Solo en montagne

Posté en tant qu’invité par Sebastien:

Salut,

est ce qu’il y aurait une bonne ame pour m’expliquer un peu le principe du solo en grande voie… (rocher, glace, mixte…). Autant je comprend bien le coup qu’il faut monter, poser un relais, redescendre en rappel et remonter sur corde en recuperant le matos et en montant le sac, autant je ne concoit pas vraiment les manips a faire pour s’autoassurer en posant ses points.

Quelqu’un voudrait il eclairer ma lumiere!

Posté en tant qu’invité par Claude:

Fait du solo intégral c’est plus simple.

Posté en tant qu’invité par Claude:

Plus sérieusement, JulienF a donné une explication assez claire par là :
http://alpinisme.camptocamp.com/forums/read.php?f=9&i=8734&t=8697

Posté en tant qu’invité par albert:

Je ne suis pas une bonne âme mais je vais te donner la philosophie du problème telle que je l’envisage

au plan humain : pour grimper en solo, il faut être capable de faire du solo intégral et d’utiliser une technique d’assurage seulement « au cas ou » . Avant tout souviens toi que tu n’es pas « tout puissant, pas irrésistible, pas immortel ». Souviens toi aussi de ce que dis le général Bigeard. Je le cite :« un mort est un con ». souviens toi que la montagne est d’autant plus belle qu’il y a quelqu’un a qui le dire !

au plan technique : A quoi sert un second de cordée en cas de dévissage du leader ? réponse à absorber progressivement l’énergie de la chute. Techniquement : il faut donc un sytème qui remplace le second de cordée en sachant que plus tu t’éloignes du relais (qui doit ëtre béton) plus c’est la corde elle même et les frottements dans les mousquetons qui jouent ce rôle. En effet, si tu attaches une corde de 40m à un point fixe solide, tu t’encordes à l’autre extrémité et tu sautes dans un vide suffisant de 80m . La corde ne pêteras pas (expérience à faire avec une corde réformée en subsituant un pneu de 80 kg à ta précieuse personne). Son élasticité va stopper la chute.
On pourrait donc penser qu’il suffit de fixer la corde au relais de s’encorder à l’autre extrémité et de grimper.
évidemment, c’est pas réaliste.

Techniquement : le problème c’est se donner soi-même le mou que donne le second quand le leader progresse et de s’assurer soi-même.

ca veut dire :

  1. j’emmène la corde qui m’assure en grimpant
  2. j’ai à portée demain le système d’assurage qui m’assure.

ca veut dire :

  1. le huit, le frein ou le gri gri qui m’assure est sur mon propre baudrier
  2. la corde est aussi à portée de ma main (dans un sac dévidoir sous les fesses, sous le baudrier). Tu libères de la corde au fur et à mesure de la progression. celle qui sort du dévidoir ,passe dans le sytème d’assurage du baudrier , descends librement jusqu’au relais , passe en poulie au relais et remonte jusqu’à toi en passant pas tous les points de protection que tu as mis pour finir par un noeud d’encordement sur ton baudrier.

Obstacle : les frottements, la lenteur de la manip (il faut ensuite poser un rappel pour récuperer tes dégaines et remonter sur corde fixe , le fait de faire des longueurs très courtes

Dans le meilleur des cas en effet je ne peux grimper que sur une longueur de la moitié de celle de ma corde d’attache. donc de faire des longueurs avec assurage très courtes.

en cas de chute disons deux mètres au desss de ta dernière protection : le choc va être absorbé par les 2 m de la corde,puis la corde jusqu’au relais et les protections (dégaines)posées en aval , le relais (avec effort sur lui vers l’amont), la longueur de corde libre qui remonte jusqu’à ton baudrier, ton gri gri et ton baudrier.

Ton ennemi les frottemensts, la loi de l’emmerdement maximum, le temps qui passe , la configuration du terrain.

j’avoue n’avoir jamais songé à ça avant ! de toute façon, il faut se mettre au point dans un petite falaise et commencer par un solo sur une voie moderne. Dernière chose : le rappel du conseil de la grande Catherine (je cite : aucun sommet, aucune voie ne vaut une vie) (pas la grande Catheine de Russie mais notre Destivelles) Ton point de vue ? d’autres avis ?

