assistance, l’investissement est très important.

il demande tellement de préparation (pas forcément directe) que si on a plus(ou moins) l’envie et le temps il n’est plus possible de partir dans de correctes conditions de sécurité (et psychologiques).

on quitte alors le domaine du solo pour celui de la ballade en montagne (ce qui est relatif à la pratique de chacun).

bref c’est quand même bien risqué et c’est à mon sens pas mal une démarche personnelle.

@plousse

solo intégral ou non, ça dépend de la continuité des passages durs, de la marge, de l’engagement de la course… en glace/mixte j’aurai tendance à dire que deux broches, quelques sangles et coinceurs et une longe suffisent si la redescente est tranquille. En rocher le rappel s’impose en cas de retraite…

Posté en tant qu’invité par Bière Ardivel:

soloïste

Posté en tant qu’invité par Marc:

Oui mais meme sur des courses PD ou AF sur les glaciers avec les crevasses et les ponts de neige ou sur les aretes effilees
comment fait on pour assurer sa securité ?

Posté en tant qu’invité par Bubu:

Oui mais meme sur des courses PD ou AF sur les glaciers avec
les crevasses et les ponts de neige ou sur les aretes effilees
comment fait on pour assurer sa securité ?

Contente-toi de faire du TF, y’aura moins de problemes :wink:

Ben, sur glacier, tout seul, t’as perdu, tu comptes juste sur ta capacite a ne pas etre sur une partie crevassee quand c’est pourri (ca peut etre pourri a 5h du mat), et tu essaies de connaitre le glacier (reperage des crevasses a l’automne, quand il est le plus en glace - les crevasses bougeent, mais les zones de crevasses restent au memes endroits).
Et le mieux, c’est d’y aller en ski: beaucoup moins de risque de crever un pont, tu peux y aller (et c’est meme le plus sympa) au printemps, lorsque l’enneigement et maximum, et descente rapide, qui diminue encore le risque de tomber dans une crevasse, avec un tres bon respect de l’horaire (t’es ausommet a 10h, comme en ete, mais en bas a 10h30 au lieu de 13h en ete…). Tu peux aussi y aller en hiver, les ponts ne sont plus fragilises par le soleil, mais par le manque de neige et son non tassement.

Posté en tant qu’invité par Py R:

Moi, ça fait au moins 10/12 ans que je grimpe de temps en temps en solo et avec un minimum de pratique ,je pense que c’est pas plus craignos qu’avec un compagnon de cordée.
Il y a plusieurs avantages à ce type de grimpe:
-tu ne t’engueules pas avec ton second(forcément)
-tu grimpes plus concentré
-tu fais 2 fois la voie
-en général,tu grimpes plus vite qu’à 2(tu discutes moins)
Tout ça pour dire que c’est quand même mieux de grimper à 2 ou 3
mais quand je suis seul et qu’il fait beau , pas d’hésitation ,je fonce.
Bonne grimpe à tous.

Posté en tant qu’invité par vincent:

Sur glacier(si par hazard tu te retrouves seule, ça peut arriver volontairement ou non, tu peux te donner une chance assez fonctionnelle en laissant trainer derriere toi un max de corde avec noeuds. Lesquels fairont bloqueur de ta chute en se logeant ds la lèvre de la crevasse…enfin peut-être!

Posté en tant qu’invité par Pierre B:

J’ai beaucoup pratiqué le solo il y a 15/20 ans, je le pratique encore occasionnellement. J’ai maintenent 43 ans et j’ai l’intention de continuer…
Avec beaucoup d’expérience et à condition de se connaitre parfaitement et de se laisser une bonne marge, il y a à mon avis moins de risque à faire du solo qu’à partir avec un compagnon de niveau inférieur. On fait la même chose mais bien plus vite (vitesse=sécurité) et en étant bien plus réactif en cas de chute de séracs ou de pierres et on n’est pas handicapé par le second.
Le principal pb est sur les approches ou retours où il s’agit d’éviter les crevasses. C’est ici qu’intervient l’expérience. Le coup de la corde à noeuds me parait foireux, les principaux intérêts du solo étant la légèreté, la rapidité et la liberté. En tout cas il faut éviter de faire la trace en solo.

