Sécurité

Posté en tant qu’invité par coccx:

Une question me trotte :
En théorie (lointaine), j’ai appris comment effectuer mouflage ou d’autres manips utiles pour l’alpinisme, mais aujourd’hui, et après quelques courses, n’en n’ayant jamais eu l’utilité je pense qu’il me serait impossible de sortir mon compagnon d’une crevasse ou même arrêter sa chute… Dois-je faire impérativement un stage pratique ? En attendant, comment faire face ?
Merci pour vos conseils !
;o)

Posté en tant qu’invité par franck:

le plus simple c’est qu’avec tes collègues tu fasse une journée d’école de glace ( à la mer de glace ou au trient) pour réviser toutes les techniques. Ca fait une bonne balade, casse croûte sur le glacier, quelques révisions… tout pour passer une journée sympathique.

A+, ciao

Posté en tant qu’invité par Mouflette:

C’est clair qu’en pratique le mouflage s’avère vraiment pas simple à mettre en place de façon efficace, surtout en cas d’urgence et ded stress. Réfère toi d’ailleurs sur les échanges qui ont eu lieu sur le forum à ce sujet, je crois au mois de juin dernier…(recherche par le mot « mouflage » en titre).
Le mieux est effectivement de suivre un stage pratique plutôt que de s’entraîner dans le salon!
Un dernier conseil réside dans la substitution des noeuds autoblocants par des ustensiles plus efficaces et simples à mettre en place. Pour ma part, j’ai un bloqueur Petzl « basic » que je garde sur ma corde en progression sur glacier. Il me permet de remonter si c’est moi qui tombe et de me désengager de mon noeud de 8 pour mettre en place le mouflage si c’est le compagnon qui se vautre. IC’est bien de possèder également une poulie et un Tibloc. Par contre, ce type de matériel coute assez cher.
J’ai une dernière parade, qui consiste aussi à n’aller pour le moment qu’en terrain assez fréquenté, et au cas où : tel portable et dernier recours si ça ne passe pas : un bon vieux sifflet…
Apprends surtout à assurer la personne qui est tombée (broche à glace ou ancrage de piolet en corps mort si neige molle) et toi-même!
Ciao!

Posté en tant qu’invité par clovis:

Primo, ne pas tomber dans une crevasse
Secondo, alerter les secours

Posté en tant qu’invité par Jean-Luc L’Hôtellier:

clovis a écrit:

Primo, ne pas tomber dans une crevasse
Secondo, alerter les secours

Pour leur dire que tu n’es pas tombé :wink: ?

Posté en tant qu’invité par Henri:

« Primo, ne pas tomber dans une crevasse
Secondo, alerter les secours »

Pas du tout d’accord :

Primo : progresser encordé à corde tendue

secundo : ne pas tomber dans une crevasse

tertio : remonter tout seul du trou avec ses autobloquants

quarto : si pas possible de remonter seul, espérer que ton (tes) potes sauront te mouffler

solution ultime : si potes incompétents, espérer qu’ils pourront alerter les secours

Le gars qui alerte les secours avant même de chercher à se dépatouiller par ses propres moyens est un consommateur

Posté en tant qu’invité par Francois:

Henri a écrit:

Le gars qui alerte les secours avant même de chercher à se
dépatouiller par ses propres moyens est un consommateur

Position purement théorique d’un pratiquant au chaud devant son écran. Mieux vaut être un consommateur qu’un mort.

Posté en tant qu’invité par Bubu:

Le gars qui alerte les secours avant même de chercher à se
dépatouiller par ses propres moyens est un consommateur

Position purement théorique d’un pratiquant au chaud devant son
écran. Mieux vaut être un consommateur qu’un mort.

Si la situation permet aux potes de faire un mouflage, le gars sera dehors bien avant que les secours soient sur place (et une fois les secours sur place, il n’est pas encore dehors, même si ça va vite).
On peut espérer s’en sortir grace aux secours :

  • si on a pu avertir les secours
  • si on retient son pote depuis la surface jusqu’à l’arrivée des secours. Si on a pu faire un amarrage pour se soulager, rien ne nous empêche alors de faire un mouflage.
  • si les secours peuvent arriver rapidement par hélico, donc pas de brouillard ni de nuit
  • pour l’hélico, rapidement veut dire moins de 3h: s’il est déjà sur un autre secours, ça peu mettre ce temps là. J’ai été témoin d’un accident dans le mont blanc avec un coma et une fracture où les secours ont mis 1h30 pour arriver, étant déjà sur un autre accident similaire (pas de problème pour les gars, mais faut le savoir avant de se dire que l’hélico peut être là en 1/4h…)

Perso, je trouve que ça fait un peu trop de « si »… Pour faire un mouflage, il y a aussi des « si », mais qui dépendent que de moi et de la crevasse, et non des autres. Je peux améliorer les « si » qui dépendent de moi et éviter ceux qui dépendent de la crevasse… mais je ne peux pas garantir ceux qui dépendent des autres. Donc en moyenne, c’est plus efficace et plus sûr en étant autonome. Qq situations sont plus faciles avec des secours, il faut s’arranger pour les éviter, mais savoir qu’une fois dans ces situations rien n’est garanti.

