Posté en tant qu’invité par albert:
Je ne suis pas une bonne âme mais je vais te donner la philosophie du problème telle que je l’envisage
au plan humain : pour grimper en solo, il faut être capable de faire du solo intégral et d’utiliser une technique d’assurage seulement « au cas ou » . Avant tout souviens toi que tu n’es pas « tout puissant, pas irrésistible, pas immortel ». Souviens toi aussi de ce que dis le général Bigeard. Je le cite :« un mort est un con ». souviens toi que la montagne est d’autant plus belle qu’il y a quelqu’un a qui le dire !
au plan technique : A quoi sert un second de cordée en cas de dévissage du leader ? réponse à absorber progressivement l’énergie de la chute. Techniquement : il faut donc un sytème qui remplace le second de cordée en sachant que plus tu t’éloignes du relais (qui doit ëtre béton) plus c’est la corde elle même et les frottements dans les mousquetons qui jouent ce rôle. En effet, si tu attaches une corde de 40m à un point fixe solide, tu t’encordes à l’autre extrémité et tu sautes dans un vide suffisant de 80m . La corde ne pêteras pas (expérience à faire avec une corde réformée en subsituant un pneu de 80 kg à ta précieuse personne). Son élasticité va stopper la chute.
On pourrait donc penser qu’il suffit de fixer la corde au relais de s’encorder à l’autre extrémité et de grimper.
évidemment, c’est pas réaliste.
Techniquement : le problème c’est se donner soi-même le mou que donne le second quand le leader progresse et de s’assurer soi-même.
ca veut dire :
- j’emmène la corde qui m’assure en grimpant
- j’ai à portée demain le système d’assurage qui m’assure.
ca veut dire :
- le huit, le frein ou le gri gri qui m’assure est sur mon propre baudrier
- la corde est aussi à portée de ma main (dans un sac dévidoir sous les fesses, sous le baudrier). Tu libères de la corde au fur et à mesure de la progression. celle qui sort du dévidoir ,passe dans le sytème d’assurage du baudrier , descends librement jusqu’au relais , passe en poulie au relais et remonte jusqu’à toi en passant pas tous les points de protection que tu as mis pour finir par un noeud d’encordement sur ton baudrier.
Obstacle : les frottements, la lenteur de la manip (il faut ensuite poser un rappel pour récuperer tes dégaines et remonter sur corde fixe , le fait de faire des longueurs très courtes
Dans le meilleur des cas en effet je ne peux grimper que sur une longueur de la moitié de celle de ma corde d’attache. donc de faire des longueurs avec assurage très courtes.
en cas de chute disons deux mètres au desss de ta dernière protection : le choc va être absorbé par les 2 m de la corde,puis la corde jusqu’au relais et les protections (dégaines)posées en aval , le relais (avec effort sur lui vers l’amont), la longueur de corde libre qui remonte jusqu’à ton baudrier, ton gri gri et ton baudrier.
Ton ennemi les frottemensts, la loi de l’emmerdement maximum, le temps qui passe , la configuration du terrain.
j’avoue n’avoir jamais songé à ça avant ! de toute façon, il faut se mettre au point dans un petite falaise et commencer par un solo sur une voie moderne. Dernière chose : le rappel du conseil de la grande Catherine (je cite : aucun sommet, aucune voie ne vaut une vie) (pas la grande Catheine de Russie mais notre Destivelles) Ton point de vue ? d’autres avis ?