Posté en tant qu’invité par Julien:

N’existe t’il pas un systeme d’ancre a neige que l’on trainerai
derriere soi a une dizaine de mettres et qui bloquerait automatiquement la chute en cas de chute brutale dans une crevasse ?

Posté en tant qu’invité par Charles:

Oui ça existe : c’est un truc qui s’appelle un compagnon de cordée!
;-))

Posté en tant qu’invité par Julien:

Merci, mais moi je voudrai quelque chose qui ne soit pas trop lourd et que je puisse ranger dans un sac a dos ! ;-))

Posté en tant qu’invité par Claude:

un compagnon de cordée, non seulement ca se porte tout seul, mais en plus il y en a certains qui peuvent porter tes crampons :wink:

Posté en tant qu’invité par bouarfa mahi:

Il y a deux mois j’ai été le témoin d’un accident de montagne.
Alors que j’était au sommet, un jeune homme seul et pas habitué à la technique redescendait du pic de l’étendard. Il a botté et a devissé en prenant de la vitesse pour finalement tomber de 10 mètres dans la première large crevasse située 5O mètres en dessous du sommet. J’ai dû apeller les secours.

Le solo est déconseillé au alpiniste débutant.

Posté en tant qu’invité par Julien:

Moi je debute en alpinisme, et je fais du solo parce que cela me plait.Je n’ai pour l’instant qu’une course a mon actif: le mt blanc par la voie normale mais j’envisage d’autres courses:
domes de miage et aiguille de bionnassay, mais si j’ai un doute sur mes capacites de reussir je ferai demi tour.

Posté en tant qu’invité par bouarfa mahi:

je ne fais du solo que depuis deux ans, et pourtant je ne suis pas un débutant car j’ai déjà effectué approximativement 200 courses à 43 ans, sachant que pendant 10 ans j’ai arrêté because mariage, enfants etc. Le solo reste pour moi une alternative lorsqu’on ne trouve pas de compagnon de cordée c’est tout. La solitude n’est pas naturelle (eve et adam) à plus forte raison en montagne.

Posté en tant qu’invité par Julien:

Cela depend aussi du temperament, moi je suis plutot d’un naturel solitaire. J’aime apprendre par moi meme et en glanant
quelques infos a droite et a gauche, je m’efforce ensuite de mettre cela en pratique en gardant une marge de securité.

Posté en tant qu’invité par Eric Ware:

J’ai fait du solo intégral en rocher et j’aurai du y rester. J’avais 17 ans quand c’est arrivé, et l’escalade j’en faisais depuis l’age de 11 ans. Je connaissais la voie par cœur, mais j’étais mal concentré, j’ai glissé sur une dalle et zouuu…80m de chute. Je suis tombé 30m ds le vide, avec la parois qui me défilait devant le nez, et les 50m restant je les ai déboulé dans un couloir raide me fracassant tête, les bras et les jambe sur les cailloux. C’est arrivé tellement vite, que je n’ais pas eu le temps de réaliser que j’étais tombé. Je pensai que c’était qqun d’autre. On tombe plus vitre que sa raison.

Je me suis cassé atrocement la jambe, le poigné et j’ai eu de multiples contusions. Cela m’a valu 1 mois d’hôpital et 2 mois de rééducation. C tout. Seul la tête reste perturbée. J’ai une phobie des grands couloirs de neige où la cordée évolue sans protection. J’y vais qd même, mais je retiens ma respiration, le cœur battant.

La morale de cette histoire : le solo c sympa, mais tomber ça n’arrive pas qu’aux autres !