Posté en tant qu’invité par Bubu:

Souviens toi aussi de ce que dis le général Bigeard.
Je le cite :« un mort est un con ».

:-)) (pour la suite aussi, ne le prend pas mal albert)

Si on avait dit à Bigeard qu’un jour il serait cité sur un forum alpinisme…

En fait c’est ça, il y a plein de fans de militaires sur le forum escalade, qu’ils citent à tout bout de champs, mais en oubliant de mentionner leurs sources… Ah d’accord, je n’avais pas compris, les discussions prennent soudain une toute autre dimension, faut tout que je relise ! :slight_smile:

le rappel du conseil de la grande Catherine
(pas la grande Catheine de Russie mais notre Destivelles)

Et qu’en pense notre petite catherine ?

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Pour remplacer ton second, tu peux attacher ton sac au relais ou utiliser des tandeurs. En cas de chute cela permet d’absorber plus d’energie.
Au niveau de l’encordement il y a plusieurs techniques. La technique qui est probablement la plus sur est decrite sur le site de Wren qui commercialise le solo partner : http://wrenindustries.com/
La rapidité pouvant être un facteur de sécurité important, il peut être plus « interessant » de passer sans rien poser. Dans ce cas, je pense que le paramètre important est la légèreté. L’engagement étant important, il n’est pas necessaire d’avoir trop de chose au cas ou.

Comme le dit Albert, il est conseillé d’essayer tout cela sur des falaises écoles. Cela te permettra de travailler non seulement la technique mais également le mental.

Posté en tant qu’invité par Revolt:

« Souviens toi aussi de ce que dis le général Bigeard. »
Je le cite :« un mort est un con ».

Forcément, elle pouvait dire ça ta daube de général, c’est sûrement pas elle qu’était sur le front. Pourvu que les bidasses morts ne lisent pas ça, il vont finir par devenir anti-militariste. Au fait, elle est pas morte ta pézouille de général Bigeard ?

Revolt.

Posté en tant qu’invité par andy:

Mon avis :- la montagne en solo, c’est triste !Un peu comme
le sex- en solo , ça dépane mais, mais…!

Cela étant , j’ai fait la traversée du Cervin « en solo » en 1998!
Quel émotion !

Posté en tant qu’invité par RITA:

OUAHHHHHHH

Posté en tant qu’invité par Sebastien:

Tout d’abord merci pour toutes ces explications.

Rassure toi, l’idee de faire du solo un jour en montagne qui necessiterai de m’auto-assurer est encore toute petite. C’etait surtout pour comprendre comment ca marche.

Je suis d’accord qu’aucun sommet ne vaut une vie. Cependant, l’engagement et le risque font partie du jeu. C’est aussi pour cela que je delaisse parfois les randos paisibles et comtemplatives (et qui bien souvent ou je vais roder au pied de mes reves futurs d’ascensions) pour un peu d’adrenaline et d’engagement. Je ne m’en glorifie pas, je ne trouve pas ca super fun et trop la classe, simplement, je crois que j’en ai besoin.

Voila mon avis!

Posté en tant qu’invité par albert:

Mon cher Revolt, la daube y était aussi sur le front. Cette daube là a eu au moins le mérite de partager les risques avec les hommes qu’il commandait. Bref ouvre les livres d’histoire. le sens profond d’« un mort est un con » c’est « restez vivant » c’est de dire : en situation dangereuse, mettez toutes les chances de votre coté,n’en rajoutez pas par incompétence. Avec l’age et l’expérience tu abandonneras sûrement tes jugements à l’emporte pièce

Posté en tant qu’invité par Nico:

??? et qu est ce qui t’empeches de descendre jusqu’au relai avec un systeme d’assurage pareil???
En theorie le raisonnement parait juste seulement en pratique lorsque tu chutes ton corps va se deplacer du haut vers le bas(c’est la definition) se qui va donner du mou dans ta corde qui descend a la poulie du relai. et si tu donnes du mou pendant une chute je te laisse conclure …