Un jour au rocher blanc à ski, on rattrape un groupe dont une femme qui avait du mal à suivre le groupe, et son mari etait loin devant.
Elle avait des chaussures scarpa Magic. Je les ai donc transformé en mode torchage. Elle est instantanément passée de 450 m/h à 700m/h, elle a dépassé son groupe et a attendu son mari 5-10 min au sommet
Il est arrivé tout énervé, « tu as filé devant et tu ne m’as pas attendu ! », etc. Trop trop bon !
S'occuper de son partenaire
Qu’est-ce donc ? Je ne connais pas ce terme dans ce sens.
Souvenir ici de m’être vue enguirlandée parce que j’étais partie trop loin et que Môssieur avait frais et faim.
Au retour il s’est acheté un sac 5L pour mettre sa polaire et des biscuits, finis les enguirlandages. Le choix de me faire tout porter pour tenter d’équilibrer l’équipe n’était pas adapté !
La distance se réduit depuis que le rythme est imposé par les minots ou par l’énergie que j’ai à les porter…
Sérieux, y aurait probablement des sujets entiers à faire sur les anecdotes de couples en montagne (car il me semble ici s’agir non du partenaire en général mais bien de la notion de couple).
D’observateur extérieur, je trouve que ça fait souvent peu rêver : nombreux semblent les enjeux qui se superposent, loin des histoires de photos ou de cueillette de framboises, je ressens ou entends souvent des affaires de choix (ou pas) et d’égos…
S’il m’intéresserait de le lire de façon plus fouillée et précise, la notion d’« abandon » me paraît extrême.
Ah ben voilà, je m’en vais rechercher ces extraits, merci !
Nives Meroi et Romano Benet sont un célèbre couple d’alpinistes, reconnus pour leurs ascensions en style alpin (sans oxygène supplémentaire et sans sherpas) des quatorze sommets de plus de 8 000 mètres.
- Leur exploit : Nives Meroi est l’une des premières femmes à avoir gravi les 14 sommets de plus de 8 000 mètres, achevant cette quête le 11 mai 2017.
- Partenariat : Ils grimpent toujours ensemble. Romano Benet, son mari, est son partenaire de cordée indissociable.
- Style : Ils sont reconnus pour leur éthique « propre », grimpant sans oxygène et sans aide de porteurs d’altitude.
- Surmonter l’adversité : En 2009, ils ont dû interrompre leur quête pour le Kangchenjunga en raison d’une grave maladie de Romano, qui a nécessité deux greffes de moelle osseuse. Ils ont repris leur carrière himalayenne ensemble en 2012.
- Reconnaissance : Ils ont reçu une mention spéciale lors des Piolets d’Or 2024 pour leur contribution à l’alpinisme féminin et leurs réalisations.
Ils vivent à Tarvisio, dans le Frioul-Vénétie Julienne, en Italie.
On peut aussi citer son livre qui fait écho à cette discussion « je ne te ferai pas attendre ». Et puis Erri de Luca a aussi écrit un bouquin où il recueille les propos de Nives.
La cordée, le couple est-ce si éloigné au final ?
En France ? Les secours sont gratuits…
Faut que je pense à écrire un livre (sous pseudo pour éviter toutes représailles),…mais la montagne n’y est pour rien généralement, même si cela peut exacerber les choses par rapport à d’autres environnements (fatigue, tension, rusticité des conditions,…)
Pour le meilleur et pour le pire comme disait l’autre, -)))
Toujours attendu mon compagnon de cordée ou de marche ( et vice versa ) ne serait ce que pour s’éviter d’avoir à remonter en cas de pépin ou de se perdre.
Drôle d’idée que de se perdre de vue surtout en fin de journée.
Peut être edt ce un comportement lié à la présence de l’ insu-portable ?
Et en kayak ou canyon on reste toujours en vue des coéquipiers pour des raisons de sécurité mutuelle bien comprise (sans parler de la convivialité).