Posté en tant qu’invité par Le Grizzly:

les alpes françaises sont théoriquement couvertes par un vol d’hélico de moins de 1/4h. En pratique, il ne doit pas être sur une autre secours, les conditions météo doivent être favorables (mais les pilotes sont vraiment fortiches), il ne doit pas récupérer un toubib au centre hospitalier le plus proche, …
Bref pour une simple sortie de crevasse, apprenez à vous débrouiller, les clubs, FFME et CAF, organisent chaque année des recyclages et rien ne vous empêche de vous entrainer dans votre salon à mouffler le bahut de la grand-mére.
Pour répondre à « moufflette », proscrire absolument tous les systèmes mécaniques en tension sur une corde (surtout le ropeman). En cas d’effondrement d’un pont de neige, le choc (DYNAMIQUE) risque d’exploser la corde.
Cette technique d’encordement sur ropeman se voit dans certains groupes, le ropeman n’est pas forcément en tension au départ sur la corde, tension sur le noeud en huit du baudrier. Malheureusement au cours de la marche, le rope fait le crabe et se met en tension, ATTENTION.

Posté en tant qu’invité par Moufflette:

Etant un peu « fluet » et partant en autonomie avec mon amie, les outils mécaniques tels que les bloqueurs de type Basic sont les seuls moyens que j’estime assez sûrs et efficaces pour sortir mon amie au cas où et me permettre de remonter le plus rapidement possible si c’est moi qui fait le plongeon… Maintenant je suis d’accord avec toi, ces bloqueurs ont tendance à abimer irrémédiablement la corde. En cas de chute puis de moufflage, je pense que le brin est bon à foutre en l’air!
Moralité : pour faire des économies, éviter les trous…

Posté en tant qu’invité par Tintin:

Moufflette a écrit:

Maintenant je suis d’accord avec toi, ces bloqueurs ont
tendance à abimer irrémédiablement la corde. En cas de chute
puis de moufflage, je pense que le brin est bon à foutre en
l’air!
Moralité : pour faire des économies, éviter les trous…

ça va pas ?
qu’un tibloc abime la corde, OK, un basic, surement pas à part si tu est tombé dans une crevasse de 1 ou 2 km de profondeur !

enfin pour sortir d’une crevasse, une paire de tibloc ou de ropeman sont un réel avantage sur des ficelous, et quand même moins lourd qu’un basic ou un croll.

Posté en tant qu’invité par Jérôme:

Rien n’empêche (et c’est même bien) de s’encorder sur autobloquant, et d’avoir les ustensile au baudrier pour faciliter la remonter après la chute.

Par ailleurs si le gars tombé n’est pas en état de sortir tout seul, il y a pas mal de chance que même une fois sorti par un mouflage il aura le plus grand mal à rejoindre le refuge ou le parking.

Enfin, dans une sortie de crevasse le pbm est souvent la lèvre de la crevasse, que ce soit en remontée sur corde ou en mouflage et pour ça si on est que 2, il y a intérêt à ce que le gars tombé soit encore en bon état sinon au mieux c’est hélico.

Posté en tant qu’invité par Le Grizzly:

il est clair que les systèmes mécaniques (ropeman, poulie bloqueuse petzl, …)sont un réel avantage dans un mouflage à condition de bien s’en servir. Après que tu éclates la corde en remontant quelqu’un et qu’il évite ainsi l’hypothermie, ce n’est pas un problème.
Pour faire suite aux propos de Jérôme, si le gars est inconscient au fond de la crevasse et/ou que la lèvre parait difficile à passer (surplombante), il vaut mieux appeler les secours, mouliner la personne sur un pont de neige, le vacher (broches) quitte éventuellement à descendre lui prodiguer les premiers secours (mise en PLS, le couvrir, …) : survie sans séquelles inconscient pendu dans son baudard ~ 15 minutes.
Bon ça n’arrive tout de même pas tous les jours.

Posté en tant qu’invité par coccx:

Merci pour tous vos conseils !
Eh ben je crois qu’il me faille passer par la case stage…
Ils sont malheureusement tous complets…
Et en août je voulais faire la Barre des Ecrins… Je crois que c’est quand même faisable avec sa fréquentation !?

Posté en tant qu’invité par dav:

essaye d’éviter les week end pour la barre… Sinon c’est encore fréquentable
bonne course