Sauvetage en crevasse de l interieur et de l exterieur

Posté en tant qu’invité par mathieu:

salut,
avez vous des schemas explicatifs pour faire un mouflage donc pour sortir quelqu un d une crevasse et comment on fait pour sortir soi meme?Il faut bien deux broches a glace mais a quoi ca sert?pour pouvoir ensuite remonter avec un autobloquant?
Si vous pouvez tout m expliquer de fond en comble.
Merci a vous
mat

Posté en tant qu’invité par fred:

pour sortir soi-même c’est assez facile si on est pas à moitié mort avec une jambe cassée !

Un noeud autobloquant du baudrier à la corde. un autre assez long de la corde avec la boucle qui pend dans le vide. Tu mets ton pied dans la boucle et tu pousses. Le noeud relié au baudrier est alors détendu et tu peux le monter. Tu t’assois alors, ce qui tu tend le noeud que tu viens de monter. Du coup tu peux monter celui qui était tendu à cause de ton pied. Et ainsi de suite. C’est chiant mais ça marche bien.

Il y a pas mal de petits trucs pas trop chers pour remonter sur corde, c’est plus facile, mais attaque légérement la corde. sinon tu peux faire une noeud de coeur avec deux dégaines pour te faire une pédale…

Pour le mouflage, peut être y’a t-il des schémas dans le catalogue de petzl, mais je ne suis pas sûr.

Posté en tant qu’invité par mathieu:

oui je connaissais pour le noeud de coeur mais a quoi servent donc ces broches?

Posté en tant qu’invité par fred:

franchement j’en sais rien. Elle servent pour le mouflage, à faire des « ancres » sur lesquelles tu peux fixer tout ton petit matos et pour ajouter ue certaine sécurité à celui qui pend dans le vide.

Pour sortir seul, je vois vraiment pas !!

Posté en tant qu’invité par bouclettes:

Si tu est au fond, la groche à glace peut surtout te servir à te vzacher pour t’organiser et aléger ton coéquipier.
Si ton coéquipier est au fond, c’est là que les 2 broches sont utiles : http://clubalpinlyon.free.fr/Infos/Inf-Mouf.php
le schéma que j’utilise emploit une broche au lieu d’un macherd pour maintenir la 2e poulie.

Posté en tant qu’invité par Manolito:

http://clubalpinlyon.free.fr/Infos/Inf-Mouf.php

Posté en tant qu’invité par mathieu:

merci a tous
si d autres ont des infos je suis preneur.
a+

Posté en tant qu’invité par Laurence:

Mathieu,

Vaste programme… Je te conseillerais d’entrer en relation avec un centre de formation de la Croix rouge (peut-être celui de l’Albaron à Modane existe-t-il encore), qui proposait il y a quelques années une formation intitulé « secours en montagne » avec ses deux versions « été » et « hiver ». Un stage ouvert à tous à condition d’être titulaire de l’AFPS (ex- BNS) et de l’AFPSE (ex- mention « ranimation ») que j’ai fait en 1989. Le sauvetage en crevasse de l’intérieur et de l’extérieur a été étudié d’abord en théorie puis pratiqué dans des conditions très réalistes durant plusieurs jours. Le faire en réalité est extrèmement formateur… Et permet d’apprécier avec lucidité les limites du possible ! (j’étais encordée avec un gars de 90 kg qui m’a propulsée dans les airs en « glissant » dans une crevasse… où j’ai eu toutes les peines du monde à ne pas le suivre. Je ne l’aurais pas sortie seule…).
Le stage était un peu cher mais je l’ai considéré comme un « investissement sécurité » qui fort heureusement ne m’a pas été utile dans les circonstances qui vous intéressent.
Je reste à votre écoute pour plus d’infos…
Bonne chance
Laurence

Posté en tant qu’invité par Baltardive:

Le problème du sauvetage en crevasse est que la plus part du temps les réponses sont théoriques. Et j’inclus dans le théorique tous les exercices faits en stage (ENSA…)
Dans la pratique, une cordée de 2, perdue dans l’envers du Mont Blanc, ou à ski dans le mauvais temps, il faut compter sur la chance en plus de la théorie.
Personnelement je n’ai que mis une jambe ou deux ou un ski, ceci parce que j’avais des assureurs attentifs. Mais je n’ai jamais eu de pont de neige se cassant sous moi.
Vos témoignages vécus seraient très instructifs.

Posté en tant qu’invité par albert:

Concernant la marche en sécurité sur glacier. Entre la théorie (les livres) et la pratique (chute réelle) il y a l’expérimentation. Je ne peux que vous faire part de mon expériencede de formateur FFME

Sur un glacier quelqu’il soit l’encordemant n’est jamais figé il doit en permanence s’adapter au fur età mesure de la progression à la réalité du terrain (autrement dit on raccourcit ou on rallonge la distance entre les membres de la cordée en cours de progression si necessaire) . la distabce d’encordement peut varier de 1m à 15m

En traversée sur pente raide en zigzag au dessus de crevasse (exemple descente du glacier d’envers du plan après une traversée midi plan) il faut être en mesure d’enrayer une chute dans la crevasse du dessous . si vous êtes encordé à quinze mètres celui qui tombe va faire un beau pendule aller dans la crevasse et le leader ira le rejoindre à coup sûr. là, il faut réduire l’encordement très court (on tient son compagnon quasi en laisse (et pas d’anneaux de corde à la main, JAMAIS !)
si l’un trébuche. l’autre n’a quasiment que le poids du corps à retenir C’est généralement faisable. être toujours attentif à l’autre.
En marche sur terrain disons plus plat avec des grosses crevasse et des ponts de neige aléatoires, il faut s’encorder LOIN (10 à 15 m voire plus ). Rester à corde tendue, faire des queues de vache sur et au milieu de la corde entre vous. Elles serviront de frein en cas de crevaison d’un pont par un marcheur. Pas d’anneaux à la mains… JAMAIS ! On les lache et celà augmente la chute et la forcechoc au bout du compte pour rien .
Avec une bonne gestion permanente de votre distance d’encordement vous ne risquez pas d’être brutalement attiré par votre compagnon de course même si il pèse 90 kg et que vous êtes du genre frèle jeune demoiselle. A chaque formation, j’ai organisé des chutes en crevasses inopinées (expérimentation) . Il n’est pas le lieu ici d’expliquer comment ont été organisé les situations d’apprentissage mais je témoigne qu’ en faisant appliquer strictement les bonnes techniques, personne n’a jamais raté l’assurage de son compagnon et a fini dans la crevasse comme celui qui venait d’y sauter sans le prévenir.
savoir sortir d’une crevasse, c’est bien, savoir installer un mouflage c’est bien mais savoir coment ne pas y tomberc’est mieux !

Posté en tant qu’invité par Francois:

D’accord avec albert. Avec une bonne gestion de l’encordement, il ne peut pas y avoir de « chute » dans une crevasse (au sens où on l’entend en escalade: c’est à dire un vol et le gugus qui pendouille en bout de corde). Tout au plus s’agit-il de « retenir ». Avec un encordement bien gérer, on ne peut mettre au plus que les jambes ou au max. le torse dans une crevasse. Il est alors très facile de s’en tirer sans toute une tringlerie.