C’est le mode « speed » de ces chaussures (et de toutes les chaussures similaires). Le but est de multiplier par 3 le débattement, pour enfin avoir un débattement intéressant, permettant enfin de faire des grands pas sans se fatiguer.
Avec un faible débattement, l’énergie musculaire est gaspillée dans :
- la déformation/pliage de la coque et de la languette. C’est vite trop éprouvant, et on se limite à des petits pas pour éviter de trop grosses pertes dans le pliage du plastique.
- des accélérations inutiles du pied et du ski (quand on fait un pas 2 fois plus petit, on fait 2 fois plus d’accélérations, et donc 2 fois plus de perte d’accélération),
En éliminant les déformations de la coque et des accélérations, c’est open-bar, la montée est similaire à du ski de fond alternatif avec des skis plus lourds, la majeure partie de l’énergie musculaire passe dans le gain de dénivelé de l’ensemble skieur + matos, et non dans des pertes à la con (pertes qui usent les chaussures à la longue en plus !).
2 anecdotes :
-
On part en rando à 4 copains dans le cirque de Troumouse. A un moment, j’ai besoin de faire une pause « technique ». Les gars continuent. Après avoir pissé, j’arrive à une patte d’oie. Le chemin de gauche me paraît plus logique et le prend. Évidemment, ils avaient pris à droite. Je marche un bon moment sans les voir… Puis finis par les entendre siffler et les voir au loin, complètement à droite par rapport à moi. Je me dirige donc vers eux, vers la droite (en les perdants de vue). Quand on s’est à nouveau revus, eux étaient à gauche et moi trop à droite 🤦.
On a fini par se retrouver (et faire demi-tour car il y avait trop de neige et qu’on n’était pas équipés).
Ca reste la rando " où les gars m’ont perdue", mais ma satisfaction dans l’histoire c’est que j’ai vu l’ours
, de loin mais je l’ai vu ! -
Autre anecdote en canyon : on part à trois, un copain du club, moniteur lui aussi, et un nouveau. On parcourt le canyon, RAS. La fin c’est de la marche dans 10-15 cm d’eau. Avec mon pote, on marche en discutant et à un moment on se rend compte que le 3eme larron a disparu. On attend, on l’appelle, on remonte un peu, pas de gars en vue. Ne le connaissant pas, on se demande s’il a un tempérament solitaire, perturbé, boulet… On se dit qu’il n’y a plus de difficultés mais une cheville qui se coince, se tort, on peut se noyer, même dans 10 cm d’eau. Au final, on a retrouvé le gars, on n’a jamais compris où il était le temps qu’on l’avait perdu, mais il n’avait pas de soucis. Par contre, je ne crois pas qu’on l’ai revu au club
.
Canyon de débutants dans le Haut Allier.
Chouette il est en crue.
On arrive à un tobbogan plus cascade.
Deux pros sont en bas à installer une sorte de tyrolienne.
Leurs 2 débutant.e.s sont longés sur la main courante qui longe le toboggan pour atteindre la cascade.
La débutante met le pied ds la goulotte et hop elle se fait happer. Elle crie , elle hurle, et petit à petit elle glisse le long de la main courante, elle s’épuise, emportée ds la goulotte.
Elle finit sur le retour de la MC, dans le haut de la cascade, la tête qui émerge juste.
Elle est HS.
Les 2 monos rigolent en contrebas , ils peuvent rien faire.
J’y vais, la rejoins sous la goulotte et improvise une poulie pour la sortir.
Sauvée, mais incapable de dire un mot, ils sortent du canyon.
Les 2 monos rigolent et leur disent de continuer.
On les rejoint et leur suggère de s’occuper de leurs clients qui en ont assez vu pour 1ère…
Le canyon fini, on remonte et on tombe à l’auto sur le Directeur du centre pour voir notre état d’esprit…
On reste sobre, on sent qu’ il a compris et inutile d’en rajouter.
En effet.
comment fait tu cela ? si je peux appliquer ce truc là sur les chaussures de ma compagne (ce ne sont pas des scarpa magic) alors elle pourrait être bien contente !